Automobile : les constructeurs chinois devraient remporter 30 % du marché mondial en 2030
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Des voitures électriques du constructeur chinois BYD.
Annegret Hilse
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Des voitures électriques du constructeur chinois BYD.
Annegret Hilse
Mais qui va donc arrêter Pékin ? Très présentes, ainsi que les équipementiers, au dernier salon de l'auto de Munich, les firmes chinoises pourraient « occuper 10 % du marché auto européen en 2030 », affirme Alexandre Marian, directeur associé du cabinet d'expertise Alix Partners.
Présentant sa nouvelle étude sur l'automobile, l'expert prévoit d'ailleurs un raz de marée global des Chinois d'ici à la fin de la décennie. Les BYD, SAIC, Geely ou autres Chery pourraient « prendre 30 % du marché mondial, contre 21 % en 2024 ». Certes, le poids croissant du marché chinois lui-même joue son rôle. Mais, les constructeurs chinois devraient « atteindre les 9 % du marché mondial hors de Chine en 2030, contre 4 % en 2024 », insiste Alexandre Marian.
Si les mesures protectionnistes prises outre-Atlantique protègent l'Amérique du Nord, les Chinois devraient quasiment doubler dans les six prochaines années leur pénétration en Amérique du Sud (à 15 %) - chasse gardée notamment des Européens jusqu'ici - et en Afrique Moyen-Orient (à 18 %). Mais aussi multiplier leurs parts par presque six en Asie du sud et du sud-est (à 17 %). Il n'y a guère qu'en Corée et au Japon que leur pénétration devrait demeurer négligeable (1 %, comme outre-Atlantique).
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En Chine même, les marques nationales sont à l'offensive. « Elles sortent progressivement les étrangers du pays », précise Alexandre Marian. À horizon 2030, ces firmes chinoises devraient effectivement occuper 76 % de leur marché intérieur, contre 61 % en 2024, 50 % en 2022... Fini le temps où le pionnier allemand Volkswagen et l'Américain GM dominaient outrageusement le marché local !