Hard Brexit ? Enders avertit Londres que "d'autres pays sont prêts à construire des ailes d'Airbus"

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Tom Enders a adopté cette fois-ci un ton plus tranché que lors de ses précédentes déclarations sur le sujet, insistant sur le fait que de nombreux pays aimeraient construire les ailes des appareils Airbus, notamment l'Allemagne. Mais, selon les dirigeants du groupe, le Japon, la Corée du Sud ou encore les Etats-Unis pourraient également être de potentiels candidats.
Tom Enders a adopté cette fois-ci un ton plus tranché que lors de ses précédentes déclarations sur le sujet, insistant sur le fait que "de nombreux pays aimeraient construire les ailes des appareils Airbus", notamment l'Allemagne. Mais, selon les dirigeants du groupe, le Japon, la Corée du Sud ou encore les Etats-Unis pourraient également être de potentiels candidats. (Crédits : Pascal Rossignol)
Chez Airbus, on ne plaisante plus, c'est même un vrai coup de semonce : dans une vidéo diffusée sur son site, le président d'Airbus a prévenu le parlement britannique que "le secteur aérospatial britannique [était] maintenant au bord du précipice". En cas de sortie brutale de l'UE (Hard Brexit, No Deal...), le groupe qui emploie 14.000 personnes en Grande-Bretagne, durcit le ton et menace de rediriger ailleurs ses investissements.

Ce jeudi 24 janvier, Airbus a prévenu que, en l'absence d'une sortie en douceur du pays de l'Union européenne, les ailes de ses avions pourraient ne plus être construites en Grande-Bretagne, rapporte l'agence Reuters. Précisant sa pensée, l'avionneur a ajouté que si le Royaume-Uni optait effectivement pour un Brexit "sans accord" ("No Deal"), il aurait à prendre "des décisions potentiellement très préjudiciables" pour ses activités sur le sol britannique.

Risques pour les 14.000 emplois britanniques d'Airbus

Dans un discours réalisé en vidéo et présenté simultanément sur le site du constructeur et sur la plateforme Youtube (voir ci-dessous), le président exécutif d'Airbus, Tom Enders, a mis en garde le Parlement britannique au moment où celui-ci est divisé sur le sujet, en déclarant qu'il n'y aurait pas de changement immédiat concernant la présence industrielle du groupe, mais que des risques pesaient sur l'emploi dans le futur.

"Le secteur aérospatial britannique est maintenant au bord du précipice", a déclaré Tom Enders dans une vidéo publiée sur le site internet d'Airbus, ajoutant : "En cas de Brexit sans accord, à Airbus, nous devrons prendre des décisions potentiellement très préjudiciables pour le Royaume-Uni."

La Première ministre britannique Theresa May travaille à la conclusion d'un accord garantissant un départ en douceur de l'Union européenne, a déclaré jeudi son porte-parole en réaction aux déclarations d'Airbus.

Il a également dit à la presse qu'il ne faisait aucun doute que le fait de quitter l'Union avec un accord était dans l'intérêt de la Grande-Bretagne.

Avertissement aux Brexiters qui prennent ses menaces à la légère

Le groupe d'aéronautique et de défense emploie plus 14.000 personnes au Royaume-Uni, dont 6.000 dans sa principale usine de fabrication d'ailes d'avions à Broughton, au Pays de Galles, et 3.000 à Filton, dans l'ouest de l'Angleterre, où sont conçues et assurées la maintenance des ailes de ses appareils.

Certains tenants du Brexit ne prennent cependant pas au sérieux les menaces formulées par Airbus de se retirer de la Grande-Bretagne, estimant que l'usine de Broughton est efficace et qu'elle profite de la faiblesse de la livre.

Tom Enders a cependant adopté cette fois-ci un ton plus tranché que lors de ses précédentes déclarations sur le sujet, insistant sur le fait qu'Airbus ne plaisantait pas.

