Fiat Chrysler Automobiles : adieu l'Italie et vive la mondialisation fiscale !

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La nouvelle Chrysler 200, sur base Fiat, présentée à Detroit en janvier 2014
La nouvelle Chrysler 200, sur base Fiat, présentée à Detroit en janvier 2014 (Crédits : DR)
Fiat Chrysler Automobiles aura son siège fiscal en Grande-Bretagne et sera domicilié aux Pays-Bas. Pas de sentiment pour la vieille firme turinoise, qui a absorbé l'américain Chrysler.

Un nouveau constructeur est né. Fiat Chrysler Automobiles aura son siège fiscal en Grande-Bretagne et son siège légal aux Pays-Bas. "E viva l'Italia"! Les actions de FCA seront cotés principalement à New York et secondairement à Milan   L'ex-groupe transalpin fait dans l'acculturation mondialiste, c'est-à-dire américanisée. Visiblement, chez Fiat, on fait peu de sentiment et on aurait même tendance à oublier ses racines... Malgré les marques célèbres dans son portefeuille (Alfa Romeo, Maserati, Ferrari...)

Le nouveau consortium est issu de Fiat et de Chrysler, dont le piémontais détient officiellement 100% depuis le 21 janvier 2014, suite à la transaction de 4,35 milliards de dollars (3,35 milliards d'euros) pour le rachat des 41,46% du capital qui manquaient au turinois.

Même chose pour les activités industrielles

FCA n'est pas une première. Fiat avait déjà fait la même chose à l'automne dernier avec ses activités hors automobile (poids-lourds, cars et bus, matériel agricole, de construction et de travaux publics) également transformées en société de droit hollandais domiciliée fiscalement au Royaume-Uni. Au moins Fiat a-t-il dans l'automobile (en partie) gardé son nom! Car les activités non automobiles ont pris carrément le nom de la filiale américaine et s'appellent désormais CNH Industrial. Exit le patronyme du groupe fondateur.

La nouvelle société Fiat Chrysler Automobiles, dirigée opérationnellement par Sergio Marchionne,  tire il est vrai ses profits de... la branche américaine qui bénéficie du boom de l'automobile outre-Atlantique. Un paradoxal retour des choses. Car c'était Fiat qui avait sauvé la firme du Michigan en 2009, année où celle-ci a été placée sous la sauvegarde de la loi américaine sur les faillites (Chapitre XI).

L'annonce du nouveau nom et de la création du nouveau constructeur n'efface pas la... désillusion des investisseurs, suite à des résultats financiers 2013 inférieurs aux attentes ainsi qu'à l'annonce que le consortium ne verserait pas de dividende. Hors exceptionnels, le bénéfice net pour l'ensemble de l'année s'est établi à 943 millions d'euros, alors que le consensus d'analystes tablait sur 1,07 milliard.

Médiocres résultats pour Fiat

Chrysler, dont les résultats sont intégrés à ceux de sa maison-mère, a dégagé un bénéfice net de 2,76 milliards de dollars (2,1 milliards d'euros)  pour l'année (+65%) et un chiffre d'affaires en hausse de 9,7% à 72,14 milliards (55 milliards d'euros).

Sans Chrysler, Fiat aurait été en revanche déficitaire à hauteur de 911 millions d'euros. Soit une perte supérieure à celle de 2012 (787  millions). Le chiffre d'affaires de Fiat (sans Chrysler) n'est que de 35,6 milliards d'euros. En Amérique latine, où il est traditionnellement le numéro un au Brésil, le constructeur a gagné 619 millions (en  opérationnel). Mais, en Europe, il en a perdu 470 millions!

