Automobile : les ventes de voitures neuves dégringolent en novembre
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La filière automobile européenne souffre d'une crise très profonde cet automne. (Photo d'illustration)
Wolfgang Rattay
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La filière automobile européenne souffre d'une crise très profonde cet automne. (Photo d'illustration)
Wolfgang Rattay
Ce n'est pas une surprise... Le marché automobile s'enfonce dans une crise profonde. Le mois dernier, 133.318 voitures particulières neuves ont été immatriculées dans l'Hexagone, soit une baisse de 12,7% par rapport au mois de novembre 2023, qui comptait deux jours ouvrés de plus, a rapporté ce dimanche la Plateforme automobile (PFA), qui regroupe constructeurs et équipementiers français.
Parmi les différentes motorisations, seules les hybrides sont en progression (+17% en novembre), représentant aujourd'hui près d'une immatriculation sur deux contre une sur trois en novembre 2023, selon le cabinet AAA Data.
Au sein de l'ensemble du marché, Stellantis voit ses ventes reculer de 13,15%, alors qu'elles se maintiennent chez Renault (+0,32%). La Peugeot 208 reste le modèle le plus vendu aux particuliers sur les onze premiers mois de l'année, devant la Renault Clio et la Dacia Sandero.
Si le véhicule électrique connaît un rebond en termes de part de marché, à 17% en novembre contre 15% le mois précédent, les ventes de novembre (23.255 véhicules) sont en baisse de 25% par rapport à l'an dernier.
Et le décret d'application du nouveau millésime des aides à l'achat de véhicules électriques, publié ce dimanche au Journal officiel et qui entre en vigueur lundi, confirme une sensible révision à la baisse du barème du bonus à l'achat, dont le montant dépend de la part fiscale de chaque foyer, variant de 2.000 euros pour les ménages les plus aisés à 4.000 euros pour les plus modestes.
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Seul motif d'optimisme, la sortie des usines françaises en cette fin d'année de plusieurs nouveaux modèles comme la R5 électrique de Renault, « un peu moins coûteux que les générations d'avant », dont les immatriculations commencent à apparaître dans les chiffres.
Dans cette industrie « qui vit sur les volumes, ça crée de grosses difficultés pour l'ensemble du tissu industriel, notamment les fournisseurs automobiles », souligne Marc Mortureux. Et il est « assez peu probable » que le marché se redresse à court terme, prévient-il, compte tenu de niveaux de carnets commandes « également à des niveaux bas ».
Conséquence directe de la crise : les plans sociaux se sont multipliés ces derniers mois, en France comme en Allemagne : dernier en date, l'équipementier automobile Valeo a annoncé mercredi qu'il comptait supprimer 868 postes sur huit de ses sites français.
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En Allemagne, le constructeur européen numéro 1 Volkswagen envisage un plan de réduction de coûts de l'ordre de 4 milliards d'euros et la fermeture de plusieurs usines. Une perspective très sombre pour les ouvriers allemands, d'autant que la direction du groupe vient de rejeter cette semaine une contre-proposition syndicale qui visait à éviter la fermeture d'usines en Allemagne.
(Avec AFP)
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