Stratégie lanceurs : comment l'Allemagne s'oppose fortement à Bruxelles et à la France

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Autant Paris souhaite tourner la page très rapidement d'Ariane 6 jugée non compétitive en développant un démonstrateur dès 2025, autant Berlin veut amortir cet investissement de 4 milliards d'euros, dont 1 milliard financé par l'Allemagne, pour au moins les 15 prochaines années.
Autant Paris souhaite tourner la page très rapidement d'Ariane 6 jugée non compétitive en développant un démonstrateur dès 2025, autant Berlin veut "amortir" cet investissement de 4 milliards d'euros, dont 1 milliard financé par l'Allemagne, "pour au moins les 15 prochaines années". (Crédits : ArianeGroup)
En matière spatiale, les coulisses révèlent crument les très fortes oppositions entre les grands acteurs institutionnels (UE, ESA et états membres). C'est ce que révèle le document officiel que La Tribune s'est procuré. Rédigé par le ministère des Affaires économiques allemand et envoyé à la Commission européenne, il montre comment Berlin s'oppose très fortement à Bruxelles et à Paris sur la stratégie à suivre dans le domaine des lanceurs. L'Allemagne conteste avec morgue le leadership que souhaite prendre la Commission européenne dans le spatial tandis qu'elle soutient une stratégie très différente de celle de Paris pour la filière lanceurs.

Tout comme la France, l'Allemagne, via le ministère des Affaires économiques et de l'Énergie, a répondu en février au questionnaire de la Commission européenne sur l'avenir des lanceurs en Europe. Mais avec beaucoup de réticences et d'agacements car l'Allemagne se dit "préoccupée" par "la raison d'être" de ce questionnaire et le "besoin d'ambitions suggéré" de Bruxelles dans le spatial en général, et en particulier dans le domaine des lanceurs. "Contrairement à la logique même du questionnaire, l'Allemagne ne voit pas la Commission européenne et l'UE se charger de la mission d'assurer un accès indépendant, fiable et rentable à l'espace", estime le ministère allemand, qui tire à boulets rouges tout au long d'un document officiel que La Tribune s'est procuré.

L'approche de la Commission européenne "semble non seulement négliger les principes bien établis dans la prise de décision stratégique et la définition des politiques au niveau européen, mais elle est également en contradiction avec la répartition efficace des rôles et des responsabilités en Europe, en particulier du rôle essentiel que l'ESA, l'Agence spatiale européenne, joue dans le secteur spatial européen", explique le ministère allemand des Affaires économiques et de l'Énergie. L'Allemagne souhaite cantonner la Commission à un rôle d'utilisateur des services de lancement d'Ariane 6. Pas plus...

"Les activités spatiales doivent être motivées par les besoins réels et non par le désir de créer une demande de services de lancement", explique l'Allemagne, qui donne une leçon à la Commission.

L'Allemagne s'oppose à Thierry Breton

Très clairement, l'Allemagne n'apprécie pas du tout l'initiative de la Commission européenne, et notamment du commissaire européen en charge du marché intérieur Thierry Breton, qui s'occupe de la politique spatiale européenne. Cette démarche "n'est pas conforme aux attentes de l'Allemagne concernant une politique européenne appropriée des lanceurs. Enfin, au-delà de la gouvernance et des considérations de fond, l'Allemagne a du mal à comprendre l'orientation actuelle que la Commission propose pour les activités spatiales liées à l'UE en général. Du côté de la gouvernance - et contrairement à la logique même du questionnaire -, l'Allemagne ne voit pas la Commission européenne et l'UE se charger de la tâche d'assurer un accès indépendant, fiable et rentable à l'espace", selon le ministère allemand.

Tout comme elle ne voit "aucune nécessité pour l'UE de rechercher une position de leader sur la scène mondiale dans le secteur des lanceurs". D'autant que si Berlin est attachée à l'indépendance européenne en matière d'accès à l'espace, elle continuera à garantir cet accès via l'ESA, soutenue par l'Allemagne. Ambiance. "Il incombe à l'Agence spatiale européenne et à l'industrie de fournir des lanceurs et leurs technologies pour les besoins européens", martèle d'ailleurs le ministère allemand.

