Automobile : de 2e producteur européen, la France a chuté au 5e rang en 2016

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La France se place derrière l'Allemagne, qui a consolidé sa position en tête, mais aussi derrière l'Italie, l'Espagne et le Royaume-Uni.
La France se place derrière l'Allemagne, qui a consolidé sa position en tête, mais aussi derrière l'Italie, l'Espagne et le Royaume-Uni. (Crédits : Reuters)
Depuis le début des années 2000, le poids de la production automobile française en Europe a été divisé par deux, indique l'Insee dans une récente étude. Dans le même temps, le poids des pays de l'Est a plus que triplé.

La France, 2e pays producteur automobile en Europe jusqu'en 2011, a chuté au 5e rang en 2016, victime de la concurrence étrangère et de l'internationalisation des constructeurs nationaux, selon une étude publiée vendredi par l'institut des statistiques (Insee).

"La production automobile française est désormais la cinquième de l'Union européenne" derrière l'Allemagne, qui a consolidé sa position en tête, mais aussi derrière l'Italie, l'Espagne et le Royaume-Uni. Elle "est en perte de vitesse, surtout depuis la crise" financière de 2008, note l'Insee.

Lire aussi : Comment la crise financière de 2008 a changé notre monde

"Contrairement à la production des principaux pays producteurs, celle de la France n'a pas récupéré son niveau d'avant la crise de 2008", soulignent les auteurs de l'étude, qui ne prend pas en compte les données postérieures à 2016.

Le poids de la production française divisé par deux

L'Insee estime à 55 milliards d'euros la production automobile française en 2016. Le chiffre inclut la fabrication de véhicules, mais aussi de pièces diverses, comme les boîtes de vitesse ou les embrayages.

Sur cette année de référence, la France concentre seulement 6,7% de la production européenne, soit 6,6 fois moins que l'Allemagne qui assure à elle seule 44,5% de la production automobile européenne.

Lire aussi : L'industrie automobile se prépare à la plus grave crise de son histoire

Depuis le début des années 2000, le poids de la production automobile française en Europe a été divisé par deux (elle représentait 13,1% en 2000, ce qui était alors "seulement" 3,1 fois moins que l'Allemagne).

Dans le même temps, le poids des pays de l'Est a plus que triplé, à 16,5% du total.

Concurrence étrangère

Par ailleurs, le solde commercial français des produits automobiles était déficitaire de 9,6 milliards d'euros en 2016, indique l'Insee, en notant que ce solde est passé en territoire négatif depuis 2008.

Ce déficit "vient exclusivement des voitures particulières" alors que les échanges pour les équipements sont excédentaires: l'Insee y voit l'effet "des importations de constructeurs automobiles étrangers, majoritairement allemands", notant que ces derniers produisent très peu, voire pas du tout, en France.

La perte de vitesse de l'industrie automobile française s'explique en partie par "les parts de marché prises par les marques étrangères importées", mais aussi par "l'internationalisation de la production" des groupes français.

"Les productions des groupes français à l'étranger" réduisent la balance commerciale de deux façons: lorsqu'elles sont réimportées vers la France, mais aussi "lorsqu'elles servent la demande locale [et] se substituent potentiellement à des productions nationales exportées", expliquent les auteurs.

