Affaire Ghosn : Nissan veut-il racheter Renault ?

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(Crédits : Darley Shen)
De nombreuses rumeurs font état d'une embuscade tendue par Nissan pour neutraliser Carlos Ghosn, défenseur jusqu'ici de l'équilibre de l'Alliance avec Renault. La chute du patron relance les spéculations autour d'une fusion où Nissan dispose d'un rapport de force favorable...

Lanceur d'alerte isolé ou complot ourdi par la direction de Nissan elle-même ? Toutes sortes de rumeurs courent, notamment sur les réseaux sociaux, depuis l'annonce de l'arrestation de Carlos Ghosn au Japon pour fraude fiscale. Il faut dire que les propos du Pdg de Nissan, Hiroto Saikawa, ont été particulièrement durs à l'endroit du patron de l'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi qui l'a lui-même désigné à la tête de Nissan.

Ingrat ou droit dans ses bottes face aux accusations, Hiroto Saikawa n'a pas hésité à parler "du côté obscur de l'ère Carlos Ghosn". Il faut dire que les accusations sont en grande partie issues d'une enquête menée en interne par Nissan. Hiroto Saikawa ne s'est embarrassé ni de la présomption d'innocence ni, à tout le moins, d'une certaine réserve quant aux accusations visant le président de son conseil de surveillance, et plus encore, de celui qui a sauvé Nissan de la faillite il y a bientôt vingt ans.

"C'est un problème que tant d'autorité ait été accordée à une seule personne (...) A l'avenir, nous devons nous assurer de ne pas nous appuyer sur un individu en particulier", a ainsi déclaré le Pdg de Nissan dans son exposé sonnant comme un réquisitoire.

C'est d'ailleurs un communiqué de Nissan qui a donné les détails des griefs portés contre le patron franco-libano-brésilien.

Carlos Ghosn "a, pendant de nombreuses années, déclaré des revenus inférieurs au montant réel. (...) "En outre, de nombreuses autres malversations ont été découvertes, telles que l'utilisation de biens de l'entreprise à des fins personnelles."

Position désormais intenable de Ghosn au sein de l'alliance

"Extrêmement choqué", Hiroto Saikawa a toutefois fini par reconnaître que Carlos Ghosn "avait réalisé d'importantes réformes, et que ce qu'il avait accompli ne pouvait être nié". Mais désormais, la position de Carlos Ghosn est devenue intenable au sein de l'Alliance. Ses démissions (ou limogeages, ce sera selon...) des présidences des conseils de surveillance de Mitsubishi et Nissan devraient être effectives avant la fin de la semaine. Il pourrait également être évincé de la direction de Renault dans les jours qui viennent, si on en croit Bruno Le Maire qui a déclaré ce mardi matin que "Carlos Ghosn n'était en plus en état de diriger Renault".

Un conseil de surveillance de Renault est prévu dès mardi soir. Thierry Bolloré pourrait naturellement prendre la suite, en vertu de sa position de COO (ou numéro 2) du groupe français.

Lire aussi : Arrestation de Carlos Ghosn : l'avenir de Renault en pointillé

La gouvernance de l'Alliance, sujet tabou chez Renault

Mais c'est la succession à la tête de l'Alliance qui pose problème et, à cet égard, rien n'a été prévu. Ce sujet est un véritable tabou chez Renault qui sait que Nissan l'attend au tournant pour renverser les termes de cette alliance nouée en 1999 et qui a permis à Renault de prendre 44% du capital de Nissan (15% en sens inverse mais sans droits de vote).

Cette Alliance tient surtout à la personnalité de Carlos Ghosn qui jouit d'une immense légitimité dans le capitalisme japonais. Le patron français sait qu'aucune des parties n'acceptera une fusion, il a donc bâti une Alliance où les identités des uns et des autres sont respectées. Les 6 milliards de synergies industrielles dégagées par l'Alliance, renforcée par l'arrivée de Mitsubishi en 2017, devaient rendre ce pacte "indétricotable".

