Boeing sort le chéquier et augmente de 25% les salaires pour éviter une grève
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Ces échanges intensifs entre le syndicat et la direction se sont succédés dans un contexte difficile pour Boeing.
Staff
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Ces échanges intensifs entre le syndicat et la direction se sont succédés dans un contexte difficile pour Boeing.
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Le bras de fer est terminé. La direction de Boeing et les responsables syndicaux ont conclu un accord de principe dimanche, afin d'éviter une grève prévue le 13 septembre dans la région de Seattle. L'accord, qui doit encore être ratifié par les salariés, prévoit une hausse des salaires de 25% sur la durée de la nouvelle convention collective, selon Boeing et le syndicat International Association of Machinists and Aerospace Workers (IAM) District 751, qui représente plus de 30.000 employés de l'avionneur américain dans cette région.
Autres dispositions clés du texte : une réduction du coût des soins de santé pour les salariés, une baisse des heures supplémentaires obligatoires, 12 semaines de congé parental rémunéré et l'engagement de construire le prochain avion de Boeing dans la région de Puget Sound si le contrat est ratifié cette semaine, selon un document de Boeing.
Un accord social est important pour le constructeur aéronautique alors que sa trésorerie fond à grande vitesse et qu'il tente d'accroître la production de son modèle le plus vendu, le 737 MAX, pour atteindre une cadence de 38 avions par mois d'ici à la fin de l'année. Cela permet également d'éviter une grève qui aurait pu attirer l'attention sur Boeing alors que l'élection présidentielle américaine approche.
Surtout, cet accord préliminaire survient quelques semaines après l'arrivée du nouveau patron Kelly Ortberg. Il apparaît ainsi comme une première victoire pour ce dernier, qui a la tâche de redresser l'emblématique avionneur dont la réputation a été entachée, notamment par des problèmes de sécurité aérienne.
Alors que Kelly Ortberg avait promis de « réinitialiser » les relations avec le syndicat, IAM-District 751 avait jugé vendredi que les deux parties étaient « très éloignées ». Dans un message adressé à ses membres, le président du syndicat, Jon Holden, a déclaré que « la force, la solidarité et l'unité » du syndicat avaient permis d'obtenir « le meilleur contrat que nous ayons jamais eu ».
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Jon Holden a intimé à ses membres d'examiner avec attention la proposition. « Nous sommes prêts à nous battre si nécessaire, mais nous pensons que cette proposition bénéficiera à tous nos membres et à notre avenir », a-t-il indiqué dans un message. « Ce vote est maintenant entre vos mains, comme il se doit », a-t-il ajouté.
Les tensions entre le syndicat et la direction de Boeing ne sont pas nouvelles. Dave Calhoun, patron de Boeing, avait déjà assuré le 16 juin devant une commission d'enquête du Sénat que les syndiqués de l'IAM obtiendraient « à coup sûr, une augmentation ». Sans autre détail.
Concernant la sécurité de l'emploi, autre axe majeur des tractations, le syndicat n'en démordait pas : le prochain avion - annoncé pour 2035 - doit absolument être fabriqué dans la région. « C'est une garantie d'emploi pour les cinquante prochaines années », selon Jon Holden. Une demande acceptée dimanche par l'avionneur.
Ces échanges intensifs se sont succédé dans un contexte difficile pour Boeing. Depuis de longs mois, le géant cumule en effet les problèmes de production et de qualité sur ses trois avions commerciaux actuellement commercialisés (737, 787 et 777), qui ont entraîné moult enquêtes. Dernier épisode : le régulateur américain (FAA) a demandé la semaine dernière l'inspection « immédiate » de plus de 2.600 avions de la famille des 737 aux Etats-Unis pour un problème d'attache des générateurs d'oxygène.
Par ailleurs, les négociations entre Boeing et le gouvernement américain sur les conditions du plaider coupable du groupe dans le dossier pénal lié au crash de deux 737 MAX 8 en 2018 et 2019, qui ont fait 346 morts, pourraient s'étendre plus longtemps que prévu initialement. Selon les documents destinés au tribunal fédéral du Texas (sud), en charge du dossier et que l'AFP a pu consulter, « le gouvernement reste optimiste sur le fait que les parties trouvent un accord au 19 juillet, les parties pourraient néanmoins avoir besoin de quelques jours supplémentaires pour le finaliser ».
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L'accord de principe en négociations prévoit une amende supplémentaire de 243,6 millions de dollars et un investissement minimum de 455 millions dans des « programmes de conformité et de sécurité ».
(Avec agences)
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