Naval Group et Fincantieri se pacsent enfin

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Créée par Naval Group et Fincantieri, la nouvelle société commune représente une étape dans le renforcement de la coopération dans le naval de défense en vue de constituer une industrie européenne de construction navale plus efficiente et compétitive, ont estimé les deux entreprises
Créée par Naval Group et Fincantieri, la nouvelle société commune représente "une étape dans le renforcement de la coopération dans le naval de défense en vue de constituer une industrie européenne de construction navale plus efficiente et compétitive", ont estimé les deux entreprises (Crédits : Marine nationale)
Les PDG des deux groupes navals Giuseppe Bono (Fincantieri) et Hervé Guillou (Naval Group) ont signé l'accord scellant leur alliance. Ils lancent une société commune destinée à remporter des nouveaux contrats à l'export.

Et vogue l'alliance entre Naval Group et Fincantieri... L'accord a été signé vendredi par les PDG des deux groupes navals - Giuseppe Bono et Hervé Guillou -, à bord de la frégate Frederico Martinengo, amarrée à La Spezia sur la base navale de la marine italienne. Un navire qui fait partie du programme franco-italien de frégates multi-missions (FREMM) et qui est censé souligner la cohérence de vingt ans de coopération entre les deux pays, leurs industries et leurs marines. Cette entreprise doit permettre aux deux groupes d'améliorer leurs capacités à servir les marines française et italiennes, de remporter de nouveaux contrats à l'export, de développer de nouvelles solutions technologiques et enfin, d'améliorer leur compétitivité de la filière navale des deux pays.

Approuvé par les conseils d'administration des deux entreprises depuis plusieurs semaines, cet accord représente "une étape dans le renforcement de la coopération dans le naval de défense en vue de constituer une industrie européenne de construction navale plus efficiente et compétitive", ont estimé les deux entreprises dans un communiqué commun publié vendredi. A l'Hôtel de Brienne, on estime que "ce mouvement crée de la valeur et présente des risques absolument limités, circonscrits et identifiés pour Naval Group". Ce qui veut dire que très clairement "si jamais cela passait mal, il y a une procédure de sortie" de Naval Group et Fincantieri.

Un président italien à la tête de la société commune

La mise en place de la société commune, prévue avant la fin de l'année, sera soumise à l'obtention des autorisations nécessaires par les autorités compétentes. Grâce à cette alliance, Fincantieri et Naval Group "partageront leurs bonnes pratiques, mèneront ensemble des projets de recherche et développement, optimiseront les processus d'achat et prépareront conjointement des offres pour des programmes binationaux et les marchés à l'export". Sur la base de cet accord, l'entreprise aura son siège social à Gênes (Italie)  avec une filiale spécialisée dans la R&R à Ollioules (France).

Elle aura un conseil d'administration composé de six membres avec trois membres nommés par chaque entreprise, dont Giuseppe Bono, nommé président de la société commune, et Hervé Guillou. Pour ce premier mandat de trois ans, Fincantieri nommera le président et le directeur des Opérations tandis que Naval Group nommera le directeur Général executif et le directeur financier.

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Commentaires
a écrit le 17/06/2019 à 5:57 :
Cela se fera si nôtre Roi Soleil ne s'en mêle pas!
a écrit le 17/06/2019 à 5:50 :
Allez, la grande braderie, ç'est pas fini
On n'a pas encore assez vendu notre savoir faire et notre industrie (Japon, Allemagne,US, etc... sont bien plus protectionnistes que nous)
Juste ouvrir les yeux... Patron et siège Italiens...50/50...ben non, pas 50/50, dsl
Et ils on voulu faire pareil avec Fiat (même scenar... avec patron exécutif fr... Tiens, prends ton paquet de chocos en consolation)
Mais qu'est ce qu'ils ont dans la tête nos dirigeants ???
a écrit le 16/06/2019 à 19:00 :
Attendons l'interdiction systématique de Bruxelles, qui est à la solde des intérets chinois U.S et russes.
Ariane et Airbus aujourd'hui seraient interdits, par Bruxelles.
a écrit le 15/06/2019 à 21:26 :
Étonnant cette alliance qui ne peut que concerner les bâtiments de surface puisque Fincantieri ne concoit pas et ne produit pas de sous-marins alors que c'est le gros de la production et du chiffre de NG.... Ce n'est donc qu'une étape, il va y en avoir d'autres.
Réponse de le 16/06/2019 à 18:24 :
Pourquoi il y aurait t-il une alliance sur ce secteur si comme vous le dites Fincantieri n'en produit pas ?
Navale Groupe n'a aucun intérêt à prêter,donner son savoir faire sur ce domaine à Fincantieri à part créer un potentiel concurrent comme avec Navantia.
Le secteur sous marins est bien plus particulier,sensible que les bâtiments de surface (Frégate,Ravitailleurs),bref secteur stratégique comme les Suédois ont pus s'en rendre compte récemment.
Puis bon les deux camps restent assez méfiant l'un de l'autre (je parle surtout de la politique) et il y a déjà eu des déboires sur les FREMM qui se sont révéler un presque fiasco de coopération et sur l'exportation,donc les deux essayent surement d'avancer doucement,voir progressivement et vérifier si ça va fonctionner ou pas.
a écrit le 15/06/2019 à 17:23 :
A Ludo votre analyse sur les Italiens est offensant vous n'y connaissait rien sur les coopérations franco italiennes voir Atr les moteurs de la fusée Ariane et d âtre part pour information le carnet de commandes de Flncantieri est plein pour 10ans
a écrit le 15/06/2019 à 16:31 :
Peut-être que ce partenariat fonctionnera. Ou peut-être pas.