Ariane 6 est le lanceur européen pour 15 ans au moins

Il est clair en outre que la France et l'Allemagne ne sont pas du tout alignées sur la stratégie à suivre sur l'avenir des lanceurs européens. Mais pas du tout sur plusieurs sujets vitaux. Autant Paris souhaite tourner la page très rapidement d'Ariane 6 jugée non compétitive en développant un démonstrateur dès 2025, autant Berlin veut "amortir" cet investissement de 4 milliards d'euros, dont 1 milliard financé par l'Allemagne, "pour au moins les 15 prochaines années". Selon l'Allemagne, le successeur d'Ariane 6 ne doit arriver qu'au "milieu des années 2030". Elle estime les coûts de développement pour un nouveau lanceur à "au moins 6 milliards d'euros" et pour une famille de lanceurs complète à plus "de 10 milliards d'euros".

"Dans le même temps, des questions fondamentales restent sans réponse : comment ces ambitions seraient-elles financées sans mettre en danger l'actuel programme spatial de l'UE qui manque déjà de financements suffisants ?", s'interroge ironiquement le ministère des Affaires économiques et de l'Énergie.

Pas question donc de lancer les travaux pour le prochain lanceur lourd européen. Pourquoi ? Selon l'Allemagne, "la question du lanceur qui succèdera à Ariane 6 - et plus encore du "choix technologique" d'un tel lanceur - est prématurée. Surtout, nous ne voyons aucune avancée en soi sur d'éventuelles percées ou nouvelles technologies disruptives (...). Il n'appartient pas à la Commission ou aux agences nationales de les définir". Pour l'Allemagne, "aucune" technologie disruptive "fondamentale n'est apparue depuis 60 ou même 70 ans". A l'exception de la réutilisation du premier étage qui est jugée par Berlin comme une "petite modification". "Le contexte technique n'est en aucun cas disruptif", affirme le ministère des Affaires économiques et de l'Énergie, qui suggère qu'il est urgent d'attendre pour lancer une nouvelle famille de lanceurs européens.

Si la France juge vital de poursuivre le modèle économique des lanceurs européens avec Ariane 6 (lancements institutionnels et commerciaux), l'Allemagne ne partage pas non plus cette vision. "La participation (d'Ariane 6, ndlr) à la compétition mondiale basée sur des subventions payées par les contribuables européens n'est pas souhaitable", affirme le ministère allemand. Résultat, "un système de lancement compétitif européen au niveau mondial n'est pas un objectif prioritaire pour l'Allemagne". D'autant que la compétition est, selon elle, complètement biaisée : "la demande institutionnelle nettement plus importante aux États-Unis, en Russie et en Chine financera toujours les offres commerciales de manière croisée. Un système européen ne pourrait survivre dans cet environnement qu'avec de lourdes subventions gouvernementales annuelles". C'est donc non.

"Pas touche" au retour géographique

Ce n'est pas une surprise, l'Allemagne défend le retour géographique mis en place par l'ESA alors que, de son côté, la France souhaite le réformer pour rendre la filière plus compétitive. Ce n'est pas l'avis de Berlin. Et menace même. Sans les règles de l'ESA, la répartition industrielle "forcerait vraisemblablement presque tous les États membres (y compris l'Allemagne) à se retirer ou à ne plus soutenir les développements du lanceur. En conséquence, cela supprimerait l'incitation pour la majorité des États membres de l'UE à utiliser des lanceurs européens", explique-telle. Ou comment l'Allemagne dicte par la force sa volonté... et tient absolument en même temps à éloigner de la filière lanceurs la Commission européenne, qui "tant qu'acteur supplémentaire aurait probablement même un effet négatif".

