Le gouvernement a aussi révélé travailler à un assouplissement des règles régissant l'étiquetage des produits alimentaires, afin de répondre à un problème suscité par la guerre en Ukraine: les prix très élevés de certains ingrédients obligent les...
Les grands distributeurs et les industriels sont invités à s'engager à la réouverture des contrats, même en l'absence d'obligation juridique, à suspendre les pénalités liées aux problèmes logistiques et à être transparents. Selon le gouvernement, ils sont prêts à accepter.
Une semaine après sa décision de convoquer de nouveau les acteurs de la chaîne alimentaire autour de la table, pour mettre à jour les résultats des négociations commerciales annuelles sur les marques nationales conclues le 1er mars, le gouvernement se dit optimiste. Deux réunions hebdomadaires auxquelles étaient présents les producteurs, les industriels et les grands distributeurs, ainsi que le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie, la ministre déléguée chargée de l'Industrie Agnès Pannier-Runacher et le ministre délégué chargé du Tourisme Jean-Baptiste Lemoyne ont fait émerger une "ambiance constructive", les divers maillons de la chaîne ayant "pris conscience de la gravité de la situation" inflationniste aggravée par la guerre en Ukraine, affirme le gouvernement, qui se dit toutefois vigilant sur les avancées concrètes.
10% des fournisseurs des grandes marques réunies dans l'association Ilec ont déjà envoyé des demandes de réouverture des contrats, et "des rendez-vous ont été pris, des rencontres ont eu lieu", affirme le ministère de l'Agriculture. A partir de l'envoi de ces demandes, de nouveaux accords sur les tarifs payés par les grands distributeurs aux industriels devront être signés dans le mois, précise la même source.
Une charte publiée dans une semaine
Afin d'encadrer le mouvement et d'en assurer l'issue positive, le gouvernement propose toutefois à l'ensemble des acteurs concernés l'approbation d'une charte, fondée sur trois principes, a-t-il annoncé. En raison de la situation exceptionnelle, les grands distributeurs s'engageraient tout d'abord à réouvrir des discussions sur les conventions annuelles de vente qui viennent de se terminer y compris en l'absence de clauses de renégociation les y obligeant.
Ils accepteraient également un moratoire sur les pénalités logistiques lorsque les dysfonctionnements dans les livraisons de produits seraient imputables aux difficultés particulières engendrées par les désordres dans les chaînes d'approvisionnement internationales. Les industriels s'engageraient en contrepartie à la plus grande transparence concernant les hausses de leurs coûts de production.
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