L'austérité budgétaire a-t-elle alimenté la crise de la viande de cheval outre-Manche?

latribune.fr

latribune.fr
Les "sages" britanniques tapent sur les doigts du gouvernement Cameron. Outre-Manche, le National Audit Office (Bureau d'audit national, la Cour des comptes locale) fustige la mauvaise gestion de la crise de la viande de cheval par les autorités du pays dans un rapport publié ce jeudi. En cause notamment: des coupes budgétaires qui ont réduit le nombre de contrôles sur l'authenticité des aliments.
Le problème ne date pas d'hier: aucun test sur la présence de viande de cheval dans l'alimentation n'avait été réalisé depuis dix ans. Mais au gré des coupes budgétaires, la situation se serait aggravée. "Depuis 2010, le nombre d'experts en Angleterre est passé de 40 à 29", souligne par exemple l'organisme.
En conséquence, les traces de viandes de cheval trouvées dans des plats préparés censément à base de bœuf n'ont pu être découverts plus tôt, et ce "malgré des indication de risques élevés", comme les prix très bas de la viande vendue.
La NAO pointe en outre le manque de clarté sur la responsabilité administrative de la crise. En 2010, la gestion de l'authenticité de la nourriture avait été confiée au Département de l'Environnement, de l'alimentation et des affaires rurales, alors qu'elle appartenait auparavant à la Food Standards Agency (l'agence publique chargée de surveiller l'alimentation).
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Neuf mois après que le scandale a éclaté, l'enquête est toujours en cours et la cause de la falsification sur le sol britannique n'a pas été identifiée malgré l'arrestation de cinq personnes en Grande-Bretagne. En France, l'enquête de la DGCCRF a pointé la culpabilité potentielle de l'entreprise Spanghero, depuis rachetée par son fondateur.
-----
Pour aller plus loin:
À lire également
latribune.fr
Décarbonation de l’aviation : le pari du e-SAF dans le sud de la France
Trump rallume la chaudière du charbon américain avec 700 millions de dollars
Micro-réacteurs nucléaires : Antares franchit le cap décisif de la criticité
L’industrie française repasse les 10% du PIB, mais les usines continuent de fermer