Solar Impulse 2 boucle son incroyable tour du monde  !

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Solare Impulse 2 a décollé cette nuit du Caire pour sa dernière étape vers Abou Dhabi
Solare Impulse 2 a décollé cette nuit du Caire pour sa dernière étape vers Abou Dhabi (Crédits : Reuters)
L'avion solaire Solar Impulse 2 a décollé dimanche du Caire pour faire route vers Abou Dhabi, entamant la dernière étape de son tour du monde inédit lancé en mars 2015 avec Bertrand Piccard et André Borschberg aux commandes..

L'exploit est à portée de mains. Si tout se déroule sans encombre, le Suisse Bertrand Piccard posera l'avion solaire Solar Impulse 2 mardi 26 juillet à Abou Dhabi et bouclera ainsi, avec son son coéquipier André Borschberg, un incroyable tour du monde commencé le 9 mars 2015 au départ de la capitale des Emirats.

Dix-septième et dernière étape

Dix jours après l'arrivée d'André Borschberg au Caire (en provenance de Séville), Bertrand Piccard a décollé ce dimanche d'Egypte à 1h28 heure locale (UTC+2) pour faire route vers Abou Dhabi, la dix-septième et dernière étape de ce premier tour du monde en avion solaire, utilisant le l'énergie du soleil comme unique carburant. Si les conditions météorologiques sont conformes aux prévisions, Solare Impulse devrait atterrir mardi à l'aéroport Al Bateen d'Abou Dhabi

 "C'est un projet pour l'énergie, pour un monde meilleur", a lancé sous les applaudissements et les cris de joie de l'équipe au sol, le pilote de 58 ans avant son décollage, estimant que le voyage serait "difficile". "C'est une région très, très chaude (...) le vol sera épuisant", a-t-il averti.

17.000 cellules photovoltaïques sur ses ailes.

Pesant seulement 1,5 tonne mais aussi large qu'un Boeing 747, Solar Impulse 2 vole grâce à des batteries qui emmagasinent l'énergie solaire captée par quelque 17.000 cellules photovoltaïques sur ses ailes. L'avion vole généralement à un peu moins de 50 km/h, même s'il peut aller jusqu'à doubler sa vitesse lorsqu'il est en pleine exposition au Soleil. Solar Impulse 2 devait quitter l'Egypte la semaine dernière, mais son départ a été retardé en raison des vents forts et de l'état de santé du pilote, qui était tombé malade.

Températures élevées

Depuis le début de l'aventure, l'avion est piloté en alternance par les deux pilotes suisses, André Borschberg et Bertrand Piccard.

"Nous étions un peu anxieux en ce qui concerne les conditions météorologiques, surtout les températures dans cette région du monde qui sont proches des limites que nous avions fixées pour l'avion", a expliqué André Borschberg depuis le centre de contrôle de l'avion à Monaco, communiquant via Skype avec des journalistes au Caire.

"Mais nous sommes assez confiants, les choses devraient bien se passer", a-t-il ajouté.

Le grand-père de Bertrand Piccard a inspiré Hergé pour créer le professeur Tournseol

Bertrand Piccard avait déjà traversé deux fois l'Atlantique en ballon. Son père l'a fait en sous-marin. Car le pilote est issu d'une famille de scientifiques et d'inventeurs. Son grand-père Auguste Piccard a inspiré le dessinateur Hergé pour créer le personnage du professeur Tournesol dans les aventures de Tintin.

L'avion a jusqu'ici fait escale à Mascate (Oman), Ahmedabad et Varanasi (ou Bénarès, Inde), Mandalay (Birmanie), Chongqing et Nanjing (ou Nankin, Chine), puis Nagoya (Japon) et Hawaï (Etats-Unis), où il avait fait une escale technique imprévue de plusieurs mois.

Il a également traversé l'Amérique du Nord, s'arrêtant à San Francisco, Phoenix, Tulsa, Dayton, Lehigh Valley et enfin New York. La traversée du Pacifique, effectuée en deux étapes, était la partie la plus périlleuse du tour du monde de Solar Impulse 2 en raison de l'éloignement des sites d'atterrissage en cas de problème.

Au cours de la première partie de cette grande traversée océanique, entre Nagoya et Hawaï, André Borschberg avait piloté durant 5 jours et 5 nuits consécutifs, parcourant 8.924 km.

