Aéronautique : année de haut vol pour le groupe Safran
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Malgré une production de moteurs Leap très loin des attentes, Safran sort d'une très bonne année.
Sarah Meyssonnier
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Malgré une production de moteurs Leap très loin des attentes, Safran sort d'une très bonne année.
Sarah Meyssonnier
Safran n'a pas chômé en 2024. Le groupe y a engrangé plus de 27,3 milliards d'euros de chiffre d'affaires, soit une progression de près de 18 % par rapport à l'année précédente. Une hausse qui s'est ressentie sur le reste des résultats. Ce que n'a pas manqué de souligner son directeur général, Olivier Andriès.
« Safran réalise à nouveau une année remarquable, atteignant des niveaux records en termes de chiffre d'affaires, de résultat opérationnel et de cash-flow. La marge opérationnelle s'établit à 15,1 % du chiffre d'affaires, en progression de 150 points de base, notamment portée par le dynamisme des activités de services dans toutes les divisions, par l'attention constante portée à l'excellence opérationnelle et par le retour à la profitabilité d'Aircraft Interiors », s'est-il ainsi félicité.
Le paradoxe, déjà constaté depuis le début de l'année, c'est que le nombre de moteurs livré par Safran Aircraft Engines - principale société du groupe - a sensiblement reculé. Le Leap, qui équipe les Airbus A320 NEO et Boeing 737 MAX, est en chute de 10 % par rapport à 2023, s'établissant à 1.407 livraisons. Et ce, alors que le programme est censé être en phase de montée en cadence.
À lire également
Le groupe indique néanmoins que « la baisse des volumes a été plus que compensée par le mix clients et les prix ». Et comme l'a souligné Olivier Andriès, les résultats ont surtout été portés par les activités après-vente, qui représentent désormais près des deux tiers du chiffre d'affaires de l'activité propulsion, avec l'envol des services de 38 % et des pièces de rechanges de 16,5 %.
Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise
Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028
Nucléaire : le Blayais finalise son dossier pour accueillir les réacteurs nouvelle génération
Industrie, mobilités, logements, géothermie : la nouvelle offensive verte de l’Occitanie