Avions de combat : le Canada ferme la porte à Boeing

Dans le cadre de sa commande publique de plusieurs milliards de dollars canadiens, il ne reste plus que deux fournisseurs potentiels. Le Canada peut se tourner directement vers l'offre rencontrant ses intérêts, ou bien donner la possibilité à Lockheed Martin et Saab d'améliorer encore leurs propositions.

2 mn

Il reste dans la course le F-35 de l'américain Lockheed Martin et le Gripen du suédois Saab.
Il reste dans la course le F-35 de l'américain Lockheed Martin et le Gripen du suédois Saab. (Crédits : REUTERS/Tom Reynolds/Lockheed Martin Corp/Handout.)

La liste des fournisseurs d'avions de combat pour moderniser l'Aviation royale canadienne se réduit. Après le retrait, dès 2018, de Dassault Aviation à l'appel d'offres du Canada pour l'achat de 88 nouveaux appareils de combat, cette fois-ci, l'américain Boeing a été exclu du programme par les commanditaires. En jeu, un contrat estimé à plus de 15 milliards de dollars canadiens (environ 10,3 milliards d'euros), visant à remplacer la flotte vieillissante de la dixième puissance économique mondiale (en 2020, selon le FMI).

La décision d'Ottawa a été publiée via une simple mise à jour de la liste des candidats qui ont rempli les conditions. Boeing et son F-18 Super Hornet n'y sont pas mentionnés, laissant donc dans la course le F-35 de l'américain Lockheed Martin et le Gripen du suédois Saab.

"Les propositions ont fait l'objet d'une évaluation rigoureuse, notamment en ce qui a trait à la capacité, aux coûts et aux retombées économiques. L'évaluation a tenu compte également des impacts économiques", souligne le ministère canadien dans un communiqué.

Dans l'intervalle, le Canada pourrait choisir, soit de se tourner directement vers l'offre rencontrant ses intérêts, soit de donner la possibilité à Lockheed Martin et Saab d'améliorer leurs propositions.

Le Suédois face aux "Fives eyes"

Le Suédois a-t-il une chance ? Lors de son retrait, le directeur du développement international de la Direction générale de l'armement à Dassault Aviation, Thierry Carlier pointait le fait que la France n'appartient pas à l'alliance des "Five eyes" (les "Cinq yeux"), formée entre les services de renseignement des Etats-Unis, de l'Australie, du Canada, de la Nouvelle-Zélande et du Royaume-Uni. Avec son avion de combat Gripen, le groupe suédois Saab AB est confronté au même défi.

Par ailleurs, la nouvelle politique du Canada en matière de retombées industrielles et technologiques exige des groupes se voyant attribuer une commande dans la défense qu'ils investissent localement un montant égal à la valeur du contrat. Le gouvernement vise une augmentation de 40% sur une période de dix ans des revenus de l'industrie de la défense canadienne.

Le vainqueur de la compétition, qui devra livrer le premier appareil en 2025 et les derniers en 2031, sera désigné fin 2021, début 2022.

Lire aussi 3 mnAprès le Rafale, l'Eurofighter jette l'éponge à son tour au Canada

2 mn

Sujets les + lus

|

Sujets les + commentés

Commentaires 2
à écrit le 02/12/2021 à 14:04
Signaler
F35 contre Grippen... Improbable finale, tant les deux appareils sont radicalement differents.

à écrit le 02/12/2021 à 13:00
Signaler
Le Saab Gripen semble être encore présent pour servir de faire valoir au F35.

Votre email ne sera pas affiché publiquement.
Tous les champs sont obligatoires.

-

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.