En revanche, Berlin souhaite introduire de la concurrence dans la filière industrielle. Notamment en faisant émerger des rivaux face à ArianeGroup et ses fournisseurs à l'image de l'irruption de SpaceX qui s'est installé durablement aux Etats-Unis à la fin des années 2000. C'est pour cela que l'Allemagne recommande d'éviter de "concentrer" tout le développement d'une nouvelle famille de lanceurs européens pour environ 6 à 10 milliards d'euros sur les "acteurs industriels existants (ArianeGroup et sous-traitants)". Par ailleurs, "l'UE, en tant que client des services de lancement, devrait - avec l'ESA et les utilisateurs nationaux - réfléchir aux moyens d'introduire des éléments de concurrence dans ses achats de services de lancement", assène le ministère des Affaires économiques. Clairement, Arianespace est également dans le collimateur de Berlin.

"Jusqu'à aujourd'hui, il n'y a pas de concurrence européenne possible dans les catégories actuelles de lanceurs Ariane - et Vega -, alors qu'une concurrence vivante émerge dans le domaine des micro-lanceurs dans toute l'Europe. La prochaine étape logique serait de développer cette concurrence sur des systèmes de lancement et de charges utiles plus lourds", explique l'Allemagne.

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a écrit le 02/05/2021 à 9:16 :
Pour faire simple , s'est celui qui paie les factures est çelui qui décides ...
L'Allemagne défends sont industrie et imposse les grands programmes .
Donc, comme la France est incapable se stopper l'immigration et de reduire ses depence sociale ( les deux sont inséparable ) , nous somme incapable de relancer notre économie et dè sortir de la ruine qui nous guette ...
Depuis le regroupement familiale , le droit du sol et une politique de naturalisation scandaleuse notre pays se ruine ...
Donc notre pays ne peux plus rien décider dans notre union . L'Allemagne avec sont argent donne la direction et lá marche a suivre...
Mais tous vas bien , ils ne faut pas le dire ...
a écrit le 21/04/2021 à 21:31 :
C'est pourtant simple ! L'Allemagne défend ses industriels en priorité ! Déteste dépenser de l'argent public pour rien ! Et surtout déteste les strates administratives inutiles ! Conclusion c'est le contraire de la France qui invente avec un certain brillo (que le monde ne nous envie pas) des usines à gaz peu fonctionnelles pour énarques pantouflards ! Comprenez que d'un côté on fait de la réal politique sérieuse et de l'autre on veut faire du compérage avec l'argent des autres !
Réponse de le 24/04/2021 à 8:54 :
Encore du french bashing à 2 balles...
a écrit le 21/04/2021 à 18:20 :
La commission européenne outrepasse constamment ses attributions : la dernière en date,
les dimensions des latrines et le diamètre du tuyau d'écoulement arrière
a écrit le 21/04/2021 à 13:34 :
Nous avons deux problèmes fondamentaux: D'une part la Commisssion Européenne et l'ESA sont en complet recouvrement et se battent pour savoir qui sera le chef, d'autre part la C.E. ne connait rien au spatial et ne fait que de la politique et l'ESA n'a jamais considéré dans ses prérogatives de construire une industrie efficace puisque son objectif affiché est de diffuser la technologie et la connaissance. Autrement dit, on n'est pas rendu...
Réponse de le 21/04/2021 à 14:02 :
"l'ESA n'a jamais considéré dans ses prérogatives de construire une industrie efficace"... C'est la mission première de l'ESA de soutenir l'industrie Européenne et même d'en définir les compétences, comme lorsqu'elle décide que la compétence horloge atomique de Galileo sera sur une société particulière (Suisse au passage) ou bien lorsqu'elle décide d'attribuer la compétence des senseurs optiques en France par exemple. Il n'y a pas de recoupement du tout , l'ESA agit comme agence technique, la Commission définit les politiques sur quelques programmes, car la Commission n'a qu'une compétence limitée dans ce domaine au titre des traités. La majorité des programmes spatiaux n'est pas du ressort de la Commission à ma connaissance, mais plutôt de l'ESA ou des agences nationales.
Ce qui est urgent de revoir, c'est la gouvernance d'un système de financement et des agences multiples où les overheads sont tels que 100 € publics investis ne génèrent sans doute pas plus de 50 € chez les industriels.
Réponse de le 21/04/2021 à 23:02 :
"C'est la mission première de l'ESA de soutenir l'industrie Européenne et même d'en définir les compétences" Ce qui ne signifie nullement pour l'ESA choisir le plus efficace. Le retour géographique est une calamité.
Si vous avez l'occasion de discuter avec des représentants de l'ESA je vous invite à leur soumettre la question.....ça n'est pas d'hier.....
Réponse de le 22/04/2021 à 8:15 :
Merci. J ai travaille 15 ans dans le secteur spatial dont 8 a l ESA..le retour geographique c est impose par le systeme intergovernmental lequel au passage ne s applique pas a la Commission Si decriee. Mais Si vous avez un meilleur systeme n hesitez pas a faire une communication..
a écrit le 21/04/2021 à 12:45 :
Des rasoirs jetables ! Des couverts jetables ! Des gobelets jetables !
Mais que diront on d'une voiture jetable !

