Les industriels de l'armement français vont passer leur tour lors de la visite d’État d'Emmanuel Macron en Égypte (6-8 avril). Seul Dassault Aviation devrait signer un contrat de maintenance pour les Rafale en service dans l'armée de l'air égyptienne.Ni Rafale supplémentaires, ni sous-marins, ni systèmes de défense aérienne... Bien qu'accompagné par certains PDG de groupes de défense comme celui de Dassault Aviation (Eric Trappier), Emmanuel Macron ne reviendra pas d'Égypte à l'issue de sa visite d'État (du 6 au 8 avril) avec de très grands contrats signés dans le domaine de la défense. A l'exception certainement d'un nouveau contrat portant sur la maintenance des Rafale (Dassault Aviation) de la classe des 300 millions d'euros. Pour l'heure, Le Caire n'a pas encore la capacité à engager de lourds investissements pour renouveler une partie de sa flotte d'avions de combat (F-16) et sa marine (sous-marins).
Première cliente de l'avion de combat tricolore à l'export, l'armée de l'air égyptienne est la seconde au monde, après l'armée de l'air française, à avoir commandé autant de Rafale (soit 55 au total, dont un a été perdu à la suite d'un crash : 24 en 2015, 31 en 2021). En outre, la visite d'Emmanuel Macron coïncide avec la livraison du premier Rafale en Égypte dans le cadre de la mise en œuvre du second contrat.
Signature d'un partenariat stratégique
Cette visite présidentielle sera également « l'occasion pour la France et l'Égypte de rehausser leur relation au niveau de partenariat stratégique », a expliqué l'Élysée. Une signature est attendue lors de la venue du président français. Ce partenariat sera décliné à travers toute une série de projets en coopération bilatérale. Un tel partenariat a été récemment signé avec l'Union européenne, un engagement que Paris avait soutenu. Il a été « particulièrement crucial dans un moment de crise dans la région et qui marque le soutien et la solidarité de la France, mais également de l'Union européenne avec ce pays dont la stabilité est évidemment critique pour la situation au Moyen-Orient », a précisé la présidence. Ce partenariat a permis de soutenir la situation macro-financière de l'Égypte.
Sur le plan bilatéral, Paris et Le Caire entretiennent depuis longtemps « une relation de défense très étroite » dans le domaine de la défense. Elle avait notamment connu un très fort développement avec la signature du premier contrat Rafale en 2015. Lors de la visite, les questions de défense seront présentes à l'agenda des entretiens de haut niveau. Présent pour ce déplacement présidentiel, le ministre des Armées Sébastien Lecornu rencontrera quant à lui pour la première fois son homologue égyptien, le général Abdel-Meguid Saqr, nommé en juillet 2024 par le président Abdel Fattah Al-Sissi.