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Commentaires
a écrit le 30/01/2014 à 13:25 :
Les Pays-bas... ce n'est pas le lieu du siège du groupe RenaultNissan ???!!! Montebourg n'a visiblement pas réussi à attirer les invesitisseurs en france : ni les étrangers, ni même les français !!!
Réponse de le 30/01/2014 à 14:14 :
Alors c'est quoi les Pays-bas... pour le groupe RenaultNissan ?
a écrit le 30/01/2014 à 12:51 :
Ils auraient torts de se priver. Pourquoi ne pas profiter des invraissemblances de l'Union Européenne, qui n'a d'union que le nom...
a écrit le 30/01/2014 à 12:47 :
La majorité de la production et des ventes de l'ensemble Fiat-Chrysler se fait sans doute en dehors de l'Italie. Alors pourquoi garder le siège là-bas ? En principe les USA auraient été un choix plus logique.
a écrit le 30/01/2014 à 12:09 :
j'espère que les italiens choisirons de boycotter cette marque
a écrit le 30/01/2014 à 11:08 :
Pourquoi montrer du doigt FIAT et ne pas citer nos propres transfuges ? Quid, par exemple, de RENAULT et TOTAL : où payent-ils la majorité de leurs impositions minimalistes ?
a écrit le 30/01/2014 à 10:16 :
Comme si Fiat était le seul à profiter de la mondialisation pour défiscaliser. Pourquoi s'en prendre à ce constructeur qui a su montrer sa capacité de rebond et qui a plus de mérite que les mastodontes allemands qui vivent de leur rente ? Ses voitures sont élégantes, économes et d'un excellent rapport qualité/prix.
a écrit le 30/01/2014 à 8:36 :
A quand le siege d'AK-KLM aux Pays Bas?
a écrit le 30/01/2014 à 2:03 :
un simple copié collé des gestions identiques aux US. Ils ont le Delaware, nous les Pays-Bas. Ils ont les états pauvres dont DC se moque éperdument, nous les nôtres.
a écrit le 29/01/2014 à 20:31 :
ah ! un peu plus haut l'italie est choisie par les investisseurs étrangers ! héhé nul n'est prophète en son pays alors . c'est pas hollande ( que j'aime pas ! ) en Italie .
a écrit le 29/01/2014 à 19:32 :
Quand La France comprendra que pour etre prospère, dynamique, créatrice de richesses, attractive pour les investissements et la domiciliation de Sièges d'Entreprises, il lui faut se transformer en paradis fiscal : des taux d'imposition faibles, pour un rendement beaucoup plus élevé par la croissance et l'attractivité.
Réponse de le 30/01/2014 à 9:08 :
dans un monde de dumping, allons encore plus loin que nos voisins, faisons le jeu des puissants et un jour on se réveillera dans un système féodal car il n'y aura plus d'etat et plus de moyens pour défendre l'intérêt général.
l'intérêt collectif à long terme n'est pas la somme des intérêts individuels à court terme.
Réponse de le 30/01/2014 à 10:42 :
@LeLorrain
A force de téléréalité, de sport où on flatte les ego, tout en détruisant l'esprit collectif, où l'élimination est un objectif pour les uns et une honte pour les autres nous ne pouvons que nous diriger vers toujours plus d'individualisme, d'égoïsme, moins d'intérêt général.
a écrit le 29/01/2014 à 17:38 :
"Au moins Fiat a-t-il dans l'automobile (en partie) gardé son nom! Car les activités non automobiles ont pris carrément le nom de la filiale américaine et s'appellent désormais CNH Industrial. Exit le patronyme du groupe fondateur." quoi de plus normal s'agissant d'un groupe international, conjuguant CASE TP et NEW HOLLAND agri connu sur ses marchés, sous ses deux noms....
@veille fiscale Trollwagen vous êtes indécrottable ! Vous ruinez l'effort de Volkswagen dans son tentatif de voir oublier les petits arrangements de l'Adac et de golf, la classant première depuis ...9 ans en Europe, quelle mémoire sélective...!!!
Réponse de le 29/01/2014 à 18:02 :
@godrev
bofff vos bavassages n'intéressent pas grand monde ;

vous êtes désoeuvré !
Réponse de le 29/01/2014 à 18:48 :
Je vous hante n'est ce pas? Loupe. Veille fiscale c'est quelqu'un d'autre.
Réponse de le 30/01/2014 à 8:27 :
Un commentaire de Godrev en vaut mille des trollwagen, attila, déni de réalité,, bofff, etc. Merci a godrev de ses éclairages.
Réponse de le 30/01/2014 à 9:48 :
les logorrhées de "godrev" ne changent en rien la réalité, c'est à dire que les dirigeants et les cadres des groupes PSA et surtout Renault sont incapables de réussir ce que Toyota démontre tous les jours : produire des citadines en France ...

acheter des Toyota c'est plus patriote que d'acheter des Daciarenault, et de xurcroit ces Toyota sont plus robustes et plus économes en carburant ;
Réponse de le 30/01/2014 à 10:39 :
Tout dépend de ce qu'on veut voir huj. Si les fables de Godrev vous plaise libre a vous quoique sur coup la il a raison.
a écrit le 29/01/2014 à 17:31 :
parce que carlos ghosn fait dans la francophilie
a écrit le 29/01/2014 à 16:57 :
Les italiens sauront mettre en place une veille fiscale sans concessions contre ce type de fraude fiscale qui consiste à placer un siège social hors des usines.

En Italie ils ont mis au pas Berlusconi, ils ont su nettoyer la vermine.

Depuis 20 ans, et BEAUCOUP PLUS GRAVEMENT depuis 2002, les politicards français de droite et de gauche sont complices des dérives des patrons de Renault et de PSA.

Il faudra bien que la France se trouve un Général pour nettoyer la vermine au coeur de l'UMP, du Nouveau Centre UDI et du PS.

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