Fièvre ovine : les éleveurs touchés par le sérotype 8 indemnisés
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La FCO 8 a fait des ravages dans les troupeaux ovins.
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La FCO 8 a fait des ravages dans les troupeaux ovins.
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Les éleveurs touchés par la fièvre catarrhale ovine (FCO) de sérotype 8 pourront prétendre au fonds d'urgence mis en place par l'État, a annoncé la ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, ce mercredi. Le gouvernement veut indemniser les mortalités dues à cette maladie, ce qui était auparavant réservé au sérotype 3.
Il y a un mois, le Premier ministre Michel Barnier avait annoncé un fonds d'urgence de 75 millions d'euros pour indemniser les éleveurs ayant perdu des animaux, principalement des ovins, du fait de la fièvre catarrhale ovine de sérotype 3, apparue dans le nord de la France en août, avant de s'étendre.
Les syndicats agricoles avaient demandé que ce fonds soit augmenté et élargi aux pertes liées à la FCO de sérotype 8. Ce sérotype est considéré comme endémique en France, laissant aux éleveurs la responsabilité de protéger leurs animaux par la vaccination. Mais les vaccins ont manqué cette année et la FCO 8 a fait des ravages dans les troupeaux ovins. Cet élargissement du fonds à davantage de bénéficiaires se fera a priori à moyens constants, Annie Genevard n'ayant pas évoqué de relèvement de l'enveloppe.
Depuis son apparition en août dans le nord de la France, la fièvre catarrhale ovine, maladie virale transmise par un moucheron, s'est répandue rapidement sur le territoire. Plus de 7.000 foyers ont été dénombrés au 30 octobre.
Lundi, la ministre de l'Agriculture a annoncé que la France avait lancé une commande de 2 millions de doses de vaccin supplémentaires contre la FCO « dans la cadre d'une stratégie vaccinale adaptée à la rapide évolution de l'épizootie ». L'Etat avait déjà commandé 11,7 millions de doses de vaccins contre la FCO de sérotype 3. Les 2 millions de nouvelles doses s'ajouteront à ce total et permettront « d'assurer une couverture vaccinale optimisée », selon le ministère.
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La ministre a également annoncé la tenue en janvier 2025 d'assises du sanitaire animal visant à « reprendre un peu la main » contre les épizooties qui malmènent les élevages français. « Il faut qu'on se mette tous autour d'une table, non seulement les professionnels, les éleveurs, mais aussi les laboratoires, les instituts de recherche, les services de l'Etat et qu'on réfléchisse à une stratégie partagée pour qu'on puisse reprendre un peu la main, ne pas toujours subir ces épidémies », a-t-elle déclaré lors d'un point presse en marge de son déplacement sur un élevage ovin à Montgey (Tarn).
(Avec AFP)
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