C'est l'une des mesures du plan de Michel Barnier pour réindustrialiser la France. Alors que la filière automobile est en grande difficulté, le Premier ministre a annoncé ce vendredi, à l'occasion d'une visite chez l'équipementier Texelis près de Limoges, la création d'un « fonds de consolidation ». Celui-ci sera doté de 250 millions d'euros. Il vise, via des investissements ciblés, à épauler les sous-traitants automobiles, alors que la filière souffre d'une forte baisse des ventes de voitures, notamment dans l'électrique.
Ce fonds prendra la suite du Fonds avenir automobile (FAA) lancé en 2009 pour épauler la filière automobile, et de son successeur lancé en 2001. Son objectif ? « Accélérer la croissance et la capacité d'innovation des sous-traitants automobiles français pour faire émerger des entreprises plus solides et plus rentables », précise le gouvernement dans un communiqué.
Les investissements du fonds aideront « les acteurs à consolider leur filière, à internationaliser leur empreinte industrielle et leur portefeuille de clients, et à adapter leur stratégie et leurs méthodes de production aux enjeux climatiques actuels ». L'automobile compte, rappelle l'exécutif, parmi les secteurs « confrontés à des enjeux de transformation majeurs, comme l'électrification, et exposés à une concurrence internationale dérégulée ».