Un problème devenu 100% politique

En réalité, la question n'est plus économique, elle est totalement politique. Tous les protagonistes sont convaincus que l'architecture actuelle de l'Alliance a été taillée sur mesure pour Carlos Ghosn et qu'elle ne lui survivra pas, et que la fusion est inéluctable.

D'un côté, le gouvernement français reste arc-bouté sur l'indépendance de Renault, de l'autre, Nissan n'acceptera jamais d'être racheté par un groupe étranger. Le groupe japonais n'a d'ailleurs jamais digéré l'humiliation de l'entrée du Français dans son capital. Aujourd'hui, Nissan pèse deux fois plus lourd que Renault, et même trois fois plus, si l'on regarde sa capitalisation boursière défalquée des participations croisées.

Lire aussi : Carlos Ghosn ou les limites du PDG "jupitérien"

Embuscade ?

Au final, l'affaire Ghosn doit être une opportunité de rééquilibrer les termes de l'Alliance... Certains craignent une embuscade. Le gouvernement français est obsédé par la volonté de Nissan de s'emparer de Renault. Avec 3,7 millions de voitures par an contre près du double pour le groupe nippon, le Français semble avoir plus à perdre d'un divorce que son partenaire. De son côté, Nissan consoliderait ses positions en Europe, en Amérique Latine et en Russie. En outre, le coût du rachat de Renault par l'entreprise dirigée par Hiroto Saikawa est tout à fait à portée de main.

Le rachat de Renault à portée de portefeuille

Selon Alphavalue, le rachat de Renault coûterait à Nissan environ 5 milliards d'euros après la déduction de sa participation de 44% chez le japonais. Elle pourrait même représenter 2,5 milliards après prise en compte de sa participation de 15% chez Renault. Il n'y aura plus guère que le gouvernement français pour faire barrage à Nissan. Mais pour être crédible, il devra présenter une alternative soutenable à Nissan. Une tâche hautement complexe ! Le bras de fer a déjà commencé en coulisse, et Hiroto Saikawa sera intraitable...

