En 2019, le marché automobile français a résisté aux vents contraires

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(Crédits : Ralph Orlowski)
Les constructeurs automobiles ont mis en service au total 2,2 millions de voitures neuves l'an dernier en France


Le marché automobile français a progressé en 2019, résistant jusqu'ici aux vents contraires qui s'accumulent dans un secteur industriel automobile perturbé par les enjeux de la transition écologique.

Après 211.193 immatriculations nouvelles en décembre, un bond de 27,7%, les constructeurs automobiles ont mis en service au total 2,2 millions de voitures neuves l'an dernier en France, a indiqué le Comité des constructeurs français d'automobile (CCFA).

Dans un secteur chamboulé par le retournement de la conjoncture mondiale et les défis de la transition et de l'électrification, les marques françaises ont constitué à elles seules plus de la moitié des immatriculations en France (106.415 voitures) en décembre, une hausse de 17,09% par rapport à décembre 2018.

"2019 a été une année ambivalente et complexe, tiraillée entre les bonnes ventes et la crise du secteur industriel", a commenté François Roudier, du CCFA, pour l'AFP.

Les marques étrangères progressent

Les deux constructeurs nationaux PSA (Marques Citroën, Peugeot, DS et Opel) et Renault (Renault, Dacia et Alpine) ont ainsi affiché une progression de 0,88% sur l'année avec 1,25 millions de véhicules immatriculés.

Les marques étrangères ont avancé plus vite surtout en fin d'année, avec un bond de 40,6% des immatriculations en décembre (104.778 unités), qui porte à 906.435 le nombre total de voitures non françaises mises en service (+3,22%).

Le durcissement à partir du 1er janvier du "malus" écologique, une taxe dont doivent s'acquitter les acheteurs de véhicules les plus émetteurs de CO2, est à l'origine de l'accélération des ventes de grosses cylindrées en fin d'année, un effet d'aubaine dont ont surtout profité des marques étrangères, a indiqué le CCFA.

Sur le partage du gâteau entre constructeurs français et étrangers, les premiers ont vu leur part de marché régresser légèrement sur l'année, à 56,81% contre 57,37%, tandis que les étrangers ont vu la leur progresser à 43,19% contre 42,63%.

Dans le détail, PSA, a maintenu sa première place sur le marché français avec 708.438 voitures immatriculées (+1,35%), ce qui lui confère quasiment 32% du marché national. En face, le groupe Renault affiche 549.283 immatriculations (+0,29%), soit 24,81% de part de marché.

Marque par marque, c'est Renault qui reste la première dans le coeur des automobilistes français, avec 407.159 voitures lancées sur les routes (+0,23%), suivie par Peugeot (379.582 unités, -2,55%), puis Citroën (235.110 unités, +9,94%). L'allemande Volkswagen ravit cette année la quatrième marche du podium à Dacia (groupe Renault), avec 149.105 voitures contre 138.977.

Chez les constructeurs allemands, Volkswagen (marques Volkswagen, Audi, Skoda, Seat, Porsche, Bentley, Lamborghini) et Daimler (Mercedes et Smart) affichent des progressions à deux chiffres sur l'année (+10,35% pour le premier et +10,18% pour le deuxième).

Parmi les autres constructeurs, Nissan, allié de Renault (marques Nissan et Infiniti) subit un recul de 29,76% de ses immatriculations, malgré une forte envolée en décembre (+82%).

Et FCA (marques Fiat, Jeep, Alpha Romeo, Maserati, Lancia et Dodge) en cours de fusion avec PSA, subit aussi des revers avec un recul de 12,75% de ses immatriculations françaises.

Effondrement du diesel

Les chiffres publiés par le CCFA illustrent l'effondrement des ventes de diesel en France, dont la part du marché a reculé à 34% en 2019 contre 39% en 2018, 64% en 2014, et 72% au plus haut, en 2011-12, selon le CCFA.

Les véhicules à essence voient leur part de marché progresser à 57,9% contre 54,7% l'an passé. Celle des véhicules électriques augmente aussi, à 1,9% contre 1,4% l'an passé, tandis que celle des hybrides gonfle à 5,7% contre 4,9%.

La tendance va s'accélérer "avec 25 nouveaux modèles électriques ou hybrides rechargeables qui arrivent sur le marché en 2020", a commenté François Roudier en regrettant néanmoins un nombre "trop faible" de bornes de recharge (25.000 dans tout le pays).

Côté industriel, la Plateforme automobile (PFA) qui défend les intérêts de la filière a estimé récemment que 15.000 emplois étaient menacés, uniquement dans la filière diesel.

"Il s'agit d'une décélération brutale qui impacte surtout les équipementiers mono-produits ayant du mal à se reconvertir" a souligné François Roudier, en citant l'exemple de Bosch à Rodez, spécialisé dans les injecteurs de moteurs diesel.

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a écrit le 03/01/2020 à 16:00 :
Le marché n'a résisté à rien du tout. Le sursaut en fin d'année est dû à un très mauvais mois de décembre en 2018 (-15% par rapport à 2017) et surtout à une anticipation des achats en raison du durcissement des malus pour 2020.
Cela ressemble plutôt au chant du cygne et l'industrie automobile européenne s'attend plutôt à des années très difficiles.
a écrit le 03/01/2020 à 0:53 :
Le Monde entier achete Tesla seulement les francais et les allemands achetent des voitures allemandes.Dommage vraiment dommage.C'est un nouveau collaborationnisme ou quoi?
a écrit le 02/01/2020 à 13:24 :
l'Article parle des voitures immatricules, mais combien des voitures "neuves" invendus restent sur les champs des concessionaires et chez les constructeurs?
a écrit le 02/01/2020 à 11:31 :
Pas étonnant, entre la famile et des amis, pas moins de 5 voitures qui vont partir ou déjà parties à la casse pour des pannes électroniques à moins de 200000km, la malhonnèteté des constructeurs finit par rapporter gros, et ne pas croire que les Allemandes sont protégées, ils ont les mêmes calculateurs ou BSM que nous: des Allemands ou des Français et des techniciens incapables d'intervenir par manque de formation.
La meilleure affaire en dehors du neuf et profiter de la garantie, c'est d'acheter d'avant 1995 exemple 205 xad 1,9d, bx, 406 ,r25 etc boîtes manuelles évidement, on ne vit pas aux états-unis.
a écrit le 01/01/2020 à 20:02 :
Début d'année 2020 sera catastrophique

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