Des sous-traitants de Fincantieri dans le viseur de la police italienne

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Le parquet italien cherche à savoir si des cadres de Fincantieri ont reçu des pots-de-vin de la part d'entreprises sous-traitantes
Le parquet italien cherche à savoir si des cadres de Fincantieri ont reçu des pots-de-vin de la part d'entreprises sous-traitantes (Crédits : Alessandro Bianchi)
Corruption et exploitation illégale de travailleurs : des sous-traitants du chantier naval italien Fincantieri ont fait l'objet d'une perquisition de la police italienne.

La police italienne a mené des perquisitions dans les locaux de plusieurs sous-traitants du groupe Fincantieri, dans le cadre d'une enquête pour corruption et exploitation illégale de travailleurs, a annoncé mercredi le parquet de Venise. Trente-quatre personnes ont été mises en examen pour "exploitation systématique" de travailleurs étrangers dans les chantiers navals de Marghera, près de Venise, où des entreprises construisent des bateaux de croisière pour le compte de Fincantieri, a précisé le bureau des procureurs. Le groupe italien, présent dans le civil (croisière) et dans le militaire est candidat au rachat des Chantiers de l'Atlantique. Avec Naval Group, Fincantieri a également signé un partenariat dans les bâtiments de surface militaires.

Les perquisitions ont concerné 19 sociétés établies dans sept régions italiennes, ainsi que 12 directeurs de Fincantieri, a ajouté le parquet dans un communiqué. Fincantieri, dont le titre recule de plus de 4,7% à la Bourse de Milan vers 15h30 GMT, a expliqué  "pleinement coopérer" à l'enquête, s'engageant à prendre des mesures immédiates en cas d'implication de ses employés dans des malversations. Selon les procureurs, les travailleurs étrangers - des Bangladais et Albanais pour la plupart - étaient rémunérés bien en deçà des normes légales de manière systématique, l'écart de salaire étant dissimulé grâce à de fausses fiches de paie.

Des pots-de-vin à des cadres de Fincantieri ?

Le parquet cherche également à savoir si des cadres de Fincantieri ont reçu des pots-de-vin de la part d'entreprises sous-traitantes dans le but de tromper la direction du groupe sur le nombre d'heures réellement effectué par ces sociétés dans le cadre de leurs missions.

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Commentaires
a écrit le 06/11/2019 à 20:31 :
A première vue les choses n'ons pas l'aire d'être claire...
Dàns tous les ças , l'exploitation de la misère humaine et inacceptable...
Surtout que l'Italie a aussi un nombreux importànt dè demandeur d'emplois...
Donc le travail illégal est scandaleux ...

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