Alors une fusée !!
a écrit le 21/04/2021 à 12:12 :
l'ESA a profité de la traversée du désert de la NASA au tournant des années 90, pour prendre le leadership des vols cciaux de satellites ds les années 2000, en captant plus de 50 % de ce marché. Forte de ce quasi monopole, elle s'est contenté, ds les années 2010 d'améliorer son lanceur gagnant Ariane 5 par un gain en capacité, modularité et adaptabilité tt en recherchant la baisse du coût de lancement, sans véritable rupture technologique avec Ariane 6.
La rupture est venue une fois de plus de l'Amérique qui a érigé l'innovation en véritable boussole pour se relancer ou se maintenir ds la course au leadership technologique planétaire, depuis 1/2 siècle, titillee déjà à l'époque par la montéeen puissance technologique du Japon et bientôt des dragons asiatiques.
Avec une illustre inconnue venue de nulle part, Space X ( comme Tesla, ds l'univers de la mobilité électrique), née de la volonté d'un E Must, génial visionnaire, as du marketing et véritable meneur d'hommes. Un seul individu, pour simplifier à l'extrême, a mis en défaut la vigilance ou pire, l'absence de vigilance des armada d'ingénieurs et managers de HT niveau de l'ESA et du CNES ( MOE initial talentueux d'Ariane). Et pour la voiture électrique, il s'en est fallu d'un cheveu qu'on n'ait pas un scénario similaire ( mais en pire avec en plus l'irruption des firmes coréennes et chinoises) avec le sursaut tardif de l'UE par un renforcement drastique des normes antipollution sur les véhicules, imposant le Gd Braqué salutaire des constructeurs européens vers l'electrique.
Mais nul n'est à l'abris d'une telle myopie d'ordre stratégique, pas même l'Amérique avec Boeing et le fiasco du 737 Max, face à la réussite de l'A320...
a écrit le 21/04/2021 à 11:55 :
La France a en effet pas vu l émergence des nano sat et a ignoré la baisse significative du marché des "gros satellites" de 50/an le marché aujourd’hui est à une dizaine
Par ailleurs contrairement à Space X Ariane est "plombée " par le retour géographique
Bref dans le proche futur il restera deux sociétés commerciales de lancement SPACE X pour les "gros" et Rocket lab pour les petits
a écrit le 21/04/2021 à 11:35 :
si vous etes encore a douter de la véritables envie de construction europeenne
de l'allemagne voici un episode de plus dans sa volonté de rupture
tout est prétexte pour valoriser l'industrie germanique contre le reste de l'europe
il est temps pour la france de faire valoir son opposition
Réponse de le 21/04/2021 à 13:38 :
Effectivement il y a une pression Allemande assez malsaine en ce moment pour récupérer un maximum de retour dans l’aéronautique. C’est malsain parce que pas toujours justifié et l’Allemagne, qui est tout de même une grande nation de l’aéronautique, ne peut prétendre être la référence systématique de ce domaine. Ça donne des Galileo ou des A400M avec des années de retard.
Pour autant, je suis assez d’accord avec l’Allemagne sur le fait que c’est à l’ESA de définir et proposer les stratégies et non à la commission. La centralisation des choses sur des fonctionnaires, à l’image de la France dans plein de domaine, ne marche pas et on le sait.
Réponse de le 21/04/2021 à 15:12 :
chaque pays defend ses interets. rien d anormal a ca. vous croyez que la France va abandonner la PAC qui pourtant est completement depassée ?
Idem avec le parlement a Strasbourg

