Selon la presse argentine, Buenos Aires aurait signé il y a quelques semaines avec la France une lettre d'intention non engageante, qui va définir les conditions d'achat de trois sous-marins Scorpène.Selon la presse argentine (TN), Buenos Aires aurait signé il y a quelques semaines avec la France une lettre d'intention (LoI ou Letter of intent) non engageante, qui va définir les conditions d'achat de trois Scorpène, ainsi que la fourniture de services (pièces de rechange et formation), ainsi que La Tribune l'avait révélée. Une opération évaluée à 2,3 milliards d'euros. Selon TN, Buenos Aires chercherait un crédit à l'international pour financer cette transaction. Ce qui ne sera pas aisé pour l'Argentine qui devra démontrer sa capacité à rembourser sur le long terme. En France, selon nos informations, Bercy bloquerait pour le moment prêts et garanties en raison de la situation économique fragile de ce grand pays d'Amérique latine.
La défense au cœur des relations franco-argentine
L'Argentine souhaite acquérir trois sous-marins, en principe des Scorpène Evolved (2000 tonnes) équipés de batteries lithium-ion. Le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, avait reçu le 2 octobre son homologue argentin, Luis Petri, à l'Hôtel de Brienne. Le ministre des Armées avait estimé sur X que l'Argentine et la France redoublaient «d'efforts pour renforcer notre relation de défense : échanges avec mon homologue Luis Petri sur la situation internationale et la coopération ». Pour sa part, Luis Petri avait posté sur X : « Nous continuons de renforcer notre coopération en matière de défense, en travaillant ensemble pour relever les défis internationaux ».
Avant de partir au Buenos Aires, le chef de l'État français souhaitait aborder lors de ses entretiens avec le président argentin Javier Milei les sujets de défense qui sont « vraiment au cœur » du « partenariat renforcé » entre Buenos Aires et Paris, avait expliqué l'Élysée.
Feu vert pour le financement des OPV
Selon nos informations, le financement pour l'achat de trois OPV (classe Gowind) peu armés par la préfecture navale argentine, une force qui dépend du ministère de l'Intérieur argentin, a obtenu un feu vert. Kership, la filiale commune entre le chantier naval Piriou (55%) et Naval Group (45%), qui a déjà vendu quatre OPV à la marine argentine, en construirait un en France et deux autres dans un chantier local, qui pourrait être celui de Mar del Plata.