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"Un no-deal sur le Brexit serait désastreux pour les transports" (Karima Delli)

Photo de Fabrice Gliszczynski

Fabrice Gliszczynski

Publié le 08 octobre 2018 à 12:25 - Mis à jour le 13 décembre 2024 à 00:27

Une erreur humaine a l'origine de la panne de british airways

Une erreur humaine a l'origine de la panne de british airways

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De passage à Paris ce lundi 8 octobre, Karima Delli, présidente de la commission Transports du Parlement européen, a tiré la sonnette sur les conséquences « désastreuses » d'une absence d'accord sur le Brexit entre la Commission européenne et le Royaume-Uni, prévu pour la fin mars 2019.

Des avions cloués au sol, un trafic maritime transmanche en recul, des surcoûts de 5% liés au rétablissement des tarifs douaniers, des ports français à l'écart des routes commerciales... De passage à Paris ce lundi 8 octobre, Karima Delli la présidente de la commission Transports du Parlement européen, a tiré la sonnette sur les conséquences « désastreuses » d'une absence d'accord sur le Brexit entre la Commission européenne et le Royaume-Uni, prévu pour la fin mars 2019.

En présentant les résultats d'une étude sur les impacts du Bexit sur le secteur des transport, Karima Delli a fait par de ses craintes face au scénario du "no-deal" :

«Un accord signifierait que la Commission n'a pas la volonté de bousculer les économies et échanges entre les deux parties. S'ouvrirait une période de transition jusqu'en 2020 avant la mise en place d'un nouvel accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Royaume-Uni. Mais ce scénario ne convient pas à Theresa May car [dans l'intervalle] le Royaume-Uni serait obligé de respecter les standards européens, de payer sa cotisation à l'Union européenne tout en perdant son pouvoir de décision dans la gouvernance. C'est pourquoi, aujourd'hui, le scénario d'un no-deal, qui ferait passer le Royaume-Uni au rang de pays tiers, n'a jamais été aussi craint. »

"La France aux premières loges"

« Ce scénario n'est pas souhaitable, mais il faut s'y préparer. Une chose est sûre, la France est aux premières loges. Une partie des régions du littoral de la Manche et la mer du Nord repose en effet sur le trafic transmanche. Elles n'ont pas à subir une crise qui serait liée à la responsabilité des dirigeants européens », a-t-elle ajouté, en demandant un fonds de compensation pour les régions frontalières.

Le nouveau corridor mer du Nord-Méditerranée oublie la France

Par ailleurs, la présidente de la commission Transports du Parlement européen a fustigé la proposition de modification du tracé du « corridor mer du Nord-Méditerranée », un texte publié cet été qui vise à créer de nouvelles routes de fret maritimes entre l'Irlande et le continent après le Brexit afin de ne pas isoler l'Irlande et d'être attractif pour les activités de fret international qui passaient jusqu'ici dans un port britannique et qui passeront demain dans un port de l'UE.

«Les ports normands, bretons et des Hauts-de-France ont été oubliés », dénonce Karima Delli.

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« J'ai déposé deux amendements qui réintroduisent les ports français dans le Corridor par voie législative à travers le mécanisme d'interconnexion, un fonds d'infrastructure », a-t-elle indiqué. Il faudra attendre fin novembre pour savoir s'ils seront adoptés. Ce jeudi, Karima Delli rencontrera la ministre des transports française Élisabeth Borne pour parler de tous ces sujets. Cette dernière a déjà demandé par courrier des explications à Violeta Bulc, la commissaire européenne aux transports.

Fabrice Gliszczynski

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