Graphique Renault-Nissan

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Commentaires
a écrit le 23/11/2018 à 22:06 :
Agnès Saal, Anne Lauvergeon, Bernard Tapie, Jean-Yves Haberer...
Les japonais ne les verront pas venir.
Ne nous poussez pas à bout Saikawa car avec un seul de ces hauts fonctionnaires ou ancien ministre même la Banque du Japon aura déposé le bilan
Réponse de le 25/11/2018 à 19:47 :
Excellent :)
a écrit le 23/11/2018 à 13:48 :
Le logo en forme de losange de la Marque Renault, représente t'il une vulve de femme?
a écrit le 21/11/2018 à 22:52 :
Comme quoi, on peut rouler en Renault et se retrouver longtemps immobilisé.
Il aurait dû acheter une Américaine dommage.
a écrit le 21/11/2018 à 18:43 :
Encore une réussite de Macron et de son patriotisme à géométrie variable.Il a poussé Ghosn à rendre l'Alliance Renault-Nissan irréversible,une fusion à direction franco-française.Comment voulez-vous que les Japonais puissent l'accepter,alors qu'ils vendent 60% de plus que Renault et sont implantés dans les principaux marchés mondiaux ou Renault est totalement absent?.Asie et USA en particulier.Si Macron persiste à maintenir l'actionnariat en l'état et imposer le leadership Renault,c'est pas le rachat de Renault par Nissan qu'il faut craindre,mais le départ de Nissan.Et là,Renault,je le vois dans de sales draps.
a écrit le 21/11/2018 à 18:42 :
Les artistes de l'Etat français ont joué avec le feu : l'alliance reposait sur un pacte. Le premier à l'enfreindre déclare la guerre... ce qu'a fait l'Etat français. M Goshn est peut être un bon dirigeant vu de l'actionnariat mais d'un point de vue humain, il laisse sacrément à désirer. Les écart de conduite ont du être méticuleusement gardés sous le coude avant de tout balancer. Et je ne serai pas étonné que les même écarts se soient produits chez Renault, simplement on est en France, et la déontologie, on s'assoit dessus quand on fait partie des "puissants". Mais ce qu'on oublie un peu vite c'est qu'ailleurs, la justice est autrement plus active et indépendante, rappelez vous l'emprisonnement de la Présidente Sud Coréenne, fait qui serait impensable en France. Donc quand on entend les politiciens dire "vive la République, vive la France", on comprend pourquoi : ils sont intouchables, immunité oblige, privilège d'un autre temps...
Réponse de le 22/11/2018 à 4:47 :
A Picsous.
Privileges d'un autre temps. Oui, certes, il n'empeche que vos enarques qui ont confisques la democratie a leur avantage, n'en ont plus pour tres longtemps. Il semblerait que le peuple de France se leverait ?
Ghosn va pouvoir mediter sur le sort des nombreux salaries francais sacrifies il y a des annees entre ses quatre murs non chauffes.
Réponse de le 22/11/2018 à 16:06 :
Soyez rassuré, l´état francais c.à d.les contribuables à défaut les retraités ou tout autre receveur de prestations....créeront un mécanisme de secours...!
a écrit le 21/11/2018 à 18:28 :
A mille lieues de mes préoccupations de fin de mois récurrentes . Sans interet .
a écrit le 21/11/2018 à 18:14 :
