Airbags défectueux : 200.000 véhicules Citroën et DS ont été réparés en Europe
latribune.fr
En France, 114.000 voitures citroën et DS ont été remises à niveau et 90.000 véhicules supplémentaires devraient suivre prochainement, a précisé Stellantis.
Parmi les 530.000 véhicules Citroën et DS équipés de ces airbags suspectés de présenter un risque d'accident mortel, l'entreprise a annoncé que 200.000 d'entre eux ont été réparés, dont 114.000 en France. Le groupe français n'est pas le seul constructeur exposé à ce scandale.
Petit à petit, Citroën et DS résolvent la situation. Quelque 200.000 voitures Citroën et DS équipées d'airbags défaillants fournis par l'équipementier japonais Takata, soit un tiers des véhicules concernés, ont été réparées en France, Italie, Espagne et au Portugal, a indiqué la maison mère des deux marques, Stellantis, ce lundi. En France, 114.000 voitures ont été remises à niveau et 90.000 véhicules supplémentaires devraient suivre prochainement, a précisé Stellantis.
Fin août, le groupe avait annoncé la réparation de 100.000 voitures dans les quatre pays européens qui représentent 91% des véhicules concernés par la campagne de rappel d'ampleur menée par ce constructeur.
Depuis l'annonce de la campagne de rappel au mois de mai, le groupe automobile a multiplié les courriers recommandés aux clients concernés, trouvés via les fichiers d'immatriculation, et lancé des campagnes d'information dans les médias. Face au risque d'accident mortel que peuvent provoquer ces airbags, Stellantis demande l'immobilisation du véhicule jusqu'à ce qu'il soit réparé.
Au total, 530.000 Citroën C3 et DS3 vendues entre 2009 et 2019 en Europe et au Maghreb sont concernées, dont 246.000 en France. Mais de nombreux propriétaires ne se sont cependant pas encore manifestés. Pour tenter d'aller au plus vite, Stellantis a doublé la production d'airbags adaptés dans l'usine d'un sous-traitant. Le constructeur a également dopé son offre de véhicules de courtoisie destinés à remplacer les voitures en cours de réparation (36.000 en France), disponibles dans 6 parcs à travers le sud de la France, ou livrables à domicile pour les clients éloignés.
Stellantis n'est pas le seul constructeur exposé. Volkswagen, Nissan ou Toyota ont également lancé récemment des campagnes de rappel concernant des airbags Takata, mais sans incitation à arrêter de conduire. BMW a rappelé cet été plus de 1,7 million de véhicules aux Etats-Unis et en Chine pour ce même problème.
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L'affaire ne date pas d'hier. Le premier rappel lié aux airbags remonte à 2008 par Honda. Mais c'est six ans plus tard que le scandale éclate au grand jour, lorsque l'agence américaine de la sécurité routière (NHTSA) s'empare du dossier après une série d'accidents. Des décès, remontant parfois à plusieurs années, sont révélés.
Selon le régulateur américain, 27 décès et au moins 400 blessés ont jusqu'à présent été officiellement attribués aux États-Unis à ces airbags. Après plusieurs accidents mortels impliquant des Citroën C3, des informations judiciaires ont aussi été ouvertes en Guadeloupe et en Guyane pour « homicides involontaires », selon les parquets locaux.
Hormis des excuses à répétition, Takata s'est montré très avare d'explications, rejetant initialement toute responsabilité. Cela a contribué à amplifier la campagne de rappels et à ternir davantage la réputation de la firme. Fondée en 1933, elle s'était pourtant imposée au fil du temps parmi les premiers groupes mondiaux sur le marché des coussins et ceintures de sécurité.
Il en détenait 20% avant ce scandale, qui l'a mené à sa perte : l'équipementier automobile a déposé le bilan en 2017, laissant plus de 1.000 milliards de yens (8 milliards d'euros) de dette. Et marquant la plus retentissante faillite d'un industriel dans l'histoire du Japon d'après-guerre. Au total, quelque 100 millions d'airbags ont été concernés dans le monde, selon l'institut de recherche Tokyo Shoko.