Aéronautique : MRO, IA et résilience… ces sujets qui vont animer le Salon du Bourget

Pierrick Merlet
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PASCAL ROSSIGNOL

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La surchauffe est dans tous les esprits. Selon le cabinet Oliver Wyman, l'industrie aéronautique doit faire face à « un carnet de commandes de plus de 17 000 avions non livrés, qui pourrait nécessiter quatorze ans à absorber au rythme actuel ». En parallèle, le trafic aérien reprend sa marche en avant pré-Covid-19.
« Nous avons rattrapé, puis dépassé en 2024, le niveau de trafic aérien d'avant la crise sanitaire », contextualise Guillaume Hue, d'Archery Strategy Consulting. Or, l'industrie aéronautique connaît des difficultés à suivre la demande des compagnies aériennes et ce, pour plusieurs raisons. Cet effet ciseaux pourrait ainsi profiter directement au marché de la maintenance (MRO). Nul doute que les membres de ce segment se démarqueront lors du prochain Salon du Bourget, dont l'édition 2025 décolle le 16 juin.
« Tout le monde a désormais compris que le marché est là et de nombreux acteurs tentent de séduire les compagnies en promettant les plus faibles temps d'immobilisation au sol possibles. L'Inde se positionne sur le MRO, tout comme Singapour ou encore Dubaï, grâce à leur positionnement géographique. Il y aura deux fois plus d'avions en vol d'ici 2050, donc deux fois plus de maintenance. C'est un marché qui va devenir intéressant », observe Jean-Louis Rassineux, associé au cabinet Deloitte et spécialiste de l'aéronautique.
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Alors que la flotte mondiale d'aéronefs devrait croître de 3,7 % par an dans les dix prochaines années, selon des données d'Oliver Wyman, les compagnies aériennes semblent avoir engagé un processus de vieillissement de leur flotte malgré elles. Si en 2020, l'âge moyen d'un appareil était de 10,5 ans, celui-ci monte à 12,6 ans en 2024, d'après Archery Strategy Consulting. Soit une progression d'environ +20 % en un laps de temps assez court, alors que la dynamique était plutôt à un rajeunissement des avions avant la crise sanitaire. Mais l'arrêt, puis le ralentissement, de la production des chaînes d'assemblage a perturbé cette dynamique.
Pierrick Merlet