n'y avait -il pas de cabinet comptable et ou expert comptable dans l'entreprise nissan renault?
Réponse de le 21/11/2018 à 23:28 :
C’est la raison pour laquelle Carlos est convoqué à un pyjama party pour un long moment.
a écrit le 21/11/2018 à 17:56 :
Le sujet n'est pas Nissan, il est : Goshn a-t-il fraudé le fisc Nippon, oui, non.
a écrit le 21/11/2018 à 16:27 :
Il ne gagne pas assez si l'on avait triplé son salaire on n'en serait pas la il est le premier gilet jaune
a écrit le 21/11/2018 à 15:12 :
1/la présomption d ' innocence n' existe pas dans le droit japonais.
2/il y a quelque chose de pas rationnel ,qui à mon sens , ne ressemble pas a la psychologie de Ghosn : ce patron en fait de carrière, dont les compétences et le flair sont reconnus à " internationnales, qui gagne très bien sa vie depuis fort longtemps ( et donc qui a dû amassé un joli pactole de plusieurs dizaines de millions d' euros) +parachutes dorés des 3 marques , prend le risque de détourner des fonds d' entreprise et de frauder le fisc japonais dont il sait qu' il est autrement plus intraitable que le français?
-en fait il gêne Nissan qui ne rêve que de relever la face et reconquérir son indépendance ( la mentalité asiatique et japonaise humiliée d' avoir était rachetée par un " ganjin" il y a 20 ans est tenace)
-il gêne l' état français par son indépendance et son salaire aux normes internationnales...
tout cela ressemble à un mauvais manga!
après , je peux me tromper...
a écrit le 21/11/2018 à 14:35 :
Ghosn a indirectement tué un ami, un ancien collègue surexploité, une personne très qualifiée, trop scrupuleuse et poussée à bout. Ce qui arrive à ce "killer" n'est qu'une faible rétribution de ses méfaits. J'espère qu'il y aura une enquête en France : s'il a fraudé au Japon, il l'a probablement fait aussi en France.
Réponse de le 21/11/2018 à 15:14 :
1/la présomption d ' innocence n' existe pas dans le droit japonais.
2/il y a quelque chose de pas rationnel ,qui à mon sens , ne ressemble pas a la psychologie de Ghosn : ce patron en fait de carrière, dont les compétences et le flair sont reconnus à " internationnales, qui gagne très bien sa vie depuis fort longtemps ( et donc qui a dû amassé un joli pactole de plusieurs dizaines de millions d' euros) +parachutes dorés des 3 marques , prend le risque de détourner des fonds d' entreprise et de frauder le fisc japonais dont il sait qu' il est autrement plus intraitable que le français?
-en fait il gêne Nissan qui ne rêve que de relever la face et reconquérir son indépendance ( la mentalité asiatique et japonaise humiliée d' avoir était rachetée par un " ganjin" il y a 20 ans est tenace)
-il gêne l' état français par son indépendance et son salaire aux normes internationnales...
tout cela ressemble à un mauvais manga!
après , je peux me tromper...
a écrit le 21/11/2018 à 13:42 :
Ghosn est l'archétype du manager brutal. Il a licencié des dizaines de milliers de japonais dans un pays où ca ne se faisait pas et même s'il a sauvé l'entreprise ça laisse des traces.
En plus il a beaucoup humilié dans un pays où garder la face est primordial.

