Si, si Airbus et Leonardo l'ont fait. Les deux actionnaires du leader mondial de l'aviation régionale ont permis à ATR de réfléchir à la mise sur le marché en 2030 d'une nouvelle génération de biturbopropulseurs, appelée ATR EVO. Plus précisément, ils ont autorisé lors d'un conseil d'administration qui s'est tenu en début d'année, le constructeur franco-italien à lancer une étude de faisabilité portant sur des améliorations incrémentales majeures sur la cellule actuelle.
"Quand on regarde l'optimisation de notre avion en termes de structure, il n'y a aucune raison pour tout changer. Cette étude, lancée conjointement au sein du GIE d'ATR avec Leonardo et Airbus, nous permet de nous projeter vers l'avenir", explique à La Tribune le directeur commercial d'ATR, Fabrice Vautier. Cette étude de faisabilité va comprendre une étude technique et une étude de marché, qui vont compléter les travaux déjà lancés discrètement en interne depuis plusieurs mois sur ce projet.
Au cours des prochains mois, ATR continuera à travailler avec des compagnies aériennes, des motoristes et des fournisseurs de systèmes avec l'objectif de prendre une décision de lancement du programme dès 2023. L'avionneur toulousain n'a pas souhaité communiquer le montant du financement de ce projet. En novembre dernier, l'avionneur franco-italien avait déjà lancé la remotorisation de sa gamme d'avions (ATR 72 et 42) grâce à des moteurs un peu moins gourmands en kérosène et plus performants dans le support. Les premières livraisons de ces appareils à Air Corsica sont prévues dès novembre de cette année.