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Colère des agriculteurs : fin du blocage du port de Bordeaux

latribune.fr

Publié le 21 novembre 2024 à 18:24 - Mis à jour le 21 novembre 2024 à 18:41

Les actions des agriculteurs sont surtout portées par la Coordination rurale en cette fin de semaine. (Photo d'illustration)

Les actions des agriculteurs sont surtout portées par la Coordination rurale en cette fin de semaine. (Photo d'illustration)

Agence APPA

Le Quotidien Numérique

11 juillet 2026

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La mobilisation semble désormais surtout se circonscrire aux actions des bonnets jaunes de la Coordination rurale. Et même ces derniers ont mis fin au blocage de Bordeaux, entamé mercredi soir.

[Article publié le jeudi 21 novembre à 7h18, mis à jour à 19h41]

Après 24 heures de blocage, les agriculteurs de la Coordination rurale (CR) ont annoncé, ce jeudi soir, qu'ils allaient quitter le port commercial de Bordeaux, vendredi à 8h du matin. « On avait demandé à Michel Barnier de s'engager sur la surtransposition (des règles européennes), il répond ouvertement à ce qu'on lui a demandé, il a dit (devant le Sénat, NDLR): les agriculteurs ont raison, il y a trop de normes », a déclaré à l'AFP José Pérez, coprésident de la CR47. Plus tôt dans la journée, sur les lieux de la manifestation de Bordeaux, plusieurs dizaines de tracteurs et remorques de la CR du Lot-et-Garonne ont déversé de grandes quantités de pneus et de déchets sur les routes donnant accès aux installations portuaires.

Et Karine Duc, une responsable de la Coordination rurale, soulignait hier :« C'est dans ces ports que l'on importe des céréales qui ne sont pas soumises aux mêmes normes que les nôtres, et c'est quelque chose que l'on veut dénoncer. »

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Plus tôt mercredi, la Coordination rurale a levé son barrage de l'autoroute A9 reliant l'Espagne à la France qu'elle avait installé la veille. Ailleurs, des agriculteurs ont notamment bloqué la préfecture de Charleville-Mézières (Ardennes) et une autoroute dans la Nièvre, selon les autorités.

Le bras de fer continue

Sur la mobilisation des agriculteurs, la ministre Genevard a jugé mercredi soir qu'« on ne peut pas accepter qu'il y ait des débordements ». « On a fixé le cadre qui n'exclut pas le dialogue, qui n'exclut pas la protestation, parce qu'elle est légitime », a-t-elle ajouté, alors que son collègue de l'Intérieur, Bruno Retailleau, avait évoqué dimanche une « tolérance zéro » en cas de « blocage durable ».

La mobilisation des agriculteurs dans l'Hexagone contre le traité de libre-échange avec les pays du Mercosur est-elle en train de s'essouffler ? Rien n'est moins sûr... Mercredi, le président de la FNSEA Arnaud Rousseau a annoncé que les prochaines manifestations emmenées par ses membres auraient lieu la semaine prochaine, « mardi, mercredi et jeudi », « pour dénoncer les entraves à l'agriculture ».

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Concernant le traité de libre-échange, la ministre de l'Agriculture a redit mercredi l'opposition du gouvernement à l'accord Mercosur, et sa volonté de réunir une minorité de blocage au sein de l'UE pour l'empêcher, un effort aux résultats incertains, tandis qu'un débat à ce sujet va se tenir à l'Assemblée nationale mardi prochain.

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« Personne ne peut dire aujourd'hui qu'il n'y a pas de minorité de blocage. On y travaille ardemment », a promis la ministre sur BFMTV : «On va faire tout ce qu'on peut pour empêcher cet accord qui est mauvais ».

(Avec AFP)

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