Il est en train de payer ses mauvaises manières.

Il paye aussi l'interventionnisme de l'état français qui a menti aux japonais en rachetant 5% du capital en cachette et qui pousse Ghosn à intégrer totalement Nissan et Renault, ce dont les japonais ne veulent pas surtout depuis que la confiance est perdue.

Gohsn s'est aussi fait peu d'amis en France, on se souvient qu'il a mis une pression d'enfer sur le technocentre de Guyancourt où il y a eu jusqu'à 1 suicide par semaine, il a fait fliquer et virer des innocents au prétexte d'espionnage etc etc..

Il a également indisposé les politiques (dont Macron) en refusant de modérer son salaire alors que l'état actionnaire lui demandait.

Je pense qu'il n'a pas beaucoup de soutiens à attendre.

L'alliance Nissan-renault est tellement imbriquée qu'en sortir serait très compliqué, très dangereux et finalement de peu d'intérêt pour les deux parties.

Ce qui est en jeu c'est la gouvernance de l'Alliance. Les japonais veulent une plus grande part des responsabilités face à l'actionnaire, au motif pas idiot, que leur activité industrielle est le double de celle de Renault.

J'imagine que ca aurait pu se négocier à l'amiable si Ghosn et la France l'avaient accepté.
Réponse de le 21/11/2018 à 14:15 :
Je pense que votre vision est déformée. Ghosn jouit d'une grande popularité dans l'archipel nippon du fait de son aura de sauveur de Nissan. Il existe même des mangas avec Ghosn comme héros.
Réponse de le 21/11/2018 à 15:14 :
1/la présomption d ' innocence n' existe pas dans le droit japonais.
2/il y a quelque chose de pas rationnel ,qui à mon sens , ne ressemble pas a la psychologie de Ghosn : ce patron en fait de carrière, dont les compétences et le flair sont reconnus à " internationnales, qui gagne très bien sa vie depuis fort longtemps ( et donc qui a dû amassé un joli pactole de plusieurs dizaines de millions d' euros) +parachutes dorés des 3 marques , prend le risque de détourner des fonds d' entreprise et de frauder le fisc japonais dont il sait qu' il est autrement plus intraitable que le français?
-en fait il gêne Nissan qui ne rêve que de relever la face et reconquérir son indépendance ( la mentalité asiatique et japonaise humiliée d' avoir était rachetée par un " ganjin" il y a 20 ans est tenace)
-il gêne l' état français par son indépendance et son salaire aux normes internationnales...
tout cela ressemble à un mauvais manga!
après , je peux me tromper...
a écrit le 21/11/2018 à 13:42 :
Encore "une excuse a la Macron", pour vendre un fleuron français, que d'accuser les autres de vouloir l'acheter.
a écrit le 21/11/2018 à 13:35 :
Si pon apprend un jour que sijawa est affilié aux yakusa il n'y aurait rien d'etonnant
a écrit le 21/11/2018 à 13:31 :
Arrêté comme un vulgaire voleur de poule, en effet il y a un gros problème industriel, diplomatique et politique que la presse et les élites minimisent pour le moment.
a écrit le 21/11/2018 à 11:30 :
Les jaunes vont prendre Renault, il nous restera plus que les gilets jaunes et avec eux çà vole haut...niveau boulot popote.
a écrit le 21/11/2018 à 11:27 :
Chacun peut évidemment réagir avec sa perception : Nissan ne peut pas s'en sortir sans Renault, ou encore les Japonais ne sont pas reconnaissants de les avoir sauvés il y a 20 ans. Mais la réalité politico-économique est que Nissan pèse beaucoup plus que Renault, que les Japonais ne veulent pas voir leur trésor de guerre pillé par le gouvernement français (Renault).
Alors oui, un divorce est possible même s'il est coûteux. Nissan se retrouverait avec Mitsubishi et avec une technologie électrique développée par eux, donc bien positionnés à deux pour aborder le proche avenir.
Dans ce cas, quid de Renault? Un rachat par le groupe Daimler qui a déjà passé certains accords d'industrialisation? Sauf si Daimler préfère coopérer avec Nissan. Ce serait alors la fin de Renault, quoi qu'en disent nos coqs orgueilleux du gouvernement.
a écrit le 21/11/2018 à 11:16 :
Le jeu des participations croisées permet de faire du capitalisme sans capital. Les deux entreprises ont pu tenir grâce à une réorganisation industrielle concertée, totale et mondiale, avec la bénédiction des politiques nationales. Il semble que chaque nation veuille reprendre la main. Macron a tenté le coup quand il était ministre des finances. C'est au tour du Japon. La raison industrielle l'emportera-t-elle sur la raison politique? Trump a largement rebattu les cartes avec la Chine en ce qui concerne les multinationales américaines. A suivre.
a écrit le 21/11/2018 à 11:13 :
Oui,Renault doit racheter Nissan avec l'aide de la BPI.La BPI peut facilement faire une augmentation de capital en jouant sur les droits de mutation immobiliers.Une hausse de 1% des droits est suffisante .
a écrit le 21/11/2018 à 11:10 :
