Egalim : le relèvement du seuil de revente à perte ne profite pas aux agriculteurs
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Les supermarchés doivent vendre les produits alimentaires au moins 10 % plus cher que le prix auquel ils les ont achetés.
Reuters
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Les supermarchés doivent vendre les produits alimentaires au moins 10 % plus cher que le prix auquel ils les ont achetés.
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La mesure qui encadre le « seuil de revente à perte » a coûté aux consommateurs « entre 470 millions d'euros et 1 milliard d'euros par an », soit a minima « plusieurs milliards d'euros depuis son entrée en vigueur il y a près de 6 ans », a estimé l'association UFC-Que Choisir dans un communiqué ce mardi.
Adoptée fin 2018 dans le cadre de la loi Egalim 1, cette mesure oblige les supermarchés à vendre les produits alimentaires au moins 10 % plus cher que le prix auquel ils les ont achetés, cette marge minimale étant censée « ruisseler » jusqu'au producteur.
Mais « l'étude réalisée par l'UFC-Que Choisir montre qu'en réalité le revenu agricole a baissé en 2019, année de la mise en œuvre du SRP+10, pour trois filières étudiées (céréales, viande de porc et de bœuf), et stagné pour la filière laitière », indique l'association de défense des consommateurs dans un communiqué.
Ce n'est donc « pas au bénéfice de nos agriculteurs que les consommateurs ont subi une inflation supplémentaire », poursuit l'association. UFC-Que Choisir appelle en conséquence à l'« abandon immédiat du relèvement du seuil de revente à perte ».
Simple expérimentation à l'origine, le dispositif a été prolongé jusqu'au 15 avril, malgré plusieurs études d'impact critiques émanant notamment du Parlement. Une nouvelle loi va être étudiée « afin d'éviter que tout le dispositif ne s'effondre », avait indiqué fin janvier la ministre de l'Agriculture Annie Genevard dans Les Échos.
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L'UFC-Que Choisir regrette par ailleurs que « six ans après la première loi Egalim et malgré deux lois supplémentaires, les pouvoirs publics n'aient toujours pas publié de données précises, filière par filière, sur la mise en œuvre de leurs dispositions (contractualisation, prix rémunérateur, prise en compte automatique de l'évolution des coûts de production...), ni sur leur efficacité à défendre le revenu agricole ».
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« À l'origine de ces criants échecs, on trouve le rapport de force toujours déséquilibré » entre les producteurs agricoles d'une part, et l'industrie agroalimentaire et la grande distribution d'autre part, dit l'UFC-Que Choisir.
(Avec AFP)
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