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Commentaires
a écrit le 25/07/2016 à 17:11 :
surtout une belle aventure pour le pilote, les concepteurs, et les journalistes, car cela n'apporte vraisemblablement pas beaucoup ni à la science, ni à l'écologie. une question: les batteries sont rechargées uniquement par les capteurs solaires en vol ou existe-t’il une recharge au sol comme pour une voiture électrique ?
a écrit le 25/07/2016 à 13:31 :
C'est le meilleur exemple d'un ECHEC en matière d'énergie verte.
En effet ce n'est qu'une expérience négative .. un objet de la taille d'un A380
capable d'emporter le seul pilote coutant des sommes astronomiques met pratiquement 15 mois pour faire son tour du monde .. mais à CINQUANTE A L'HEURE.
Et encore on parles d'énergie solaire .. c'est pire encore avec l'éolien ..
et ON VEUT FERMER CE QUI EST NOTRE PETROLE ... LES CENTRALES ATOMIQUES.. LAISSONS LES REVER
a écrit le 25/07/2016 à 11:24 :
Enfin une nouvelle technologique réjouissante et innovante et utile, ça nous change des projets des mégalomanes milliardaires d'internet.

Dommage que l'argent soit essentiellement dans les mains de gens incompétents sinon qu'est-ce quon aurait déjà éliminer comme fléaux sur cette planète.
a écrit le 25/07/2016 à 8:41 :
Bravo !

Belle réussite humaine et technologique.

Les applications n'ont peut être rien de révolutionnaire, mais cela démontre "au grand public" l’intérêt d'utiliser l’énergie du soleil. Énergie inépuisable et quasi gratuite.
Dans le stockage d’énergie électrique, on n'en est quasiment qu'au début de cette nouvelle ère.
Cette fois ci il ne faut pas louper la participation de nos entreprises et centres de recherches... le train est en marche.
Réponse de le 25/07/2016 à 14:59 :
"le train est en marche".

Faut surtout lui éviter la voie de garage
a écrit le 24/07/2016 à 20:49 :
Mars 2015 à juillet 2016 pour faire le tour du monde avec une voilure énorme afin de capter un peu d'énergie solaire, c'est un joli projet technique mais une contre-démonstration de l'avenir du solaire en aviation. Deux personnes à bord, mais augmenter la surface pour en emporter trois rendrait l'appareil encore plus (trop) lourd, ... Aucune solution pratique possible.
Ensuite, rien n'empêchera de fabriquer de l'hydrogène au sol avec le solaire et l'embarquer pour voler avec une pile à combustible de gros gabarit. Du solaire indirect.
a écrit le 24/07/2016 à 16:26 :
http://www.lemonde.fr/sport/article/2016/07/23/le-tour-du-monde-en-ballon-en-onze-jours-un-aventurier-russe-bat-le-record-de-steve-fossett_4973875_3242.html
a écrit le 24/07/2016 à 14:47 :
Solar Impulse est plutôt une contre pub au solaire qui a des applications immédiates nombreuses et avec beaucoup plus d'impacts positifs entre autres dans la mobilité avec les véhicules électro-solaires dont les résultats très positifs ne sont plus à démontrer : très peu de batterie (60 kg), très bonne autonomie : plus de 800 km de jour et plus de 500 km la nuit à plus de 106 km/h constants, tests homologués par la FIA, Guiness etc. La meilleure efficience possible pour des véhicules 2/4 places (très peu d'énergie et de matières premières consommées et compatible avec les véhicules autonomes dont le bilan est également favorable en ville notamment) : excellent aérodynamisme, coef de traînée, coef de roulement et gestion de l'énergie optimaux. Plus besoin de bornes de recharges coûteuses, pas de pollution etc. L'australien EXV Ventures lance le premier modèle commercial Immortus, le chinois Hanergy lance 4 modèles solaires (Harnergy solar S,O,L et R, de multiples universités de pointe ont lancé des modèles pré-industriels à transférer à l'industrie qui ont fait le tour du monde: eVe Sunswift, Sunriser Solar (ThyssenKrupp/Bochum), Stella Solar Lux etc Le solaire évolue également beaucoup dans le bâtiment avec le solaire hybride (électricité + chauffage + ventilation + pompe à chaleur etc : panneaux Dualsun, tuiles hybrides Nelskamp etc), il est également utile pour les petits avions électro-solaires comme pour de nombreux dirigeables et en partie grand avions en assistance etc. De même pour des véhicules urbains (Mellowcabs, Elf d'Organic Transit, Mö d'Evovelo, Veemo de VeloMetro Schaeffler Bio-Hybrid, etc). Bref ce sont des applications immédiates et considérables en impacts favorables contrairement à Solar Impulse qui n'est d'ailleurs pas très apprécié par les Suisses eux-mêmes, plus pragmatiques. On dirait presque que Solar Impulse est l'arbre qui cache la forêt et qui coûte cher pour pas grand chose sinon de démontrer ce que l'on savait déjà. Exemple : Sunriser Solar de ThyssenKrupp et Bochum Univ : http://bosolarcar.de/thyssenkrupp-sunriser/

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