[Bourget 2025✈️] Discours d'Emmanuel Macron sur le spatial... La cinquième journée se termine
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Le salon du Bourget a ouvert ses portes au grand public aujourd’hui.
Benoit Tessier
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Le salon du Bourget a ouvert ses portes au grand public aujourd’hui.
Benoit Tessier
Emmanuel Macron est arrivé en fin de matinée au Salon du Bourget à bord d'un A400M, l'avion de transport militaire d'Airbus. Absent lors de l'inauguration lundi en raison du sommet du G7 au Canada, le chef de l'État a choisi de se rendre sur place ce jour d'ouverture au grand public, afin d'y prononcer un discours sur la stratégie spatiale française et européenne.
Dès la sortie de l'A400M, sur le tarmac du Bourget, Emmanuel Macron a été interrogé sur le conflit entre Israël et l'Iran « Aujourd'hui, la France considère que l'Iran constitue un risque existentiel pour Israël. Il faut prioriser un retour à la négociation ». Le chef de l'État a également annoncé que le gouvernement allait organiser un débat au Parlement sur la guerre Iran Israël, et promis de réunir les chefs des partis politiques pour « échanger » sur ce conflit mais aussi sur Gaza et l'Ukraine. Précisant ensuite que cette réunion aurait lieu après le sommet de l'Otan la semaine prochaine.
En tout début d'après-midi, dans un discours très attendu qui a mis cette année l'accent sur l'espace, Emmanuel Macron a exhorté l'Europe à mener une « reconquête à marche forcée » dans le domaine du spatial, sur fond de concurrence grandissante des géants américains et chinois, et une forte dépendance des constellations d'Elon Musk. Et de souhaiter que l'Union européenne se donne les moyens de devenir une « puissance spatiale ». Il a ainsi promis de « se battre » pour une « préférence européenne » en la matière.
Le chef de l'État a également annoncé pour fin octobre une « stratégie spatiale nationale » française, qui s'articulera avec la stratégie européenne, et l'organisation début 2026 d'un « Space Summit » en France « pour consolider toute cette stratégie et mobiliser nos partenaires publics et privés à travers la planète ». Emmanuel Macron a par ailleurs relevé que l'Europe spatiale avait ces dernières années « manqué plusieurs tournants ».
« SpaceX a bouleversé le marché, Amazon se lance aussi. La Chine n'est pas en reste et je pense qu'il faut qu'on soit très lucide tous ensemble », a-t-il noté, en remarquant que les « Européens avaient été à deux doigts d'être totalement sortis du jeu des constellations LEO », les satellites en orbite basse encombrées où sont massivement déployés les satellites Starlink d'Elon Musk.
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« On ne peut pas accepter que nous, nos partenaires, devions passer ou dépendre de constellations non européennes en orbite basse », ce serait « une folie », a martelé le président français.
Emmanuel Macron a également soutenu l'augmentation de capital massive, annoncée jeudi 19 juin, pour développer l'opérateur des satellites Eutelsat. L'État a annoncé qu'elle allait réinjecter 717 millions d'euros dans le groupe Eutelsat dans le cadre d'une levée de fonds plus large, devenant ainsi son principal actionnaire. Le président Macron a appelé les acteurs extra-européens, « golfiques, indiens, canadiens, brésiliens » à en devenir « partenaires ».
Eutelsat est un acteur clé avec SES et Hispasat dans un consortium pour mener le projet européen de la constellation multi-orbites Iris², un chantier majeur pour la souveraineté stratégique européenne. Iris² s'inscrit comme un complément stratégique à Galileo et Copernicus, et comme alternative européenne aux constellations étrangères telles que Starlink (SpaceX), Kuiper (Amazon) ou OneWeb.
« C'est le programme européen le plus ambitieux jamais réalisé dans ce domaine stratégique de 10 milliards et demi d'euros (...). On doit l'accélérer, on doit le simplifier, mais surtout, on ne doit pas l'attendre », a souligné le président.
Côté satellite de télécommunications, il a salué les efforts de consolidation des poids lourds européens, Airbus, Thales et Leonardo pour construire « un champion européen des satellites compétitifs ».
Le président Macron a par ailleurs critiqué le « retour géographique en Europe », un principe de répartition des retombées économiques d'un programme spatial entre les pays membres d'une agence comme l'ESA, proportionnellement à leur contribution financière.
« On a mis un boulet au pied » d'Ariane 6, fusée symbole de l'accès de l'Europe à l'espace et qui avait pris du retard avant son premier vol inaugural l'été dernier et son premier vol commercial au printemps. « Les concurrents ont des règles de production beaucoup plus simples. Nous, on fait traverser nos satellites, nos lanceurs de missiles cinq ou six fois la frontière (...). Cherchez l'erreur », a indiqué Emmanuel Macron.
Il a rappelé que la dépense spatiale par habitat s'élevait à 200 euros aux États-Unis, 32 en Europe et 46 en France.« Alors qu'on prépare le cadre budgétaire à venir, le spatial doit être un enjeu clé, et on doit mettre plus d'argent en Européens sur le spatial », sans oublier de « continuer de faire venir les capitaux privés ».
Vietjet Air signe la plus grosse commande du Salon du Bourget avec Airbus. La compagnie low cost vietnamienne s'est engagée pour 100 A321 NEO. Ils vont venir renforcer la flotte, déjà 100 % Airbus, de la compagnie. Le contrat comprend aussi des options pour 50 appareils supplémentaires. Après 132 commandes fermes hier, le constructeur européen continue son cavalier seul dans un salon vraiment très calme.
👉 Pour en savoir plus : Airbus et Vietjet signent la plus grosse commande du Salon du Bourget
Le constructeur toulousain a engrangé 100 précommandes au Salon du Bourget et a décroché près de 200 millions de financements de la Floride pour construire son usine aux États-Unis. La société a également reçu le soutien du ministère des Armées pour développer un drone MALE.
👉Notre article sur le sujet : Salon du Bourget : Aura Aero passe la barre des 10 milliards de précommandes
Après MBDA, le duo KNDS-Delair a présenté son nouveau drone kamikaze au Salon du Bourget, ce mardi. Nom de code ? Damoclès. Ne dépassant pas le mètre d'envergure, ce petit drone avec sa charge explosive à l'avant a été pensé pour être utilisé comme un consommable. Les premières unités de cette future munition téléopérée doivent être livrées aux forces armées françaises le mois prochain.
👉Plus d'information ici : Défense : Damoclès, ce nouveau drone kamikaze de KNDS et Delair dévoilé au Bourget
Le constructeur aéronautique brésilien Embraer a annoncé mercredi une commande ferme de 60 appareils E-Jet E175 par la compagnie régionale américaine SkyWest. Cette commande, d'une valeur de 3,6 milliards de dollars au prix catalogue, inclut également des options d'achat pour 50 avions supplémentaires. Les livraisons débuteront en 2027.
Le gouvernement portugais a décidé d'acquérir un sixième avion de transport militaire moyen KC-390 Millennium, portant à six le nombre total d'appareils commandés depuis l'achat des cinq premiers en 2019, a indiqué Embraer.
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L'industrie aéronautique surveille de très près les progrès de l'intelligence artificielle. Airbus, Daher, Siemens, Tata... La technologie est sur toutes les lèvres depuis l'ouverture de cette 55e édition du Salon du Bourget.
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(avec AFP)
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