La PME Silmach a séduit l'armée de terre avec ses capteurs de chocs connectés
Amandine Ibled
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La Bourgogne-Franche-Comté, première région de la microtechnique et de l'horlogerie, veut aussi sa part dans les contrats liés à la défense. C'est dans ce berceau historique, à Besançon, que se positionne des PME innovantes, telle que Silmach, qui exploitent la miniaturisation pour répondre à des enjeux stratégiques.
Cette entreprise bisontine est spécialisée dans la conception de capteurs innovants, et vient de signer un contrat de 3 millions d'euros qui s'étend sur sept ans, avec le Commissariat des armées dans le cadre de son programme GMOS (Gestion et Monitoring des Structures) pour la fourniture de capteurs de choc destinés aux gilets pare-balles.
Créée en 2003, Silmach emploie 25 salariés et se positionne comme pionnier sur la scène internationale dans le domaine de la micromécanique sur silicium. Pour l'armée de terre française, Silmach a développé des capteurs, ultra-miniaturisé, autonome et sans énergie, capables de détecter et mémoriser les chocs subis. « Grâce à un indicateur visuel intégré, les forces armées pourront vérifier instantanément l'intégrité des protections balistiques, assurant ainsi une sécurité optimale aux soldats tout en réduisant les coûts de maintenance », souligne Pierre-François Louvigné, DG de Silmach.
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Les soldats envoyés sur le terrain disposent de protections anti-impacts de balles importantes, faites de plaques en céramique et en matériaux composites multicouches, qui sont intégrées dans les gilets pare-balles. Cependant, la céramique est fragile : elle peut se fissurer ou se casser si elle tombe accidentellement. Ce qui peut réduire son efficacité pour protéger les soldats. « Jusqu'à présent, il n'y avait pas de solution technologique permettant une surveillance en temps réel. Tout était vérifié par des contrôles non destructifs, notamment en fin d'opération ou lors de contrôles de routine », explique Pierre-François Louvigné. Ces vérifications nécessitaient des analyses en laboratoire, avec des moyens humains et des flux logistiques importants pour gérer les gilets endommagés ou susceptibles d'être défaillants. La nouvelle technologie de Silmach permet donc de réduire cette maintenance coûteuse tout en améliorant la réactivité opérationnelle.
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