De nouveau en vente, les Cafés Legal broient du noir
Nathalie Jourdan
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Vaisseau amiral de la marque, l'usine du Havre emploie une centaine de personnes.
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Vaisseau amiral de la marque, l'usine du Havre emploie une centaine de personnes.
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Tout juste rescapé de la chute de l'empire de l'homme d'affaires Michel Ohayon, qui l'avait acquis en mars 2022, le torréfacteur des Cafés Legal est de nouveau dans la tourmente. Le tribunal de commerce de Paris a prononcé, mardi dernier, l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire à son encontre, ouvrant la voie à un plan de cession.
Pour rappel, l'entreprise a été reprise l'été dernier par le fonds d'investissement FNB (propriétaire de la purée Mousline). Forte de 45 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2023, elle affichait de grandes ambitions. Portée par le renouveau du café en grain et le regain d'intérêt pour les marques patrimoniales, elle projetait de devenir « le plus petit des grands acteurs du café ». Las. La flambée sans précédent des cours du café est venue mettre à mal son business plan.
Comme toute la filière, Legal subit de plein fouet l'explosion du prix du Robusta passé de 1.700 euros la tonne l'an dernier à un peu moins de 5.000 euros, en raison - notamment - des mauvaises récoltes dans les pays producteurs. Il n'est pas le seul à souffrir. « Plus de cinquante torréfacteurs sont en redressement », affirme une source proche de l'entreprise.
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Les nouveaux déboires des Cafés Legal sont aussi un coup dur pour la ville d'Edouard Philippe, où la société fait figure d'institution. Présent depuis plus de 170 ans à proximité des quais où transite les grains, le torréfacteur emploie une centaine de personnes (sur 120 au total) dans son usine du Havre, qui abrite également son siège. L'ensemble est donc aujourd'hui en quête d'un repreneur. Son avenir demeure toutefois incertain.
Nathalie Jourdan