Après avoir enregistré une série d'incidents atypiques, Boeing redresse la barre. C'est en tout cas ce qu'estime le directeur exécutif de l'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA), Florian Guillermet, au congrès de la Fédération nationale de l'aviation et ses métiers.Boeing va dans le bon sens. Invité au congrès de la Fédération nationale de l'aviation et ses métiers ce jeudi, Florian Guillermet en est convaincu. Le tout nouveau directeur exécutif de l'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) a partagé son optimiste quant aux actions menées actuellement par le constructeur américain pour mettre fin aux déboires connus depuis de longs mois en matière de qualité et de sécurité.
« Aujourd'hui nous considérons que la situation est revenue sous contrôle », a déclaré Florent Guillermet. Il annonce ainsi que le premier plan d'actions mis en place l'an dernier porte ses fruits, avec des actions correctives pertinentes et correctement prises en compte par le constructeur. Et il précise qu'un deuxième plan sera mis en place à partir de fin mai.
« La situation est en train de se stabiliser et va définitivement dans le bon sens », affirme-t-il.
Le patron de l'AESA précise néanmoins que son agence n'est pas chargée directement du contrôle de Boeing, qui est sous la tutelle de l'Administration fédérale de l'aviation américaine (FAA). Il explique que c'est à cette dernière de s'assurer de la bonne mise en œuvre des actions correctives par le constructeur aéronautique. L'autorité européenne se base ensuite sur les informations fournies par son homologue américaine, avec « des contacts réguliers » sur ce sujet, pour établir son opinion.
Florian Guillermet rappelle ainsi le principe de reconnaissance mutuelle entre l'AESA et la FAA, qui préside à la relation des deux agences. C'est notamment le cas en matière de certification d'avions. Il juge que « le maintien de confiance, basé sur un échange d'informations réciproque, permet à nos experts de qualifier le niveau de risque ».