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a écrit le 24/11/2019 à 7:56 :
avoir le courage de dire que les responsables sont
les dirigeants politique, le medef , et les ecolos deja responsablede plusieurs casse industriel du pays au profit d'une speculations
et ce n'est pas l'actuel pouvoir qui vas inverser cette deconstructions cher aux ecolos
avoir de dirigeants qui pense d'abord a l'europe avant la france est une eresie
meme une trahison des electeurs
a écrit le 24/11/2019 à 1:30 :
"Depuis le début des années 2000", faudrait peut'etre pas l'oublier, on a dû partager le travail, suivant les préceptes de la gde prêtresse Aubry, alors que ds le même tps, Schroder serrait les boulons en Allemagne avec les réformes Hartz et remettait le pays au boulot.
C'est l'inverse qui s'est produit en France : les 35 h n'ayant profité qu'à une infime partie des E, celles à process en continu automatisé et en croissance ds la sidérurgie, la chimie, pétrochimie, agroalimentaire, par une intensification de l'utilisation des équipements.
Mais pour la majorité des E moins automatisées et à forte intensité en MO, ce fut une chute brutale de compétitivité assortie de conflits à répétition pour chercher à intensifier le travail à coût zéro, dogme en vigueur à l'époque...( Malaise encore visible de l'hôpital).
Résultat des courses à la fin des années 2000 ds le secteur auto, c'était pas l'euphorie.
Renault qui avait pris le virage du low cost pour survivre, s'était fortement délocalisé par la création ou reprise d'usines géantes en Roumanie, Turquie ou Russie et avait structuré avec succès sa gamme utilitaire non délocalisée encore fabriquée en France, tt en restructurant Nissan à bon cpte qui lui assurait de copieuses synergies et des rentrées élevées de cash en dividendes.
Qt à PSA moins chanceux, il fut sauvé par l'Etat de la faillite avec l'aide du chinois Dongfeng flairant des transferts de technologie à bon cpte et surtout par le débauchage de Tavares homme providentiel, 2nd de Ghosn chez Renault.
Qt aux nbreux ss traitants et fournisseurs auto, une gde majorité n'est plus là pour en parler...
a écrit le 23/11/2019 à 19:38 :
Hélas, nos hommes politiques n'ont toujours rien compris à l'industrie et nos industriels dont coupables aussi.
Pourquoi acheter une voiture d'un constructeur français qui fabrique 90% des véhicules hors de France ?
Notre économie est en dérive et quand le pays sera devenu un parc d'attraction géant , il sera trop tard. Triste de voir que sur nos routes les Dacia fabriquées en Roumanie certes soient devenues LA référence d'un pays qui est revenue anti bagnole et qui se paupérise.
a écrit le 23/11/2019 à 19:17 :
et pourtant on dit avoir les meilleurs ingénieurs les meilleurs stylistes mais la realitée est la pour vendre il faut faire de belles autos et fiables . Ce n est pas en vendant des Dacias fabriquées en Roumanie avec une technologie NISSAN que la FRANCE va vendre des voitures .Comme les engins agricoles pas une seule marque française de tracteurs agricoles . un tracteurs vaut autour de 100 milles euro en valeur cela fait 15 DACIA
Réponse de le 25/11/2019 à 15:05 :
Les Dacia sont plus proches des Renault que des Nissan.
a écrit le 23/11/2019 à 13:08 :
Le rapport qualité/prix n’est pas en faveur des marques automobiles françaises. C’est le cas par exemple des usines chinoises de PSA Peugeot Citroën, pris en étau entre des marques chinoises meilleur marché, qui progressent en qualité, comme Geely, et des marques de luxe allemandes très dynamiques. L’automobile française, qu’elle soit produite dans l’hexagone ou à l’étranger, souffre d’un manque de dynamisme de ces ventes.
a écrit le 23/11/2019 à 12:03 :
La catastrophe industrielle continue et il n'y a qu'un seul responsable : l'état , qui oblige nos sociétés à délocaliser à cause des charges sur les entreprises et les citoyens parmi les plus élevées du monde .
a écrit le 22/11/2019 à 22:49 :
Renault tanger.Peugeot kenitra. Je continu ?
On donne de belle entreprise et on garde les seveso (lubrizol) chercher l erreur...ajouter amazon qui vient avaler nos euro sans payer le centime d'euro et vous avez la recette de la paupérisation de notre joli pays alimenté au RMI
a écrit le 22/11/2019 à 22:46 :
Renault tanger.Peugeot kenitra. Je continu ?
a écrit le 22/11/2019 à 20:57 :
triste ce résultat ... est ce que les Français vont se réveiller et comprendre qu'il faut privilégier les produits réellement fabriqués en France ...tout le monde veut bien les privilèges sociaux tout en achetant des produits réalisés hors de nos frontières. ... en matière automobile , la voiture allemande marque socialement .... plus grave on voit de plus en plus de voitures coréennes ... (prix bas) .... et avec la voiture électrique promue par les fossoyeurs écologistes on va enfin arriver à détruire l'industrie automobile française qui compte pour beaucoup dans les emplois du secteur privé. .. qui à la tête de notre pays est capable d'expliquer cette situation .....?
Il faut espérer une prise de conscience de la situation et il faut aussi remettre la France au travail .....
Réponse de le 23/11/2019 à 12:23 :
Non. La solution de préférence est justement le problème des français. Il faut accepter la concurrence et générer des produits compétitifs. Et comme je lis souvent que les France est super géniale et supérieure en ingénierie, la haute techno et dans tous les domaines il ne devrait pas y avoir de problèmes, non? Un peu d'humilité ne ferait du mal et ensuite commencer à innover de manière privée et arrêter de se faire aider par l'état..
a écrit le 22/11/2019 à 16:08 :
Boudin dans les yeux a écrit le 22/11/2019 à 12:45:

Y en a qui en tiennent une couche quand même. Oser raconter que les taxes et charges sociales ne sont pas si dramatiques que ça et qu'en revanche tout est de la faut des vieux, et qu'il faut ponctionner les retraités alors qu'ils ont bien mérité de se reposer après une dure vie de labeur, faut pas avoir peur.
Le problème est ailleurs, mais bien évidemment aucun politique n'aura le courage d'en parler, et encore les medias aux ordres. En France, 40% de la population totale (du berceau au cercueil) est occupée. En Suisse par exemple, c'est 60%. Si la France se montait au taux d’emploi de la Suisse sans allonger l’âge de la cotisation, cela correspondrait à 20 ans de cotisation en plus ! 10 fois plus efficace et tout le monde d’accord. Bien sûr, vous pourrez me dire que du travail, il n’y en a pas... Et pourquoi y en a-t-il en Suisse ?
En Suisse, il y a du travail parce que les Suisses le protègent ! Je ne connais personne qui voit la Suisse comme un pays méchamment protectionniste, nos voisins sont au contraire perçus comme libéraux et pourtant cela ne les empêchent pas de protéger leur travail, de manière pragmatique et intelligente certes, mais protégé tout de même. En France, nous importons pour plus de 700 milliards d’euros de biens et services chaque année, un tiers de notre PIB qui part en importations, c'est monstrueux, pourquoi personne ne s'attaque-t-il à ce déséquilibre-là ? Il y a beaucoup à aller chercher par là, de manière mesurée et intelligente. Mais eux n’ont pas Bruxelles... L’UE , elle, nous interdit formellement de protéger nos emplois et nous en crevons. Mais chhhht, Monsieur Philippe ne peut pas vous dire ça, il s’en tiendra à son pistolet à bouchon quand nous avons l'arme atomique à portée de main. Allez, sur ce, allez baver sur les retraités...
Réponse de le 22/11/2019 à 16:52 :
Exemple de ce que vous avancez, en 2017 la commission européenne finance à hauteur de 85 % soit 360 millions un pont pour la Croatie et attribue les travaux à une entreprise publique chinoise.. La part de la France pour cet ouvrage serait de quelque 60 millions – on marche sur la tète, c'est dingue. Il faut revenir à Maurice Allais notre prix Nobel d'économie (sa lettre au Français) – " ...le fondement de la crise : l'organisation du commerce mondial...Ouvrir les frontières qu'avec les pays socialement comparable...délocaliser Pascal Lamy...etc.. "
Réponse de le 22/11/2019 à 17:29 :
M Philippe n' est pas là pour admettre qu' on ne peut pas faire cohabiter avec une monnaie à parité fixe qui s' appelle l' euro des pays à forts différentiels de compétitivité comme exprimé plus bas. Il n' a pas les compétences et n' a pas été mis là pour ça puisque coopté comme Macron par un système médiatique européiste qui tourne en boucle.

C' est la raison pour laquelle l' UE ne produit rien mais s' auto-détruit puisqu' elle est, je le rappelle, la seule zone éco mondiale en déficit sur dix ans.
M. Santini, LT : "Croissance depuis 2009 : Chine +139%, Inde +96%, Etats-Unis +34%, Europe -2% !"

Les européistes agglutinés qui ne s' entendent sur rien pour cause d'intérêts divergents sont juste d' accord pour tenter d' empêcher, en niant la démocratie lorsqu' elle parle, les anglais de sortir et par voie de conséquence, les autres désireux de les rejoindre d'en faire autant.

UPR, Frexit, vite..
Réponse de le 25/11/2019 à 15:08 :
"M Philippe n' est pas là pour admettre qu' on ne peut pas faire cohabiter avec une monnaie à parité fixe qui s' appelle l' euro des pays à forts différentiels de compétitivité comme exprimé plus bas."
Bien sûr que si. Slovaquie et Pays Bas par exemple. Simplement les coûts salariaux doivent s'adapter en conséquence. C'est la baisse des coûts salariaux qui avaient trop augmenté qui a permis à l'Espagne de se relancer.
a écrit le 22/11/2019 à 14:24 :
Les groupes automobiles exploitent les travailleurs. Pour les punir de produire à l'étranger, il faudrait accroitre les charges sociales sur les salaires pour financer les retraites et les prestations sociales. Et taxer davantage leurs profits, ainsi que la vente des automobiles en France. Avec toutes ces mesures, les usines vont revenir… ou pas !
a écrit le 22/11/2019 à 14:21 :
Par contre, la, on est premier :

Au classement des meilleures nationalités mondiales, les Français sont rois. Selon l’indice de qualité de la nationalité de Kälin et Kochenov (QNI) pour 2018, la nationalité française est la meilleure de la planète, et ce, pour la huitième année consécutive. Pour établir ce constat, les auteurs de l’étude s’appuient sur plusieurs critères comme la paix et la stabilité, la puissance économique, le développement humain et la liberté de voyager ou de travailler à l’étranger. Avec un score de 83,5%, les Français devancent les Allemands et les Néerlandais avec 82,8% et le Danemark, qui gagne une place par rapport à l’année précédente, avec 81,7%.