"S'il vous plaît, il ne faut accorder aucun crédit à la folie des "Brexiteers" qui affirment que, parce que nous avons de grandes usines, nous ne partirons pas et serons toujours là. Ils ont tort", a-t-il déclaré.

"Bien sûr, il n'est pas possible de transférer immédiatement nos grandes usines britanniques dans d'autres régions du monde. Cependant, l'aérospatiale est une activité à long terme et nous pourrions être contraints de rediriger les investissements futurs en cas de Brexit sans accord. Et, il ne faut pas s'y méprendre, de nombreux pays aimeraient construire les ailes des appareils Airbus."

Allemagne, Japon... de nombreux pays sont prêts à fabriquer des ailes

Selon des experts du secteur, Airbus a commencé à travailler sur les technologies de base des ailes d'avions qui vont équiper le remplaçant de l'A320, dont l'entrée en service est prévue aux alentours de 2030.

Cela signifie qu'une décision sur un éventuel transfert de la production devrait être prise dans la prochaine décennie. L'Allemagne se bat pour s'attirer les faveurs d'Airbus dans cette perspective, mais selon les dirigeants du groupe, le Japon, la Corée du Sud ou encore les Etats-Unis pourraient également être de potentiels candidats.

Lire aussi : La production d'Airbus sur les terres de Boeing va monter en flèche

A Davos, Hammond cherche à convaincre les investisseurs de rester

Le Royaume-Uni doit quitter l'Union européenne le 29 mars et la Première ministre britannique Theresa May n'ayant pas réussi à obtenir le soutien à l'accord négocié avec Bruxelles, les entreprises s'inquiètent de plus en plus de l'éventualité d'un Brexit chaotique.

Le principal lobby des entreprises britanniques a mis en garde contre des perturbations de l'économie et des retards dans les échanges transfrontaliers si la Grande-Bretagne quittait l'UE sans accord de transition.

Philip Hammond, le ministre britannique des Finances, va s'employer ce jeudi à convaincre les dirigeants réunis au Forum économique mondial de Davos de continuer à investir dans son pays après le Brexit.

(avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 26/01/2019 à 21:46 :
Airbus n'a rien a voir avec l'UE de Bruxelles et l'euro est loin de permettre la compétitivité!
a écrit le 26/01/2019 à 13:00 :
Il dit qu'il faut un Brexit négocié, mais il ne dit pas pourquoi. Si cela renchérit l'activité d'Airbus, cela se comprend, c'est économique. Or grâce à la chute de la livre sterling, c'est économiquement très rentable! C'est dommage que ce monsieur ne dise pas ce qui nuirait à Airbus en cas de Brexit dur. A moins que ce ne soit qu'une question de dogme et de propagande!
a écrit le 26/01/2019 à 10:41 :
la clique UE/multinationales a encore frappé (l'UE n'est qu'une zone de libre échange faite pour les multinationales, une preuve de plus) ...bêtement, car il faudra des années et un lourd investissement (payé avec nos impôts) pour reconstruire un tel savoir faire. Sans parler de nouvelles lois britanniques (ils seront maîtres chez eux) sanctionnant durement les fermetures d'usines arbitraires des groupes étrangers.
a écrit le 25/01/2019 à 21:17 :
Pourquoi la France ne se bat pas pour construire ces ailes ?
a écrit le 25/01/2019 à 17:42 :
Un député britannique vient de répondre à Enders...les commentaires sur La Tribune sont bloqués...Monsieur le député, je vous dis BRAVO !!
a écrit le 25/01/2019 à 17:26 :
Airbus n'a rien a voir avec l'UE et l'euro n'a pas l'avantage de permettre la compétitivité!
a écrit le 25/01/2019 à 16:05 :
et pourquoi pas en FRANCE la fabrication des ailes
L'Allemagne -malgré tous les efforts de ENDERS pour transférer le maximum de l'engineering dans SON pays durant sa présidence- a toujours moins de référence dans la fabrication de voilure ( panneaux d'aile , longerons , nervures , assemblage nécessitant une grande expertise et bien entendu conception aérodynamique et structure )
les références de la FRANCE ; ATR42/72, FALCON , RAFALE , tous les caissons centraux d'AIRBUS
les références de l'ALLEMAGNE : quelques panneaux de voilure du A350 et A400M fait dans certains cas à partir de matériaux français
POURQUOI LA FRANCE NE DEMANDE PAS DE FABRIQUER DES VOILURES D'AIRBUS , NOS GOUVERNANTS SONT NAIFS ET IMMOBILES
Réponse de le 25/01/2019 à 17:04 :
Airbus est une entreprise privée, l'Etat Français en possède 11%, c'est un mini-actionnaire, et l'entreprise choisira le site idoine, en fonction des contraintes opérationnelles, stratégiques, économiques etc...
Le reste n'est qu'élucubration populiste.
a écrit le 25/01/2019 à 15:06 :
Peu importe les logiques économiques et industrielles, l'Allemagne est à l’affût...quant à fabriquer les ailes aux USA, c'est toujours plus de soumission à l'Empire.
a écrit le 25/01/2019 à 11:29 :
Enders est un mondialiste qui frequente le Bilderberg. Dans ce duel de titans qui sépare le monde (mondialistes / souverainistes) il est visiblement du coté "deep state" et il ne peut que s'opposer au brexit, souverainiste par excellence.
Sur le plan technique, beaucoup de pays ont essayé depuis des decennies de reprendre la fabrication des voilures Airbus, mais les inconvénients ont toujours primés sur les avantages; La fabrication des voilures avec des longerons de grandes dimensions et les difficultés d'assemblage pour respecter le profil aerodynamique nécessitent un savoir-faire qui ne s'acquiére que dans le temps, et Enders le sait parfaitement. A part Boeing, peu d'entreprises possédent ce savoir faire. Mais c'est peut-être aussi le prétexte pour rapprocher Boeing et Airbus...
Réponse de le 25/01/2019 à 17:06 :
Vous racontez n'importe quoi. Un rapprochement Boeing/Airbus c'est de la Science Fiction. Il peut y avoir des coopérations sur des sujets techniques lourds, mais cela restera 2 concurrents. (TAnt que la Chine n'aura pas de concurrents crédibles à opposer… après on verra.)
Enders Mondialiste ? Ben oui, quand on vend des avions pour relier les pays du monde, c'est pas pour avoir une vision du monde bas de plafond.
INcapable de les produire ailleurs ? Tout est possible,c 'est une question de temps et d'investissement.
a écrit le 25/01/2019 à 11:02 :
IL est vraiment temps que Tom Enders prenne le large; pourquoi pas pour les USA à qui il a fait tant de concessions dans le droit fil de l'hyper-atlantisme germanique…Bon vent.
a écrit le 25/01/2019 à 10:51 :
La logistique d'Airbus est assez compliquée, cela aurait du sens de rapatrier ces usines dans les deux principaux centres de production du groupe: à Toulouse et à Hambourg, avec de substancielles économies à la clé et des emplois pérennes.
a écrit le 25/01/2019 à 9:30 :
Encore du chantage européen, seule stratégie dont est capable notre bien trop vieille oligarchie. L'empire prévu pour durer mille ans s'écroule et expose un visage terrifié au reste du monde.
a écrit le 25/01/2019 à 9:16 :
Aurions nous fait Airbus sans Concorde? Cette punition de la Grande Bretagne masque l'échec de la gouvernance de cette Europe, je devrais dire notre Europe qui est devenue un citron à fric. Méfions-nous que cette Grande Bretagne n'évolue pas en trou noir de la finances.
Réponse de le 25/01/2019 à 13:32 :
Le problèmes n'est là. Il s'agit de lever une incertitude économique c'est tout.
Les Britanniques sont pris à leur propre piége... Et comme ils sont fiers et tétus
Réponse de le 25/01/2019 à 14:37 :
Réfléchissez avant de parler !!!!!
Réponse de le 25/01/2019 à 16:18 :
Ce ne sont pas les English qui déraillent, c'est Enders qui continue sa politique germano-atlantiste, avec l'appui, consternant, de Macron.
Réponse de le 25/01/2019 à 16:26 :
Ce ne sont pas les English qui déraillent, c'est Enders qui continue sa politique germano-atlantiste, avec l'appui, consternant, de Macron.
Réponse de le 25/01/2019 à 16:54 :
Airbus, ce n'est pas l'Europe, c'est une entreprise européenne qui n'a pas envie de se prendre la tête à gérer des multiples passages de frontière pour ces composants. En l'absence de Deal, cela sera le droit de l'OMC qui s'applique, avec des taxes dès qu'une pièce passe la frontière UK. Il le rappelle, il a bien raison.
a écrit le 25/01/2019 à 8:09 :
Parions qu'il n'y aura pas de brexit. La situation actuelle du gouvernement de Theresa May va finir par l'emmener à un 2ème référendum qui donnera à coup sûr une victoire au Remain.
Réponse de le 25/01/2019 à 13:47 :
les leaders Allemands ont envoyé une lettre au Financial times publiée le 19 janvier, pour supplier de renoncer au Brexit et de procéder à un second référendum.Cette lettre honteuse est tellement ridicule que les Anglais l 'ont prise comme une nouvelle raison de quitter cette europe débile qui se mele de ce qui ne la regarde absolument pas .Je ne suis pas convaincu que la peur soit du coté Anglais.
a écrit le 25/01/2019 à 0:50 :
C'est extraordinaire de voir les Européens paniquer avec le Hard Brexit !
Si les Anglais sont en "si grand danger" en quoi ça peut bien regarder l'Europe ?
Ils sortent fin Mars, les toits s'envolent, c'est le chaos, ils n'auront plus d'eau ... Bref l'habituelle doctrine et c'est tout !
Nous on reste dans ce projet avec le Luxembourg, nos supers salaires, nos retraités qui partent au Portugal ... c'est pourtant pas très compliqué !
Alors Enders tu pourras faire tes ailes au ... JAPON, COREE,USA !!! HAHAHAHA c'est juste à côté et très Européen hahahaha ! Le visionnaire Européen !
Réponse de le 25/01/2019 à 10:51 :
Le séparateur européen ....!
Réponse de le 27/01/2019 à 10:03 :
ce n'est pas paniquer que d'annoncer qu'il y aura un plan B à la production des ailes des Airbus au Royaume-Uni si les conditions d'importation et d'exportation entre ce pays et l'UE deviennent moins favorables du fait d'un éventuel brexit sans accord. la France et l'Espagne ont toutes les compétences industrielles requises, et il est quasi certain que des pays de l'Est comme la république tchèque aussi. S'il est sans accord, le brexit sera sanglant... pour l'économie britannique.
a écrit le 24/01/2019 à 23:34 :
Mais pour qui se prennent Airbus et ses successifs arrogants PDG?