Je ne voit par réellement l'intérêt pour Naval Group de prendre ce risque. Son carnet de commande et plein alors que celui de Fincantierri est vide.

La partie italienne semble retirée beaucoup plus de bénéfice de cet accord que la partie française.
a écrit le 15/06/2019 à 15:00 :
Bien esperons qu'ils en sortira quelque chose de bon , .. Mais se n.est pas sur . Seul les resultats et le temps nous donnerons une reponce ....
Dàns tous les ças le programme FREMM n'est pas un bonne exemple de copperatIon, peux délément sont én commun, et cela ne ses pas bien exporter...
Donc îls faut faires mieux , beaucoups mieux...
a écrit le 15/06/2019 à 14:44 :
Espérons que cela devienne enfin une vrai collaboration à l'image de ATR , ou de Thales Alenia qui sont de vrais réussites et de vrais partenariats. Car on sait que le programme FREMM était une collaboration «virtuelle» auquel les économies ont été nulles car les deux pays ont privilégiées leurs industriels respectifs pour équiper les moteurs et l'électronique embarqués qui constituait 80 % du prix de la Fremm, finalement seul 15% des éléments étaient en commun entre la FREMM française et sa «cousine» italienne.
Réponse de le 15/06/2019 à 15:01 :
Exactes...
a écrit le 15/06/2019 à 14:21 :
Excellente nouvelle pour les 2 entreprises.
Et excellente nouvelle de renforcer les liens franco-italiens.
a écrit le 15/06/2019 à 12:02 :
moi je n'y croit pas trop, les Italiens ont absorbé un concurrent et son carnet de commandes avec un état fasciste et une mentalité de mafia ( pas que la mentalité ) ça m'étonnerait qu'il en sorte quelque chose de bon
Réponse de le 15/06/2019 à 12:33 :
ridicule vous ne connaissez rien aux coopérations franco italienne pour votre info voir: ATR (avions), Ariane /Vega (fusée et moteurs), Thales Alenia Space(satellites), STMicroelectronic, .... dans tout les secteurs et tout cela fonctionne parfaitement ... vous êtes ridicule! de plus vous ne connaissez rien aux institutions politiques de notre voisin ....
Réponse de le 15/06/2019 à 19:33 :
Ludo vôtre analyse sur la coopération franco italienne est erroné voir le commentaire de Raca qui est vrai
Réponse de le 15/06/2019 à 19:34 :
Ludo vôtre analyse sur la coopération franco italienne est erroné voir le commentaire de Raca qui est vrai
Réponse de le 17/06/2019 à 17:22 :
vous manquez d'informations nos coopérations avec des entreprises italiennes fonctionnent très bien voir MBDA(missiles), ATR (avions), STMicroélectronique, Ariane / VEGA (fusées, moteurs AVIO), Thales Alenia Space (satellites), drone MALE avec Dassault, Fremm avec Fincantieri.... informez vous un petit peu plus car vous avez des préjugés mais si vous étiez un peu au courant vous vous rendriez compte que nous travaillons mieux avec les entreprises italiennes qu' avec les sociétés allemandes. Informez vous, vous serez étonné !
a écrit le 15/06/2019 à 11:06 :
accord tout à fait logique puisque notre cher et nullissime ministre lemaire n'était pas parti prenante. ouf
Réponse de le 15/06/2019 à 11:54 :
L'accord est bien différent de la première proposition. Il n'est plus question de prise de contrôle par Fincantieri.

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