L'acquisition la plus importante dans le secteur des cosmétiques ces dix dernières années. Les groupes américains Procter & Gamble et Coty ont annoncé jeudi 9 juillet avoir conclu un accord d'un montant de 12,5 milliards de dollars (11,3 milliards d'euros) sur la fusion entre Coty et 43 marques de parfums et cosmétiques de P&G. Réalisée lors d'une mise aux enchères, la transaction avait été rapportée le 15 juin par le New York Post.
Les activités concernées recouvrent des marques de cosmétiques comme Max Factor et CoverGirl, de parfums et de soins pour les cheveux comme les shampoings Wella. Les licences pour les parfums Gucci, Hugo Boss, Dolce & Gabbana ainsi que Lacoste font également partie du deal.
Procter & Gamble a par ailleurs annoncé simultanément son intention de distribuer des dividendes et de procéder à des rachats d'actions pour un montant total maximal de 70 milliards de dollars (63 milliards d'euros) au cours des quatre prochaines années.
À 16h09 (heure de Paris), l'action P&G gagnait 0,91 % à 81,73 dollars alors que Coty chutait de 5,90% à 29,66 dollars.
La plateforme d'analyse financière Trefis estimait à la mi-juin, alors que l'accord n'était pas encore officialisé, que P&G perdra entre 3 et 6 millions de dollars (entre 2,7 et 5,4 milliards d'euros) de revenus. Certes, un tel chiffre d'affaires est un apport de taille pour Coty, qui a réalisé 4,55 milliards de dollars (4,11 milliards d'euros) de revenus au cours de l'année fiscale 2014. Si l'opération lui permettra de figurer parmi les plus grands groupes mondiaux de cosmétique, l'Américain ne dépassera pas L'Oréal pour autant. Le groupe français, numéro un mondial des cosmétiques, affichait un chiffre d'affaires de 22,53 milliards d'euros l'an passé.
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Du côté de P&G, la cession de ces marques devrait vraisemblablement permettre une amélioration de l'EBITDA globale. Parmi toutes les divisions de P&G, celle des cosmétiques réalise en effet l'EBITDA le plus faible, à 20,4%. Un taux qui reste toutefois parmi les plus hauts du secteur, souligne Trefis. Embarqué depuis trois ans dans un programme d'économie de 10 milliards de dollars a déjà cédé l'an dernier ses piles Duracell à Berkshire Hathaway pour 4,7 milliards de dollars et vendu par ailleurs certaines de ses marques de savon à Unilever.
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