Guillaume Faury (Airbus) : « Dans le spatial, le déclassement de l’Europe est en cours »
Florine Galéron
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Guillaume Faury (Airbus) a ouvert le Paris Air Forum, vendredi 13 juin 2025.
JEG/La Tribune
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Guillaume Faury (Airbus) a ouvert le Paris Air Forum, vendredi 13 juin 2025.
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« Il faut que nous allions vite car il est urgent de créer une entreprise de taille critique dans le domaine des satellites qui puisse se bagarrer au moins à l'échelle européenne », a lancé Guillaume Faury, président exécutif d'Airbus ce vendredi en ouverture du Paris Air Forum. Comme le révélait La Tribune fin mars, Airbus, Thales et Leonardo ont déposé à la Commission européenne un avant-projet de consolidation pour rassembler leurs actifs dans le domaine spatial dans une société commune. « Nous sommes tous les trois très alignés », a indiqué le patron de l'avionneur européen, ajoutant que l'enjeu est désormais la vitesse de réalisation de l'opération : « Un projet de cette taille est long à mettre en œuvre en raison des autorisations à obtenir, notamment en matière d'antitrust », a expliqué le dirigeant qui estime que cette consolidation devrait prendre deux ans à se réaliser.
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Pour Guillaume Faury, la fusion entre les trois géants du spatial européen est aussi une façon de répondre à la question de la souveraineté de la filière et « ne pas multiplier les investissements dans les technologies concurrentes [...] Le déclassement de l'Europe est en cours quand on voit les investissements américains, civils ou militaires, considérables », regrette le patron d'Airbus, même s'il faut s'attendre lors de la prochaine rencontre ministérielle de l'Agence spatiale européenne (ESA), organisée en fin d'année en Allemagne, à une augmentation des engagements par rapport à ceux de 2022. L'ESA avait alors annoncé un budget de 16,9 milliards d'euros, soit une augmentation de 17 % par rapport à 2019, ce qui correspond à seulement 20 % du budget de son concurrent américain, la Nasa, sur la même période.
Florine Galéron