Ils n'existent que par l’obsession française et les centaines de milliards d'Euros nécessaires pour essayer de battre les trois grands constructeurs américains d'avions de ligne Boeing, McDonnell Douglas et Lockheed.
Hormis la famille A320 qui est bradée pour générée du volume, le résultat n'est pas probant surtout sur le segment des bicouloirs où les performances, le confort, la fiabilité sont incontournables contrairement aux marché des monocouloirs qui en est un de commidities.
Réponse de le 25/01/2019 à 8:48 :
" les trois grands constructeurs américains d'avions de ligne Boeing, McDonnell Douglas et Lockheed." Faut suivre l'actualité, MD a été rachété par Boeing voice quelques dizaines d'années et Lockheed a abandonné le secteur civil depuis le Tristar. Ca date..... Quant aux avions d'Airbus, expliquez nous comment une firme fait des bénéfices en bradant ses produits qui sont des trapanelles comme tout le monde le sait. Quant aux " centaines de milliards d'Euros" si vous pouviez fournir quelques faits éclairants sur le sujet..... Attention, le comptoir est glissant....
Réponse de le 25/01/2019 à 20:26 :
Vous êtes à coup sûr un vrai spécialiste du domaine aéronautique ! Le "trio" américain n'existe plus depuis... 1984, année durant laquelle Lockeed a cessé de produire son dernier avion de ligne le Tristar. Mc Donnell Douglas a été racheté en 1997 par Boeing et son dernier avion de ligne, le MD 11 n'est plus produit depuis 1998 ! Bref vous n'avez que 35 ans de retard...une paille dans le monde aéronautique !! Pour info la France ne fabrique plus de Breguet et Dassault a arrêté le Mercure !
Enfin limiter Airbus à l'320, vous ne manquez pas d'humour. Vous savez Airbus fabrique aussi (entre autres) des A330 et des A350 qui se vendent très bien!
Bon, sinon je ne sais pas comment vous l'annoncer mais notre cher président René Coty est décédé.
Réponse de le 26/01/2019 à 22:42 :
@Cauchi je vois que le réveil a été dur mais bon vous revoilà après plusieurs années dans les cavernes, vous avez enfin trouvé la sortie tant mieux maintenant il faut aller dans les biblios pour vous mettre à jour. Au fait le verbe brader se conjugue chez Airbus avec bénéfices et oui un avatar!
a écrit le 24/01/2019 à 22:31 :
Major Tom il est sur le départ, avec sa valise de cash, il menaçait déjà il y a deux ans les électeurs anglais... Sans conséquences ! Il faudrait ajouter aux ailes, les moteurs, trains d'atterrissage, systèmes carburant, financement client, et autres activités... qui verraient non pas le déplacement d Airbus mais son démantellement ! La vraie peur de Tom, c est que les anglais se mettent à produire des fuselages !
Quid d' un due diligence suite aux affaires de Carlos ?
a écrit le 24/01/2019 à 22:27 :
Considérant qu’il ne peut plus y avoir de négociation sur le Brexit et que le texte conclu entre Theresa May et la Commission constitue le seul accord possible, le Parlement européen va entreprendre sa ratification.

