Grève : Boeing va procéder à des mises en chômage technique partiel
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Selon Boeing, cette mesure va affecter plusieurs dizaines de milliers d'employés situés sur le territoire américain.
Matt Mills McKnight
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Selon Boeing, cette mesure va affecter plusieurs dizaines de milliers d'employés situés sur le territoire américain.
Matt Mills McKnight
[Article publié le mercredi 18 septembre 2024 à 20h32 et mis à jour le jeudi 19 septembre 2024 à 08h10] Le constructeur aéronautique Boeing, dont quelque 33.000 employés du nord-ouest des Etats-Unis sont en grève depuis le 13 septembre, va procéder « dans les prochains jours » à des mises en chômage technique partiel, a annoncé ce mercredi le patron du groupe Kelly Ortberg.
Cette mesure de chômage technique partiel va toucher « un grand nombre de dirigeants, de responsables et d'employés basés aux Etats-Unis », a-t-il noté. Il a ajouté que, pendant toute la durée de la grève, l'équipe de direction et lui-même allaient renoncer « à une part de leur rémunération équivalente » à celle perdue par les effectifs placés en chômage technique.
Selon Boeing, cette mesure va affecter plusieurs dizaines de milliers d'employés situés sur le territoire américain. Dans un message adressé aux employés, Kelly Ortberg a précisé que, « pour limiter l'impact » de cette décision, les employés concernés auront, par roulement, une semaine de chômage technique toutes les quatre semaines. Le groupe avait annoncé lundi des mesures immédiates pour réduire ses dépenses et avait précisé, entre autres, envisager la mise en place de mesures temporaires de chômage technique « dans les prochaines semaines ».
Celui qui a pris « les commandes de Boeing le 8 août a assuré que le groupe restait déterminé à réinitialiser » sa relation avec le personnel gréviste et à poursuivre les négociations pour parvenir à une convention collective « aussi vite que possible ». En effet, près de 95% des membres de l'IAM-District 751, branche du syndicat dans la région de Seattle, ont rejeté le 12 septembre le projet de convention collective élaboré depuis mars par leurs négociateurs avec ceux de Boeing, et ont voté la grève à 96%. Les adhérents du district 751 de l'IAM ont ainsi organisé des piquets de grève 24 heures sur 24 après le débrayage de vendredi matin, fermant les usines de Renton et Everett qui assemblent le 737 MAX et le 777.
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Ces négociations avaient repris mardi via une médiation fédérale mais elles se sont achevées sans résultat mercredi soir, a indiqué le syndicat des machinistes (IAM). « Nous restons ouverts à une poursuite des négociations, soit directement soit via une médiation, mais aucune date supplémentaire n'a été fixée », a souligné cette organisation.
Mardi soir, ce syndicat avait estimé que l'avionneur ne « prenait pas la médiation au sérieux ».
Boeing espérait éviter une grève après avoir conclu un accord préliminaire avec la direction de l'IAM le 8 septembre, qui comprenait une augmentation générale des salaires de 25% sur quatre ans, une réduction des heures supplémentaires obligatoires et un engagement à construire le prochain nouvel avion dans la région de Puget Sound. Mais les salariés de base ont jugé l'accord insuffisant, rejetant le taux de 25% comme étant trompeur et inadéquat au vu de la suppression de la prime annuelle pour les travailleurs
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Également mécontents de l'absence de rétablissement des retraites notamment, ils estiment que l'engagement de construire le nouvel avion dans la région de Puget Sound devait être renforcé au-delà de la durée de quatre ans du contrat.
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