Le lobby français du luxe s'ouvre à l'Europe

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Les soixante-quinze maisons françaises du Comité Colbert invitent les associations européennes équivalentes à parler avec elles d'une seule voie face aux députés européens.

Comment être plus puissant face à une nébuleuse de députés et autres politiciens européens de plus en plus vaste ? C'est ce à quoi ont tenté de répondre les grandes maisons françaises du luxe réunies au sein de leur association, le Comité Colbert, lors de l'assemblée générale du 29 juin. Pour la première fois de son histoire, ce lobby très français s'est ouvert à d'autres maisons européennes. Font donc leur entrée, à côté d'Hermès, Vuitton ou Baccarat, le porcelainier hongrois Herend, le verrier tchèque Mosen et les allemands Mont Blanc (instruments d'écriture appartenant au groupe Richemont) et Leica (appareil photographique).

"Nous avions particulièrement besoin d'avoir une voie allemande plus puissante au sein de l'Europe, c'est la raison pour laquelle nous avons fait une place prioritaire à l'Allemagne et à l'Europe centrale", reconnait la déléguée générale du comité, Elisabeth Ponsolle des Portes, qui assure cependant que ces maisons étrangères ne pourront pas être plus de dix à côté des soixante-quinze marques françaises.

Symboliquement, le Comité Colbert a par la même occasion invité les autres associations européennes à le rejoindre au sein d'une alliance baptisée Eccia, pour European, Cultural and Creative Industries Alliance. Parmi elles, l'italienne Altagamma, l'anglaise Walpole ou la toute nouvelle espagnole Circulo Espanol del lujo Fortuny.

L'objectif est de parler d'une seule voix sur des sujets à la fois internes à l'Europe, tels que la défense des règles de distribution sélective ou l'harmonisation juridique et fiscale pour faciliter le commerce transfrontalier, mais aussi et surtout externes. Les maisons de luxe demandent par exemple un renfort des autorités face aux contrefaçons chinoises ou encore plus de réciprocité commerciales avec certains pays, comme l'Inde ou le Brésil, qui érigent des barrières douanières parfois très élevées.

Elisabeth Ponsolle des Portes a rappelé à cette occasion que dix-huit des vingt-cinq leaders mondiaux du luxe sont européens et que 84% de la production des "maisons Colbert" était destinée à l'exportation, contre 75% en 1995.

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Commentaires
a écrit le 01/07/2011 à 16:59 :
Pouvez-vous me rappeler le nombre d'emplois que représentent les "maisons Colbert" et assimilées : en France, en Europe et dans le reste du monde ? Et peut-être faut-il compter aussi les emplois induits (sous-traitants, artisan ou/et créateur indépendant, ...) ?

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