Stratobus, le "game changer" de Thales toujours en salle d'attente
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Avec Stratobus, Thales Alenia Space (TAS) avance prudemment. Peut-être trop. Alors que ce dirigeable stratosphérique de la famille des HAPS (High Altitude Platform System) semble être un véritable "game changer" sur certains théâtres d'opération comme la bande sahélo-saharienne (BSS) pour l'armée française, la filiale spatiale de Thales (67%) et de Leonardo (33%) prend tout son temps. Tout comme le ministère des Armées d'ailleurs. Il devait être mis en service à l'horizon 2020. Il ne l'a finalement pas été. Quand sera-t-il commercialisé ? "On va être prudent tant qu'on n'a pas une bonne visibilité sur le financement complet. Cela viendra effectivement un peu plus tard, répond à La Tribune le PDG de TAS, Hervé Derrey. Mais clairement pas avant fin 2021". Pour se lancer, TAS compte sur un financement du Fonds européen de défense pour développer Stratobus, dont le coût de développement est estimé entre 100 et 150 millions d'euros.
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A force d'attendre un financement public, le Stratobus ne va-t-il finalement pas rater le très précieux "time to market" ? "Si on regarde les autres initiatives du même type, nous avons quand même toujours une assez grande avance avec le concept que nous proposons, estime Hervé Derrey. Il existe d'autres concepts, qui pourraient être potentiellement complémentaires au nôtre mais avec des missions sur des durées de permanence un peu plus courtes. On ne voit pas d'autres projets équivalents ayant un positionnement identique au nôtre. Je n'ai pas cette inquiétude aujourd'hui très franchement".