Il y a au moins un point au je suis d accord avec les allemands: la commission n a aucune competance pour gerer un programme spatial. Ils arrievnt deja pas a gerer un approvisonnement de vaccin alors construire une fusee ...
a écrit le 21/04/2021 à 11:06 :
L'allemagne cherche comme d'habitude a siphonner le savoir et la technologie française dans l'armement, aéronautique, et le spatiale...

Sa stratégie est toujours prévisible: On promet d'avoir des besoins supérieurs afin d'obtenir plus de retour géographique, une fois le projet bien avancé ou finalisé on revient sur les besoins qui avaient été exprimé afin de réduire la facture et en jouant les vierges effarouchées. Bref cela devient agaçant cette façon de constamment tirer la couverture, cela ne va pas leurs servir quand on connait l'histoire de ce pays lors du siècle dernier....

Il est temps de clarifier (les peuples ) ce que l'on attend du projet de l'UE. Soit il s'agit d'une alliance mercantile avec des facilités de déplacement et des mutualisation sur des sujets mineures, soit on fait un projet structuré avec une politique extérieures, économique (ou par exemples les champions de chaque domaine prennent le leadership. N.B. c'est pas avec le plus mauvais que l'on progresse). Par ailleurs, cela permettra d'eviter de passer pour des faibles auprès des autocrates ou autres régimes autoritaires
a écrit le 21/04/2021 à 10:37 :
C'est une "union" qui se prétend forte... mais dont chacun y puise les avantages et évacue sur les autres les inconvénients! Bref! L'union des faiblesses ne fait pas une force! Mais les multinationales ne s'en plaindront pas!
a écrit le 21/04/2021 à 10:35 :
C'est une "union" qui se prétend forte... mais dont chacun y puise les avantages et évacue sur les autres les inconvénients! Bref! L'union des faiblesses ne fait pas une force! Mais les multinationales ne sont plaindront pas!
a écrit le 21/04/2021 à 10:30 :
Nous allons doucement mais surement vers un éclatement de l'UE avec un nord mené principalement par l'Allemagne et les Pays Bas et un sud mené par la France avec un allié temporaire l'Espagne pour ce dernier,selon sa majorité basculera soit dans une neutralité soit vers les pays du nord. l'Italie sera hors course trop affaiblie économiquement et politiquement. Cet éclatement dans les prochaines 20 années nous amènera vers un nouveau conflit en Europe qui comme par le passé opposera la France à l'Allemagne. L'Europe occidentale dans son ensemble y compris l'Allemagne déclinera dans les années. L'Asie prendra la place de l'occident au 21 siècle, l'Amérique essaiera tant bien que mal à se maintenir et l'Afrique deviendra la croissance mondiale. L'UE est devenu une chimère nous avons loupé la puissance qu'elle aurait pu être dès la chute du mur en 89. En 90 l'Europe a choisi le marché la finance au détriment d'une politique de puissance. Quel gâchis et pourtant à titre pressionnel j'y ai cru. Trop de divergences pour que ce rêve devienne réalité.
Réponse de le 21/04/2021 à 15:08 :
@surement votre analyse ne tient pas la route
1) un sud "mené" par la France voila notre problème depuis toujours : il s'agit de coopérer de travailler ensemble pas de commander!
2) pourquoi l'Espagne "allié temporaire" expliquez vous : peu d' habitants ? pas ou peu de technologie ? peu d'industrie ? un pays divisé entre basques / catalans / castillans...
3) l'Italie 60 millions d' habitants 2° industrie en Europe , présente avec nombres de technologies dans tous les domaines maritime, aéronautique, spatial.... !
Que pourrais faire notre pays seul ? je crois que votre vision n' est qu'un rêve je dirais même un cauchemar, que resterait t il d'une France seule ?
posez vous la question .
Il faut arrêter de vouloir commander à chaque coopération, les autres ne sont plus intéressés exemple: nos politiques veulent une armée européenne ( une bonne chose si les USA acceptent ce qui n'arrivera pas) avec aux commandes la France eh bien cela ne marche plus ainsi. Je crois que l'Allemagne avec les autres pays Européens vont faire le nécessaire pour nous remettre à notre place. Et n'oubliez surtout pas que seul nous n'avons pas de poids même avec la bombe et le siège ONU.
Réponse de le 21/04/2021 à 18:05 :