Renault détient 43 % de Nissan, on ne voit pas comment le japonais pourrait acheter la maison mère. Il faut pourtant se méfier, avec les politiciens que nous avons, nous avons déjà perdu la sidérurgie avec Usinor, Alstom avec la général électric pour les turbines. Ce qui reste d'Alstom sera progressivement avalé par Siemens ;et la liste est loin d'être exhaustive.
Réponse de le 21/11/2018 à 14:39 :
Justement, cela lui fait une ristourne de 43 %...
a écrit le 21/11/2018 à 11:05 :
L'auteur de l'article estime en fin d'article le coût pour Nissan s'il rachetait Renault ... mais pourquoi n'estime-t-il pas l'option inverse : Renault qui rachèterait 8% d'actions Nissan pour en détenir la majorité ? 8%, c'est à la portée de groupes français qui souhaiteraient avoir de bonnes relations avec l'état français, non ?
a écrit le 21/11/2018 à 10:08 :
Ce n'est pas une rumeur mais une piste sérieuse avancée par le NYT.
Vraiment choqué que les autorités françaises laisse faire la justice japonaise aussi facilement.
Ghosn (pas fan du personnage) après avoir redressé Renault et Nissan mérite plus de considérations.
a écrit le 21/11/2018 à 10:05 :
A l'heure actuelle, renault peut également se permettre de racheter nissan, il faudrait mettre sur la table un peu moins de 2.5 milliards d'euro.
Il ne faut quand même pas oublié que c'est Renault qui dispose de 43% du capital de nissan alors que nissan n'a que 15% de celui de renault. Lors de l'arrivé de renault, nissan était sur endetté et au bord de la faillite. Si les japonais ont accepté l'alliance c'est qu'il n'avait pas le choix afin de redresser leur société.
A l’heure actuelle, malgré un chiffre d'affaire nissan supérieur a celui de Renault, la société japonaise reste moins rentable et a une croissance plus faible.
a écrit le 21/11/2018 à 10:02 :
Renault étant actionnaire à 44% de Nissan, c'est de fait Renault qui décide chez Nissan... Donc ce serait Renault qui pourrait décider que Nissan rachète Renault...
Incroyable pour un journal qui se veut économique de balancer des inepties comme en est rempli cet article.
Les japonais ont les boules car ils ne sont qu'une filiale de Renault qui est plus petit, mais c'est oublier que sans le rachat par Renault (les autres constructeurs étaient partis en courant en voyant la situation d'alors chez Nissan), Nissan aurait fait faillite moins d'un mois après.
a écrit le 21/11/2018 à 10:01 :
Nissan veut racheter Renault ?
On peut comprendre que Nissan veuille se débarrasser de l'emprise de Renault, mais quel serait l'intérêt de racheter Renault qui est moins profitable que Nissan, qui est absent des États-Unis et qui est quasiment absent de Chine ? Nissan dispose déjà de 3 usines d'assemblage en Europe, ce qui lui suffit pour produire localement.
En revanche, il est possible que les pouvoirs publics japonais (MITI) poussent Nissan à couper les liens avec Renault afin de prendre la tête d'un regroupement de constructeurs japonais qui ne peuvent survivre seuls: Nissan + Mitsubishi + Mazda + Suzuki ....
Cela aurait plusieurs avantages (du point de vue japonais) : une solution nationale et la préservation des usines et des sous-traitants sur l'Archipel. La solution a déjà été adoptée par Toyota avec Daihatsu et Subaru.
a écrit le 21/11/2018 à 9:34 :
En France M. Ghosn est intouchable de la justice mais pour Renault ce n'est peut-être que le début puisque Levi & Korsinsky (cabinet d’avocats américains) annonce l'ouverture d'une enquête sur Renault SA (OTCMKTS: RNLSY) concernant de possibles infractions aux lois fédérales sur les valeurs mobilières.
a écrit le 21/11/2018 à 9:14 :
Oui Nissan peut racheter Renault et se débarrasser de Renault plus tard car Nissan a un chiffres d'affaires double par rapport à Renault et vend ses voitures par millions sur le marché américain.
Une détention de Carlos Ghosn sans mise en examen pendant 10 jours est pratique car Nissan va en profiter pour le virer pour faire échouer la fusion Renault-Nissan que C.Ghosn s’apprêtait à faire cette semaine.
a écrit le 21/11/2018 à 9:09 :
cela semble un peu trouble mais Le verrou de Bercy dans une democratie laisse aussi à desirer
a écrit le 21/11/2018 à 9:01 :
oui, mais il faut que ce soit pas cher, alors le cours de bourse de renault va encore tomber bcp plus bas!
bon, vu que la france restera actionnaire, elle pourra engager des procedures contre le prochain nissan renault, sur des motifs de fraude fiscale...
a écrit le 21/11/2018 à 8:48 :
Start up nation qui est en train de laisser filer Renault comme Peugeot avec les chinois . Un peuple de lions dirigé par des anes.
a écrit le 21/11/2018 à 8:36 :
Autre possibilité jamais évoqué en cas d'attitude hostile de Nissan, le rachat de titres Nissan par Renault pour devenir majoritaire de Nissan. Il ne faut que 6 % du capital de Nissan soit de l'ordre de 2 à 3 Mds €.

