Influence, désinformation : les nouveaux champs de bataille
Djallal Malti
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La guerre informationnelle et d'influence, qui vise notamment la France, est une menace hybride conjuguant attaques cyber et visées informationnelles dans l'objectif de déstabiliser les démocraties et de saper la confiance des citoyens dans leurs institutions. La France est en première ligne, en tant que cible mais aussi dans la réponse qu'elle a articulée et dont elle poursuit le renforcement pour lutter contre un phénomène qui redouble d'intensité ces dernières années, notamment grâce aux réseaux sociaux.
« C'est un sujet de résilience de la nation », résume Marie Récalde, députée et co-auteur d'un rapport sur la question, qui doit être dévoilé devant la Commission Défense de l'Assemblée nationale le 2 juillet prochain. « C'est un vrai sujet de démocratie, d'attaque contre nos démocraties », ajoute-t-elle à l'occasion de la table ronde « Se défendre dans une guerre informationnelle et d'influence », lors du Paris Air Forum vendredi à Paris. « Il y a une accélération, une transformation de la menace. »
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« La menace est en pleine expansion. Elle est très forte », confirme le Contre-amiral Vincent Sébastien, adjoint au commandant de la cyberdéfense (ComCyber) au ministère des Armées. Son expansion est « à la fois horizontale et verticale », c'est-à-dire que l'on observe une démultiplication des acteurs, pas forcément des Etats, qui sont de plus en plus désinhibés, et une sophistication des modes d'action. L'objectif de cette stratégie hybride « est d'attaquer un autre pays, une autre entité sous le seuil de l'affrontement ». La lutte informationnelle, les cyberattaques plus classiques, les sabotages constituent « le cocktail très nocif de l'hybridité », poursuit-il.
Djallal Malti