Je pense que vous avez lu trop vite mon commentaire. Comme vous dites la France avec son siège à l'ONU et sa bombe est peu de chose. La France est toujours arrogante mais incapable de tenir ses engagements. J'ai eu la chance par mon métier de passer plus de 3 décennies hors de nos frontières et sur 4 continents j'ai vu y compris dans l'industrie la perte de compétitivité de notre pays. J'ai connu cette arrogance de nos ambassades, des conseils éco plus occupés par leur classement au tennis que par la compétition du business. Pendant la période si chère à de nombreux français nostalgique le début des années 80 je posais mes valises en Asie déjà une fourmilière alors que nous chantions le rose avant de connaitre rapidement le gris car le monde depuis bien longtemps ne voyait plus la France comme un grad pays mais dans un classement moyen. Je pense assez bien connaitre le monde au delà de nos frontières pour savoir que la France seule ne pèse pas malgré les discours pompeux de l'ensemble de notre classe politique mais je pense aussi que l'Europe n'existe pas, certainement le plus grand gâchis pour notre avenir. Ce qui me fait écrire que l'Europe explosera car chacun joue sa partition dans une cacophonie qui ne pourra finir que par un conflit à moins que nous ayons et pas qu'en France des politiques capables de parler à leurs citoyens et d'agir sous la seule bannière Europe en tant que puissance politique et économique pour l'instant ceux ci ne sont pas au rdv et ce n'est pas nos dirigeants actuels qui sont capables de cette intelligence. Notre président très!!! européen mais tellement français arrogant qu'il ne pointe pas pour l'avenir de l'UE. Bonne soirée
Réponse de le 22/04/2021 à 18:57 :
a surement ;Pour mener l Europe du spatial et de la défense comme d habitude vous voyez la France mener les pays comme l LESPAGNE et L ITALIE ce laisser commander par l arrogance françaises mais comme pour l avion européen cela ne marche pas les autres nations ont leurs mots a dire et vous sous estimer les italiens qui ont des compétences dans l industries spatial aéronautiques naval et automobiles et premiers fabricant de machines agricoles d Europe un secteur poids lourd que la France na plus et pourtant vous panser que la France est supérieure a L ALMAGNE et aux autres nations européennes pas capable de fabriquer un vaccin pour le covid
a écrit le 21/04/2021 à 10:30 :
Oui, on connaît l'Allemagne de Merkel maintenant. D'abord toujours contre histoire de se faire prier, puis pour mais demandant le max de retour géographique puisque c'est elle qui paie le plus. Si les idées valaient de l'or, la France serait riche car on ne peut pas dire qu'elle ne soit pas force de proposition. L'Allemagne quand a elle, après toutes ses années de statu quo stérile ne vaudrait pas grand-chose....les gamins rêvent en regardant space x (n'en déplaise au ecolo), l'Europe elle, ne fait plus rêver grand monde. Merci qui???
a écrit le 21/04/2021 à 10:27 :
Après avoir rigolés pendant des années des déboires de SpaceX en regardant les 1er étages de leurs fusées s'écraser sur une barge en mer, Arianespace et toute la clique de lobbyistes bruxellois se retrouve aujourd'hui avec pour seul projet, une Ariane 6 complètement dépassée qui n'a STRICTEMENT AUCUN AVENIR...
Et ces problèmes de recherche & développement non-faits dans le domaine spatial sont également présents dans le domaine militaire pour les missiles hypersoniques manoeuvrants avec des vieilles technologies de vecteurs qui sont aujourd'hui bonnes pour la casse...
a écrit le 21/04/2021 à 10:18 :
Une fois de plus, la bureaucratie européenne, (qui s’est approprié le titre "d’Europe", alors que l’Europe, ce n’est pas cela), montre qu’elle est un problème, pas une solution. Depuis 40 ans, le spatial a très bien fonctionné sans eux ! Malheureusement, (une fois de plus), les bureaucrates n’ont rien vu venir, rien anticipé. Et ce n’est pas la commission européenne, qui changera quelque chose. Rappel : il y a 25 ans (1995-96), on lançait... 12 Ariane par an, et jusque 14 lancements en année glissante (!) (cf. historique des lancements Ariane). Il y a 15 ans, Arianespace regardait Space X de haut. Seulement voilà, en 2020, Space X a lancé plus de 20 fusées, tandis que le dernier lancement d’Ariane V remonte... au 15 Août 2020 !!! C’est carrément la catastrophe. Voilà ce qui se passe, quand on nomme à la tête de certains établissements industriels les copains, au lieu de nommer les dirigeants sur le seul critère de la compétence ! Rigolons aussi, au passage, sur le prétendu "couple franco-allemand" !
a écrit le 21/04/2021 à 9:42 :
La position Allemande a le mérite de la cohérence.