C'est parfaitement à la portée de Renault.
a écrit le 21/11/2018 à 8:12 :
C'est lamentable d'avoir laissé Renault en situation si vulnérable alors qu'elle détient 44 % des actions de Nissan sans doute en pure perte. Ni les dirigeants de Renault ni l'Etat qui détient 15% de Renault n'ont en réalité véritablement veillé aux intérêts de l'entreprise...
a écrit le 21/11/2018 à 6:57 :
Approche simpliste et trompeuse que de croire 44% du capital = 44% de voix
allez plus dans le détail au lieu de débiter des âneries. On peut très bien être au capital financier sans avoir un seul droit de vote... Allez je vous renvoie à l'article suivant et par pitié, essayez de retenir ce que vous lisez, on dirait des poissons rouges.

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/automobile/l-action-de-l-etat-chez-renault-vertement-critiquee-par-la-cour-des-comptes-633586.html
Réponse de le 23/11/2018 à 10:19 :
A PICSOUS.
Vous savez bien que le francais lambda ne comprend rien au calcul et a l'economie en general. Vous perdez votre temps.
a écrit le 21/11/2018 à 0:39 :
Comme chez Air France, le pouvoir de nuisance de l'état actionnaire avec 15% du capital est maximal. Participation minoritaire mais dégâts majoritaires sur le développement et la gouvernance de l'entreprise où politique et stratégie d'entreprise riment avec immobilisme.
a écrit le 20/11/2018 à 23:16 :
le Financial Times parle d'un projet de fusion préparé par Ghosn auquel le Conseil d'Administration de Nissan est opposé. il évoque aussi les relations qui se sont pas mal dégradées entre Carlos et le PDG de Nissan du fait du mécontentement du 1er à propos des performances décevantes du partenaire japonais.
a écrit le 20/11/2018 à 22:45 :
C'est notre pearl harbor...
a écrit le 20/11/2018 à 19:51 :
Que Renault rachète juste 7% des parts de Nissan et on ne parlera plus de complot de cette filiale à succès
a écrit le 20/11/2018 à 19:30 :
M.Saikawa sera peut-être intraitable, mais il rapporte et tient son poste de son Conseil d'administration, et on verra s'il sera capable de garder son siège.. Il s'est fait effectivement son avis très vite,..et on a du mal à croire que les comptables de M.Ghosn en charge de ses déclarations fiscales ont fait n'importe quoi (il est très peu probable que M.Ghons remplissait lui-même ses déclarations au Japon, en France et aux USA...).
a écrit le 20/11/2018 à 19:09 :
Cela n'est pas à éliminer, cette mise sous détention sent la manoeuvre politique à plein nez, il faut attendre le travail journalistique pour en savoir plus, je les encourage.
a écrit le 20/11/2018 à 19:05 :
L'inverse est vrai : Il ne manque que 7 % à Renault pour prendre le contrôle de Nissan...

De plus avec ses.droits de vote de 44% au conseil de Nissan, Renault peut même bloquer tout vote qui viserait son propre rachat.

Nissan n'a aucun droit de vote au sein de Renault avec ses 15%.

Carlos Ghosn alors PDG omniscient des deux boîtes a bien rédigé un acte de stabilité il y a deux ans où il engageait Renault a ne jamais utiliser des droits de vote au sein de Nissan.

Cependant a trop avoir voulu utiliser et laisser une certaine autonomie à Nissan pour contrebalancer l'état Français chez Renault, C.G n'a pas venu venir le danger de ce qui aurait dû rester une filiale de Renault....

Il est étonnant de voir comment avec 34% de Mitsubishi, Nissan contrôle ce dernier en utilisant ses droits de vote pour nommer qui il veut....

Renault sous Louis Schweitzer a consacré énormément de moyens humains et financière pour redresser Nissan en imposant des règles difficiles et une prise de risque qui aurait pu l'entrainer avec. Et puis sous Ghosn patatra la filiale Nissan dicte a son actionnaire de référence jusqu'à lui faire renier ses propres droits de vote....

Bref voyons comment Renault fera pour se sortir de cet achat incontrôlé et incontrôlable en 1999 qui veut à minima se gérer seul voir a avaler son actionnaire de référence....

Improbable.
a écrit le 20/11/2018 à 18:44 :
Nos gouvernements européistes ne sont plus a une traîtrise près pour se débarrasser a bon compte d'un fleuron français!
a écrit le 20/11/2018 à 18:37 :
Sans verser dans le complotisme on est bien obligé de se demander ce que les journalistes devraient exiger de savoir :comment un homme dont les éléments de rémunérations sont publics, audités, vérifiés....et communiqués au fisc, aurait-il pu cacher autant et pendant aussi longtemps ?
a écrit le 20/11/2018 à 18:33 :
Une chose est sure ... il aimait les sous . Un gilet jaune pour Noël de chez Mitsubishi ?
Réponse de le 21/11/2018 à 10:34 :
S'il suffisait "d'aimer les sous" pour être incarcéré il manquerait sérieusement de prisons dans le monde, et même de gardiens de prison.

