La période d'observation de Fonderie de Bretagne prolongée jusqu'en avril
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L’entreprise emploie 286 salariés.
STEPHANE MAHE
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L’entreprise emploie 286 salariés.
STEPHANE MAHE
« La procédure se poursuit ». Voilà la conclusion du tribunal de commerce de Rennes ce mercredi concernant la période d'observation de l'entreprise Fonderie de Bretagne (FDB), ancienne filiale de Renault en redressement judiciaire. « C'est une prolongation de la période d'observation qui a été accordée », pour « aller vers une cession vers mi-avril », a précisé Maël Le Goff, secrétaire général CGT de FDB qui emploie 286 salariés.
Ancienne filiale du constructeur au losange, qui produit des pièces en fonte pour les suspensions et les échappements, FDB s'était déclarée à la mi-janvier en cessation de paiements et avait été placée dans la foulée en redressement judiciaire. À l'origine, FDB avait été vendue en 2022 au fonds d'investissement allemand Callista Private Equity. En juillet 2024, l'entreprise avait entamé des négociations avec un autre fonds d'investissement allemand, Private Assets, pour qu'il la rachète. Mais le refus de Renault - représentant 95 % de son chiffre d'affaires en 2024 - de s'engager sur des commandes futures avait fait capoter les négociations, selon la direction de FDB.
L'entreprise fait l'objet de deux offres de reprise, avait signalé sa direction début mars. L'une vient du groupe français Europlasma, spécialisé dans la dépollution et la fabrication de pièces forgées pour l'industrie de la défense. Selon Maël Le Goff, une autre lettre d'intention a été déposée par un troisième repreneur potentiel.
L'offre d'Europlasma prévoit « la préservation de plus de 80 % de l'effectif actuel », soit 240 emplois, « la poursuite de l'activité historique de production de pièces de fonderie, à destination de l'industrie automobile et de nouveaux secteurs » ainsi que « la diversification dans le domaine de la défense », avait indiqué début mars cette société girondine. Son offre, « comme toute offre, est à travailler », a commenté mercredi Maël Le Goff, expliquant que le syndicat s'oppose à des licenciements et à des suppressions de primes voulues par Europlasma.
« On voit beaucoup d'obus » dans le business plan prévu par Europlasma, « et il y a très peu de place pour la diversification, on ne veut pas repartir comme on était parti avec Renault, un seul produit », a poursuivi le syndicaliste, en soulignant que la production d'obus pour le secteur de la défense « est fluctuante » en fonction du contexte géopolitique. Le PDG d'Europlasma viendra présenter son offre aux salariés de FDB jeudi, lors d'un CSE extraordinaire, selon Maël Le Goff.
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« Si, malheureusement, malgré les montants engagés par Renault, aucun plan de reprise ne se dessine, on prendra nos responsabilités et on proposera un emploi équivalent aux salariés sur un de nos sites en France », avait toutefois lancé Luca de Meo devant les députés de la Commission des affaires économiques, début février.
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Le directeur général du groupe Renault, pointé du doigt pour son rôle dans la faillite de l'entreprise bretonne, s'était alors justifié. Pour lui, le virage des constructeurs vers l'électrique « réduit drastiquement les besoins en fonte ». Ce qui n'a pas été « correctement anticipé par les acteurs politiques et économiques », avait souligné Luca de Meo. « Est-ce qu'on peut demander à Renault d'assumer les conséquences d'un choix politique (et) l'échec du management de Fonderie de Bretagne ? » avait encore lancé le directeur général du groupe français.
(Avec AFP)
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