Ariane6 a été conçue pour des lancements moins chers. La France veut tout changer dans l'urgence mais le problème est qu'il n'y a aucune stratégie spatiale en europe.

Sur Ariane 6 les industriels se sont gavés et maintenant il faudrait tout refaire pour faire un lanceur réutilisable ? Cela n'a aucun sens.

Si L'Europe accepte de payer payer les lancements ariane6 alors ce projet vivra.

Par contre malheureusement l'europe n'a aucun lanceur Human Proven et aucune capsule disponible pour des vols habités alors que SpaceX a su avec le même lanceur faire une capsule et le valider.

Et soyons honnête le spatiale habité ou l'exploitation de l'espace n'a aucun avenir et aucune intérêt avec les technologies actuelles.
Les satellites ont encore un bel avenir devant eux parcontre.
a écrit le 21/04/2021 à 9:06 :
La commission devrait interdire d'utiliser autre chose qu'Ariane pour toute commande publique ou para publique.
Il vaut mieux que la commission spécialisé les pays, les retombées de charge de travail doit se voir au global et non par projet comme les allemands le veulent en tirant la couverture systématiquement.
C'est de cette nouvelle répartition qu'on a besoin avant de lancer de nouveaux projets, comme le scaf. Vous allez me dire qu'il n'est pas européen ce projet, alors il faut qu'il le devienne sinon les pays européens vont s'épuiser dans des projets concurrents...
Les projets à plus d'1 milliards par exemple doivent être européens, hydrogène etc...
a écrit le 21/04/2021 à 8:02 :
Ah, l’Allemagne. Ils sont contre toujours. Jusqu’à ce que les autres fasses dés concessions et donnent leur donne de la charge de travail, le leadership, des technologies, etc

Ah, la France. Qui propose des avancées, veut faire bouger les lignes, travailler en équipe, et qui pour ça fini toujours pas se faire marcher dessus et à se faire dépouiller de son savoir et sa charge de travail.
Réponse de le 21/04/2021 à 10:33 :
"La France qui propose de travailler en équipe"... la blague ! Cette France qui a fuit le 1er projet de conception d'un avion de chasse commun en Europe? Auquel à participé l'Allemagne... Projet anglo-italo-spano-allemand... Un seul réfractaire.... Pour des questions évidentes de retour géographique... unique!
Pour les intérêts d'une firme !
a écrit le 21/04/2021 à 7:34 :
L'Allemagne, encore une fois ... le couple franco-allemand est une legende chimérique.
Réponse de le 21/04/2021 à 9:18 :
C'est un jolie conte pour enfants !
a écrit le 21/04/2021 à 7:29 :
Faites du bien à un vilain...
a écrit le 21/04/2021 à 6:47 :
C'est bien l'europe....

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