C'était quand même un peu gros! "J'ai décidé de renoncer aux dispositions actuelles de mes droits à retraite", a annoncé laconiquement mercredi soir Philippe Varin dans un communiqué. Et ce, "compte-tenu de la polémique que ce sujet a suscité, de l'émotion dans notre pays qui a aujourd'hui besoin d'être rassemblé plutôt que divisé, de l'immense respect que j'ai pour les collaborateurs du groupe...". Le président du directoire de PSA doit être remplacé l'an prochain à la tête du constructeur en crise par Carlos Tavares, ex-numéro 2 de Renault.
Les ministres de l'Economie Pierre Moscovici et du Redressement Productif Arnaud Montebourg avaient plus tôt dans la journée jugé "inappropriée" et "inadmissible" la retraite chapeau de 21 millions d'euros promise au patron sortant de PSA, Philippe Varin. "Nous sommes devant une entreprise qui connait des difficultés, qui a imposé des sacrifices très importants à ses salariés et qui jouit d'une garantie de l'Etat pour sa banque (...) à hauteur de sept milliards" d'euros, avait argué notamment Arnaud Montebourg. "Nous le disons avec fermeté, nous demandons que le groupe fasse la clarté sur tout cela", avait pour sa part déclaré Pierre Moscovici.
Syndicats, partis, s'étaient mobilisés devant le tollé représente par les sommes faramineuses promises à Philippe Varin, alors même qu'il va laisser une entreprise dans une très grave crise qui menace son avenir. Le Haut-comité de gouvernement d'entreprise, instance déontologique du patronat français, s'était déclaré "en cours d'auto-saisine" pour examiner la question.
Son arrivée est prévue courant 2014
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"Après avoir mené une réflexion approfondie, le Conseil de surveillance a choisi Carlos Tavares pour succéder à l'actuel Président du directoire", avait annoncé lundi le groupe PSA Peugeot Citroën dans un communiqué publié après la clôture de la bourse.
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