Chemise arrachée: l'inspection du travail s'oppose au licenciement d'un délégué CGT d'Air France

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Pas d'intention de nuire caractérisée. C'est pour cette raison que l'inspection du travail a refusé d'autoriser le licenciement du délégué du personnel (CGT) accusé par Air France d'avoir agressé deux vigiles et le DRH Xavier Broseta le 5 octobre, lors de l'affaire de la "chemise arrachée", selon une décision consultée ce jeudi par l'AFP.
Le représentant du personnel était sous le coup d'une procédure de licenciement pour faute lourde, accusé d'avoir commis des "agressions physiques" contre Xavier Broseta, alors DRH d'Air France, et deux vigiles, lors d'une manifestation en marge du comité central d'entreprise où la direction devait annoncer un plan de suppressions de postes.
Le délégué était accusé par la direction d'avoir "poussé et bousculé un autre salarié" en direction du DRH. Mais pour l'inspection du travail, "il est impossible de déterminer avec certitude" s'il "bouscule des salariés volontairement, ou s'il est lui-même chahuté".
La compagnie aérienne a indiqué à l'AFP qu'elle avait déposé un recours auprès du ministre du Travail, Myriam El Khomri. Depuis les faits, quatre autres employés d'Air France ont été licenciés. Avec le délégué CGT, ils seront jugés le 27 mai au tribunal correctionnel de Bobigny pour violence.
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(Avec AFP)
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