Confronté à des milliards de dollars de pertes, Boeing rêve d'un nouvel avion
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Kelly Orberg, patron de Boeing, espère la fin de la grève pour pouvoir enfin repartir de l'avant.
JASON REDMOND
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Kelly Orberg, patron de Boeing, espère la fin de la grève pour pouvoir enfin repartir de l'avant.
JASON REDMOND
[Article publié le 23 octobre à 16h16, mis à jour à 17h27]
Ce n'est pas une surprise, mais les résultats de Boeing au troisième trimestre sont littéralement catastrophiques. Les pertes se comptent en milliards de dollars et l'espoir de redresser la barre d'ici la fin de l'année, même en cas d'une sortie de grève ce mercredi est très mince. Dans un exercice de communication, Kelly Ortberg, directeur général du groupe, a appelé à la mobilisation pour « orienter ce grand navire dans la bonne direction et redonner à Boeing la position de leader que nous connaissons tous et que nous souhaitons ».
L'avionneur américain a réussi à maintenir son chiffre d'affaires à près de 18 milliards de dollars et c'est sans doute le seul motif de satisfaction à noter. Le groupe a réussi à augmenter quelque peu ses livraisons sur le trimestre (juillet à septembre), en particulier sur le 737 MAX, sa principale source de revenus, ainsi qu'à quelques programmes militaires comme le KC-46A.
À lire également
Plusieurs bémols sont cependant à noter, et ne laissent rien présager de bon pour le bilan en fin d'année. Tout d'abord, les livraisons d'avions long-courrier 787 - plus rentables que les modèles plus petits - sont à la peine depuis le début de l'année, même si Boeing affiche toujours un objectif de remontée en cadence d'ici la fin de l'année. Ensuite, la grève, qui paralyse la production du 737 MAX, mais aussi du 767 et du 777 depuis plus d'un mois, a déjà affecté la production de septembre, mais l'impact devrait se faire sentir encore plus fortement au quatrième trimestre. Enfin, les chiffres sur les neufs premiers mois cumulés restent largement en dessous de ceux connus l'an dernier sur la même période.