Avions de combat au Canada : Dassault Aviation renonce

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Le Rafale nez concourra pas au Canada
Le Rafale nez concourra pas au Canada (Crédits : Dassault Aviation)
Dassault Aviation, qui proposait le Rafale, s'est retiré de l'appel d'offres visant à fournir 88 nouveaux avions de combat au Canada.

Dassault Aviation, qui proposait le Rafale, s'est retiré de l'appel d'offres visant à fournir 88 nouveaux avions de combat au Canada, a annoncé jeudi la direction générale de l'armement (DGA), qui a eu mercredi un échange avec son homologue canadienne. "Je suis en mesure de confirmer" le retrait de Dassault Aviation, a déclaré le directeur du développement international de la DGA, Thierry Carlier, qui répondait à une question lors d'une conférence de presse. "On a considéré qu'au bout de cette phase d'échanges un certain nombre de conditions n'étaient pas remplies pour que ça présente un intérêt", a-t-il précisé.

"Il faut savoir qu'une compétition dans les avions de comme dans d'autres domaines se déroule en plusieurs phases, a expliqué Thierry Carlier. Il a toujours été clair avec nos amis canadiens qu'au stade du "Request for information", qui est une phase d'échanges d'informations préliminaires sur les conditions dans lesquelles allaient se dérouler cette compétition, on n'était pas certain qu'on participerait avec le Rafale. C'est ce qui s'est passé. On leur avait dit dès le départ. On a considéré qu'à l'issue de cette période d'échanges un certain nombre de conditions n'était pas rempli pour que cela présente un intérêt. C'est tout à fait clair vis-à-vis de nos partenaires canadiens, qui ont apprécié l'échange que l'on a eu dans ce cadre-là. Cela n'obère absolument pas les possibilités de coopérations que l'on peut avoir dans d'autres domaines".

Quelles sont les conditions qui n'était pas remplies ? Selon Thierry Carlier, la France n'appartient pas à l'alliance des "Five eyes" (les "Cinq yeux"), formée entre les services de renseignement des Etats-Unis, de l'Australie, du Canada, de la Nouvelle-Zélande et du Royaume-Uni, ce qui aurait compliqué les opérations avec les forces américaines.

Quatre concurrents pour un contrat estimé entre 10 et 13 milliards d'euros

La décision de Dassault Aviation laisse quatre groupes industriels en lice pour ce contrat évalué, selon des responsables canadiens, entre 15 milliards et 19 milliards de dollars canadiens (10 milliards et 13 milliards d'euros). Le groupe suédois Saab AB, l'un des quatre candidats restants, est confronté au même défi que Dassault Aviation avec son avion de combat Gripen. La Grande-Bretagne, membre du groupe des "Five eyes", appuie le consortium Eurofighter auquel participe Airbus.

Le dossier de renouvellement de la flotte d'avions de combat canadiens arrive bientôt dans sa phase cruciale. Le Canada doit lancer au printemps 2019 un appel d'offres (RFP) pour l'acquisition de 88 avions de combat. Après le forfait de Dassault Aviation, il sera en principe adressé à quatre constructeurs de trois pays sélectionnés par Ottawa en février dernier : Boeing ainsi que Lockheed Martin associé à Pratt and Whitney (Etats-Unis), Airbus Defense and Space (Grande-Bretagne) et Saab AB (Suède). Le vainqueur de la compétition, qui devra livrer le premier appareil en 2025 et les derniers en 2031, sera désigné fin 2021, début 2022.

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a écrit le 09/11/2018 à 14:48 :
Après avoir fait tout un foin des mesures protectionnistes de Trump sur les ventes de Bombardier à Delta, les Canuks rentrent gentiment dans le rang et vont acheter le F-35.
Il faudra aussi qu'ils achètent un autre avion de supériorité aérienne pour protéger ce fragile petit bijou si cher et si peu polyvalent. Ils ont refilé les bombes-à-redier à Airbus sous l'étiquette A-200, qui seront encore plus taxés par Trump. Un peu une répétition du marché des avions ravitailleurs de l'USAF. Boeing, qui a gagné après une interminable série de combines politiques et de corruption, a plus de 3 ans de retard avec son KC-46 "Pegasus", qui n'arrivera qu'en fin 2019, et déjà près de 3 milliards de pénalités de retard. L'A-330-MRTT "Atlas", le rêve avorté des pilotes de l'USAF, est déjà livré à une demi-douzaine de clients.
a écrit le 09/11/2018 à 7:45 :
Ce retrait est logique et raisonnable. Il ne sera pas besoin plus tard de brâmer à la "trahison", comme avec la Belgique, parce qu'on n'aura pas respecté dès l'origine le cahier des charges, même s'il obéit à des considérations subjectives : c'est le droit des Canadiens de décider de ce qu'ils veulent.
a écrit le 09/11/2018 à 6:58 :
Le Canada est équiper de 90% de matériel américain et ils finirons par echengera des f35 pour faciliter leur relation avec l'oncle Sam ... Donc pourquoi faire une offres .... Qu.ils s'engage déjà dàns une diversification de leur approvisionnement ... Ensuite nous pourons voir pour le reste....
Réponse de le 12/11/2018 à 13:45 :
Mais faites donc quelque chose avec votre orthographe ! On ne voit que vous dans les commentaires de la Tribune !
Une dizaine de fautes en quatre lignes ! (...et ça donne des leçons à tout va ! )
a écrit le 08/11/2018 à 19:16 :
Dassault a bien fait de se retirer de cet appel d'offres qui lui aurait couté très cher en terme de préparation de va et vient pour une conclusion déjà écrite, l'appareil sera américain. Nos cousins sont sympathiques mais tellement américanisés qu'il n'est pas question d'acheter hors continent. Ils ont réussi un exploit l'accord Europe/ Canada, ils auront une entrée sur le 3 éime plus grand marché du monde auquel les produits US sous couverts de production canadienne arriveront sur nos marchés. Les canadiens sont des nords américains pas des partenaires pour l'Europe. Nous pouvons les remercier pour venir nous aider lors de grands conflits mais pas pour le business.
Réponse de le 09/11/2018 à 2:57 :
En Belgique Dassault qui légitimement compte ses sous savait très bien qu’ils n’avaient aucune chance, l’AO étant pipé et probablement sans possibilité de variantes et du coup ils n’ont pas mis le paquet contrairement à l’Etat français qui peut se permettre de dépenser nos sous sans compter pour les idées de grandeur européenne du Président.
Pour le Canada, ce doit être similaire et c’est une sage décision
a écrit le 08/11/2018 à 17:52 :
Tout à fait compréhensif. Le Canada est la chasse gardée des USA. Inutile de perdre du temps et de l'argent dans un appel d'offre plié d'avance. Même si les relations avec Washington se sont un peu refroidies depuis l'élection de Trump, le Canada est la chasse gardée des USA.
Réponse de le 08/11/2018 à 19:24 :
La langue anglaise est un obstacle preponderant pour cet appel d'offres.... Hasard de la situation... seuls Le Canada et la Nouvelle Zelande ne sont pas encore toucher par le fleau....du Trumpisme... We will know really at the end of the day.... quelle langue pratiquer... a vous d'appreciezzzzzzzz

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