Or, ce texte ayant été repoussé à une écrasante majorité par la Chambre des Commune britannique, il n’y a aucune raison dicible de le ratifier côté Union européenne.

Plus que jamais, il apparait que depuis la transformation du Marché commun en un État supranational (Traité de Maastricht), Bruxelles ne cherche plus à réconcilier les Européens, mais à les diviser.

Enders aussi.
a écrit le 24/01/2019 à 22:12 :
Triste chantage au Brexit. Rien ne devrait empêcher UK d'être traité à égalité avec US, Corée, Japon, et de maintenir ainsi de fait, son avantage compétitif dans la chaîne de valeur d'Airbus. Ces propos sont incompréhensibles.
a écrit le 24/01/2019 à 20:32 :
Les Britanniques sont au pied du mur. Dans ces conditions, réfléchir n'est pas aisé. En plus, ils ont un caractère un peu "dur", reconnaître une erreur de jugement semble quasiment impossible. Admettre s'être trompé, demande à la fois de grandes et rares qualités et une conjoncture propice.
Réponse de le 25/01/2019 à 16:37 :
Harpagon; "admettre s'être trompé" , avez-vous ces qualités dont vous parlez qui vous permettraient de sortir de l'intox médiatique sur le sujet et de vous renseigner objectivement pour connaitre les "vrais" buts de l'UE? Vous savez, ce truc oligarchique à base technocratique sous contrôle de la grande finance? Ce truc qui veut éradiquer les Nations européennes et leur substituer un système fédéré, sans souveraineté, dirigé "d'ailleurs". Pourquoi depuis des décennies on nous rabâche que les Nations sont dangereuses? Elles ne le seraient donc pas lorsqu'elles sont Américaines, Chinoises, Russes? Il serait temps que l'on réagisse sérieusement à tout cela avant que de "disparaître"...
a écrit le 24/01/2019 à 19:11 :
Mais quel pathétique bras de fer.

