Pour Renault, l'année 2014 aura été un bon cru, et ce, malgré les fortes turbulences de change auxquelles le groupe a été confronté. Le chiffre d'affaires témoigne d'ailleurs de ce paradoxe: il progresse de 0,3% à 41,055 milliards d'euros, mais de 3,1% hors effets de change.
Mais c'est côté profitabilité que le constructeur automobile français affiche de bonnes performances. La marge opérationnelle passe de 3 à 3,9%, celle de la branche automobile atteint 2,2% (858 millions d'euros) contre 1,3% l'année précédente (495 millions d'euros).
Le résultat d'exploitation affiche 1,105 milliard d'euros contre une perte de 34 millions en 2013. Enfin, le résultat net passe à 1,998 milliard d'euros, soit un chiffre quasi-triplé. Il convient toutefois de relativiser ce chiffre puisque Nissan, dont Renault possède 44% des parts, y contribue à hauteur de 1,559 milliard d'euros. Il n'en reste pas moins que d'une année sur l'autre, Renault améliore nettement sa contribution puisqu'en 2013, Nissan avait apporté 1,498 milliard pour un résultat net de 695 millions. Seule ombre au tableau,
Notant un "niveau d'activité prometteur", le groupe au Losange a affirmé qu'il procéderait au "recrutement de 1.000 CDI en France en 2015", et signerait autant de contrats d'apprentissage, dans un communiqué diffusé depuis son fief de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).
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Renault avait signé en mars 2013 avec des syndicats un accord de compétitivité aux termes duquel il s'engageait à maintenir ses usines en France, tandis que les salariés devaient faire des concessions sur le temps de travail et les salaires.
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