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Airbags défectueux : Citroën lance une nouvelle vague de rappels de C3 en Europe

latribune.fr

Publié le 21 janvier 2025 à 14:23 - Mis à jour le 30 septembre 2025 à 19:46

Les Citroën C3 sont concernées par un problème d'airbags défectueux.

Les Citroën C3 sont concernées par un problème d'airbags défectueux.

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Citroën va étendre à toute l’Europe les rappels de Citroën C3 et DS3, rendues dangereuses par des airbags défaillants de marque Takata, a annoncé, ce mardi, la marque du groupe Stellantis.

La nouvelle avait provoqué un froid. Au printemps dernier, le constructeur automobile Citroën (Stellantis) avait dû rappeler plus de 600 000 véhicules C3 et DS3 circulant dans une vingtaine de pays en Europe du Sud, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. En cause, des airbags défectueux produits entre 2009 et 2019 par un fournisseur japonais, Takata, qui ont causé plusieurs décès en projetant des pièces dangereuses au visage du conducteur. Et ce, à cause d'un gaz qui vieillit mal dans les climats chauds et humides. Un scandale dont n'a pas pu se relever la firme nippone.

Ce mardi, Citroën a annoncé étendre la vague de rappels à toute l'Europe. Avec une première campagne qui sera lancée dès fin janvier et qui concerne 98 000 véhicules, dont 73 000 en France. Des courriers, qui s'adressent d'abord aux propriétaires de véhicules datant de 2009 et 2010, ont été envoyés dès ce lundi 20 janvier. Les retours au garage devraient s'échelonner jusqu'en juin.

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« Stellantis donne la priorité aux véhicules les plus anciens situés dans la région du Nord, car les données disponibles indiquent que ces véhicules doivent être traités en premier en raison du comportement des composants chimiques au fil du temps », explique le groupe. Par ailleurs, l'échelonnement des rappels permettra de « tenir compte de la disponibilité des pièces et de la capacité du réseau pour effectuer la réparation ». « Nous aurons le nombre de pièces produites pour chaque lancement de vague, ce qui permet une réponse rapide pour nos clients », assure Stellantis.

Mais contrairement à la première campagne, le groupe ne demandera pas l'immobilisation des véhicules jusqu'à leur réparation. « Stellantis a suivi de près la situation des véhicules C3 et DS 3 (fabriqués entre 2009 et 2019) équipés d'airbags Takata. Sur la base d'essais sur le terrain et d'analyses par échantillon, les données actuellement disponibles indiquent un niveau de risque considérablement plus faible que dans la région du Sud. C'est pourquoi il s'agit d'une campagne standard et non un stop-drive », explique le constructeur.

Une fois cette nouvelle vague passée, Citroën devrait étendre les réparations aux véhicules circulant en Allemagne, Autriche, Hongrie, Moldavie, Suisse, Ukraine et en Irlande, puis dans les autres pays européens. Au total, 869 000 véhicules dont 400 000 en France sont concernés, précise le groupe dans un communiqué.

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L'Europe du Sud traitée en priorité

La décision de commencer les rappels par le sud de la France et de l'Europe avait été prise l'année dernière « sur la base de critères de chaleur et d'humidité des climats sur le long terme », rappelle Stellantis. Car ce sont ces deux facteurs qui endommagent ces airbags. Stellantis souligne avoir déjà fait réparer les voitures de « plus de 94 % des clients enregistrés dans le sud de l'Europe ».

Outre Stellantis, le problème des airbags défectueux Takata a également touché Volkswagen, Nissan ou Toyota qui ont aussi dû lancer des rappels, mais sans incitation à arrêter de conduire. BMW a rappelé cet été plus de 1,7 million de véhicules aux États-Unis et en Chine pour ce même problème.

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À la Bourse de Paris, l'action Stellantis perdait 1,26 % à 12,68 euros vers 14 h 45 (heure de Paris). Le constructeur traverse une période compliquée après avoir perdu son patron emblématique, Carlos Tavares, qui a claqué la porte début décembre dans un contexte de crise de l'industrie automobile européenne.

(Avec AFP)

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