Vous même êtes vous bien sûr que vous resteriez libre ?
a écrit le 20/11/2018 à 18:22 :
M Macron devra se reconvertir momentanément en banquier d'affaire pour tenter de déjouer le traquenard japonais qui se tramait depuis au moins deux ans.
Il devra détourner son attention des camisoles jaunes.
a écrit le 20/11/2018 à 17:56 :
ERRATUM : le commentaire est destiné à l'article cabale contre GHOSN , de M.SANTI
a écrit le 20/11/2018 à 17:51 :
Allez donc sur le net en quelques clicks découvrir qui est ce Mr , du coup absolument pas crédible dans son propos .
a écrit le 20/11/2018 à 17:45 :
Pour vous aussi c'est la thèse du complot ! Ben voyons...pensez-vous que la justice japonaise n'a pas fait sa petite enquête avant de procéder à l'arrestation ? Laissez lui faire son travail, le Japon n'est pas une dictature et en attendant M. Ghosn est présumé innocent. Ce qui est reproché à M. Ghosn est suffisamment grave pour que la justice s'y intéresse. Évidement en France on en serait resté au stade des rumeurs.
On apprend dans la presse française que "Selon les procureurs du parquet de Tokyo, Carlos Ghosn et Greg Kelly ont conspiré pour sous-estimer la rémunération de Carlos Ghosn pendant cinq ans à compter de l’exercice fiscal 2010, c’est-à-dire déclarer environ la moitié de la somme réelle qui était de 9,998 milliards de yens (77,76 millions d’euros).
Selon la chaîne de télévision publique japonaise NHK, qui n’a pas cité ses sources, des milliards de yens provenant des fonds de Nissan ont servi à acheter et rénover les résidences de Carlos Ghosn à Rio, Beyrouth, Paris et Amsterdam. Ces propriétés n’avaient rien à voir avec les activités de Nissan et ne figuraient pas parmi les avantages de Carlos Ghosn dans les documents déposés auprès du TSE.
a écrit le 20/11/2018 à 17:25 :
c'est marrant, chez Renault, on considérait pourtant que Ghosn jouait pour le camp de Nissan preuve en étant la nomination de nombreux japonais à des postes clés dans l'Alliance et dans le groupe Renault ...
a écrit le 20/11/2018 à 17:14 :
Le titre de l'article aurait dû être : "Bal tragique chez Nissan : un mort." Avec le sous titre : "Règlement de comptes au sommet de Nissan : la délation comme arme du meurtre de Carlos Ghosn".
a écrit le 20/11/2018 à 16:53 :
Nombre de sociétés possèdent des filiales plus grosses qu'elles même , c'est le cas de Renault bien que ce ne soit pas dit avec ses 44 pour cent de NISSAN. Evidemment vu l'orgueil de japonais il a toujours fallu composer, c'est ce qu'a trés bien su faire " Ghosn tout puissant" à travers "l'Alliance". Je dirais qu'à l'instar de l'Europe actuellement avec le RU , on ne peut les détricoter sans in fine les amoindrir pour longtemps.
Réponse de le 20/11/2018 à 19:20 :
En effet avoir fait de bons placements et voir ses actifs prospérer au delà son propre périmètre n'est en rien une justification pour se retrouver à la merci de ces derniers.

Renault a pris un risque énorme en rachetant une part importante de Nissan est en devenant actionnaire de référence. L'operation aurait pu être un échec. La contre partie est de pouvoir influer au conseil d'administration à la hauteur de cette participation (droits de vote)

Nissan a prospéré sous Renault ? Tant mieux mais cela n'ouvre aucun droit nouveau.

Carlos Ghosn pour diverses raisons a laissé prospérer cette idée chez Nissan . Aujourd'hui après s'etre servi de N pour obtenir chez R, est R pour obtenir chez N.... c'est le retour de baton.
a écrit le 20/11/2018 à 16:48 :
Dés le début de l'affaire j'ai soupçonné une magouille des japonais.
Pourquoi Ghosn n'a t-il pas la possibilité de s'exprimer ?
Tous les prétextes sont bons pour mettre Renault en difficulté.
a écrit le 20/11/2018 à 16:40 :
avec le courage de Bruno le maire et l esprit anti industrie de macron c est pas gagné pour Renault mange tout cru comme pechiney technip alstom Rhône Poulenc et j en passe
Réponse de le 20/11/2018 à 20:05 :
Oui jeanluc et ça se terminera en désastre pour Renault et l'économie française. On peut faire confiance à un socialiste comme Macron...
a écrit le 20/11/2018 à 16:38 :
...... qui l'a lui-même désigné à la tête de Nissan….. Ne serait ce pas : qu'il a lui même désigné à la tête de Nissan ?
Réponse de le 21/11/2018 à 10:18 :
Ben ça reste à voir

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