Tout ça à cause d'un ministre aux abois qui s'est cru assez sur de son coup pour croire qu'un référendum lui garantirait son avenir.

Tout ça à cause d'un groupe de fieffés menteurs qui ont propagé d'hallucinantes fake news sur le cout du Remain.

Facile de faire porter le chapeau TM, B. Johnson et ses potes méritent un passage au pénal pour ce qu'ils ont fait.

En Justice ça s'appelle fausser le jugement et c'est un crime.
a écrit le 24/01/2019 à 18:52 :
J'ai du mal à imaginer les ailes faites hors du RU. Et pourquoi punir le RU qui sortirait de l'union douanière pour confier la chose aux US ou à un autre pays hors union, cela paraît peu probable.
Messieurs d'Airbus, si vous voulez que British Ariways rachète de nouveaux A380 pour pallier à la saturation de Heathrow, il va falloir montrer patte blanche.
Réponse de le 24/01/2019 à 20:05 :
BA aussi risque de souffrir d'un hard brexit et aura sans doute du mal à investir. Quant au trafic d'Heathrow, il subira aussi certainement le contrecoup d'un hard brexit et redeviendra un aéroport local d'un pays sans grande importance économique.
Réponse de le 24/01/2019 à 22:40 :
Il est effectivement difficile d'imaginer un transfert rapide de la production des ailes de UK vers un hypothétique ailleurs. Lorsqu' Airbus était un GIE les ailes venaient déjà de UK et cela fonctionnait très bien.
Ceci étant, British Airways n'est pas un client historique d'Airbus, les premiers Airbus utilisés pa BA ont été des A320 récupérés lors de l'intégration de British Caledonian.
Réponse de le 25/01/2019 à 3:05 :
BA pourrait effectivement souffrir d’un hard brexit par contre parler de Heathrow comme d’un aéroport local est un peu fort de café.
a écrit le 24/01/2019 à 18:32 :
Un "grand patron" nommé qui se permet de menacer des elus respectant un referendum...

Vivement que ça se termine mal.

Et quand on regarde le deficit commercial grand breton alors qu'eux ils ont le petrole ecossais mer du nord, vraiment, être british et remainiste, c'est de la folie. Ils n'ont vraiment rien gagné a être UE
Réponse de le 24/01/2019 à 19:58 :
Une sortie de l'UE va être très négatif pour la GB. Mais s'il les anglais l'ont décidé, qu'ils partent, l'Europe pourra mieux avancer sans eux.
Réponse de le 24/01/2019 à 20:10 :
Vous souvenez vous que quand le RU s'est résolu à entrer dans l'UE son économie était à la ramsse et le pays en était réduit à appeler le FMI à la rescousse ? L'UE et le thatcherisme ont permis au pays de se relever. Et Margaret Thatcher, sachant parfaitement ce que son pays devait à l'UE (bien que ne l'aimant guère) s'est bien gardée d'enclencher un brexit.
Réponse de le 25/01/2019 à 8:32 :
http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMTendanceStatPays?codeTheme=7&codeStat=NE.RSB.GNFS.CD&codePays=GBR&optionsPeriodes=Aucune&codeTheme2=7&codeStat2=NE.RSB.GNFS.CD&codePays2=FRA&optionsDetPeriodes=avecNomP

Pires que la france alors qu'eux ont du petrole chez eux. Un peu de protectionnisme isolationnisme ne leur fera aucun mal.
a écrit le 24/01/2019 à 18:30 :
Visiblement certain pensent que l'UE avec l'euro sera plus compétitive que la GB avec sa monnaie!! C'est le combat de l’éléphant et de la souris!
a écrit le 24/01/2019 à 18:29 :
Un "grand patron" nommé qui se permet de menacer des elus respectant un referendum...

Vivement que ça se termine mal.
Réponse de le 24/01/2019 à 20:11 :
Ca se terminera assurément mal... pour le Royaume-Uni.
Réponse de le 25/01/2019 à 21:24 :
Vous allez être exaucé. Le Brexit va mal se terminer pour les anglais.

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