Des champignons pour en finir avec les pesticides
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À Montpellier, Mycea creusent les vertus des champignons pour faire du biocontrôle ou de la biostimulation des cultures.
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À Montpellier, Mycea creusent les vertus des champignons pour faire du biocontrôle ou de la biostimulation des cultures.
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La loi agricole Duplomb-Menonville, adoptée définitivement le 8 juillet dernier par le Parlement puis censurée jeudi par le Conseil constitutionnel, prévoyait notamment d'autoriser à nouveau l'usage de l'acétamipride. Une réintroduction à titre dérogatoire, d'un insecticide de la famille des néonicotinoïdes, interdit depuis 2018 mais autorisé en Europe jusqu'en 2033. Cette autorisation était réclamée par la FNSEA et la Coordination rurale, notamment pour les producteurs de betteraves sucrières. Or le retour des néonicotinoïdes, très toxiques pour les abeilles, est largement décrié par les défenseurs de la nature, les apiculteurs, la Confédération paysanne, mais aussi des régies publiques de l'eau et des scientifiques qui ont récemment alerté sur la « persistance » de ces substances dans l'environnement.
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À Montpellier, on imagine une autre voie possible. Mycea s'est positionnée, depuis sa création en 2018, sur le développement de bio-solutions en utilisant certaines propriétés naturelles des champignons. Et malgré cette trajectoire de changement semée d'embûches, sa directrice générale Dominique Barry-Etienne assure que « la quantité de produits de biocontrôle augmente en Europe et en France, et la vente de produits de synthèse baisse ». Pour elle, « oui, une transition agroécologique est en route ».