C'est l'une des réponses que l'Union européenne compte apporter à la colère de ses agriculteurs face à la concurrence jugée « déloyale » de pays tiers.
Cette « vision » doit être présentée par le commissaire européen à l'Agriculture et à l'Alimentation, Christophe Hansen, mercredi 19 février, 100 jours après son investiture. Censée s'inspirer des conclusions du « Dialogue stratégique sur l'avenir de l'agriculture de l'UE » mené début 2024, en pleine crise agricole, elle permettra de « façonner un secteur agricole et agroalimentaire attractif pour les générations futures », espère la Commission.
Ces engagements en matière de pesticides doivent éviter que « les standards ambitieux de l'UE conduisent à des pertes économiques, environnementales et sociales », explique le document. Il ne s'agit donc plus seulement de garantir la sécurité sanitaire des aliments consommés en Europe, mais désormais aussi d'assurer « un alignement plus fort des normes de production appliquées aux produits importés ».
En s'opposant notamment à la conclusion du traité avec le Mercosur, les détracteurs des accords de libre-échange avaient en effet insisté sur l'insuffisance du premier volet face aux préoccupations des agriculteurs européens. Le dialogue stratégique prônait aussi « une plus grande cohérence entre les politiques commerciale et environnementale de l'UE ».