Spatial : vers un déclassement de la France ?
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Eutelsat devrait être le maître d'œuvre de la future constellation de satellites Iris2 destinée à rivaliser avec Starlink.
LTD/Eutelsat Group
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Eutelsat devrait être le maître d'œuvre de la future constellation de satellites Iris2 destinée à rivaliser avec Starlink.
LTD/Eutelsat Group
Pour l'État français, il est urgent d'attendre... même s'il existe une prise de conscience aiguë des enjeux fondamentaux qui pèsent actuellement sur l'avenir de la filière spatiale française. Paris sait aussi combien l'espace est d'une importance vitale pour sa souveraineté et celle de l'Europe mais aussi pour le quotidien des Français. Or, cette filière est en crise ouverte en France, pour des raisons endogènes et exogènes. Beaucoup de dossiers, extrêmement structurants pour l'industrie spatiale française, se sont accumulés tous azimuts ces derniers mois sur les bureaux des trois ministres dont dépend l'espace : Éric Lombard, ministre de l'Économie et des Finances, Sébastien Lecornu, ministre des Armées et Philippe Baptiste, ministre chargé de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.
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La liste des défis est longue : consolidation des constructeurs de satellites en difficulté - l'européen Airbus, le français Thales, l'italien Leonardo - et ses conséquences industrielles ; changements profonds de la stratégie américaine dans le domaine de l'exploration spatiale et de la lutte contre le changement climatique, qui rebattent brutalement les cartes des coopérations internationales ; concurrence accrue de l'Allemagne et de l'Italie en Europe ; lancement incertain de la constellation européenne Iris² vitale pour toute la filière industrielle européenne, notamment française (opérateurs, satellitaires et services de lancement) ; situation financière désastreuse d'Eutelsat, indispensable à Iris² ; montée en puissance des conflits dans l'espace...