L’étude réserve plusieurs surprises puisque l’Hexagone devance largement plusieurs autres grandes puissances. Ainsi, le Royaume-Uni ne se hisse qu’à la huitième place avec un score de 80,3%. Si le pays gagne trois places par rapport à l’année précédente, il devrait dégringoler dans les prochains classements en raison du Brexit, rappelle Bloomberg. Par ailleurs, la nationalité américaine ne se classe qu’à la 25e place (70%) derrière la Bulgarie ou la Croatie.Autres grandes puissances du classement, la Chine pointe à la 56e place avec un score de 44,3% et gagne quatre places. La Russie de son côté pointe à la 62e place (42%) et gagne deux places par rapport à l’année précédente.
Réponse de le 22/11/2019 à 16:24 :
On peut toujours s'inventer des catégories arbitraires dans lesquelles on est les champions, de la meme facon on est les champions en terme de nombre de communes, de nombre de présidents de truc machin chose, une armée mexicaine !
Réponse de le 23/11/2019 à 19:42 :
On s'en tape. Ce qui compte c'est une économie saine et forte. Hélas là nous sommes derniers.
a écrit le 22/11/2019 à 14:07 :
La vraie raison et principale est fort simple, c'est le fait des 2 constructeurs nationaux qui ont délocalisé essentiellement TOUS les modèles les + vendus, précédemment assemblés chez nous: Twingo,Clio,Megane,Captur, Kadjar pour Renault et 'seuls subsistent le Scénic qui ne se vend plus et les 2 grosses qui sont des bides commerciaux .
Pour PSA, toute la gamme Ctroen sauf le C5 et les DS (petite production), et pour Peugeot 208, 2008 et bientôt 308, car seuls les 3008, 5008, et 508 seront encore assemblés chez nous, les Berlingo et Partner étant également produits en Espagne (contrairement au Kangoo qui a échappé au massacre).
ET tout cela malgré des accords de modération salariale et une part main d'oeuvre de plus en plus réduite dans le coût total d'un VE !!!
Réponse de le 22/11/2019 à 17:11 :
Ce qui se vend ce sont les modèles d'entrée de gamme.
Ce qu'on peut produire en France de façon rentable vu le coût des facteurs de production (dont le coût du travail) ce sont les modèles haut de gamme à forte marge.
Ramenons les coûts salariaux français, pondérés par la productivité française plus élevée, aux niveaux espagnol ou slovaque, et les productions reviendront en France. Pour info le coût horaire français est de 35€/h contre 22 en Espagne et 12 en Slovaquie.
Réponse de le 23/11/2019 à 19:44 :
Petite bagnole car le Frenchie moyen n'a pas les moyens. Merci malus, taxes carburants etc...mais shut, faut pas le dire.
a écrit le 22/11/2019 à 13:38 :
Ben tiens, c'est épuisant de ne pas se tromper je peux vous le garantir hein... -_-

Cela ne veut pas dire que je suis trop bon, cela veut dire que notre économie financière est bien trop prévisible, à la limite de l'encéphalogramme plat même.
a écrit le 22/11/2019 à 13:24 :
La raison profonde de ce différentiel tient à la génèse de la réunification qui ont vu introduire au chausse-pieds une monnaie l' euro à parité de change appliquée à des pays à forts différentiels de compétitivité.
A la lecture de moultes et moultes analyses produites sur ce sujet, on observe assez peu de discernement de la part d' intervenants qui ne maitrisent pas l' ensemble des méta données économiques du problème qu' a introduit une extra volonté de rapprochement dans l' UE d' ailleurs décriée par tous les peuples qui ont voté sur l' intégration et particulièrement sur les conséquences.
Les allemands donc dont le reste de l' UE a financé la réunification ont développé une économie qui consiste à payer les pays du sud pour exporter leurs automobiles. Les économistes allemands les plus éveillés (Hans-Werner Sinn à la tête de l' IFO, Hans-Werner Sinnom etc) commencent d' ailleurs à voir le loup, j' ai nommé les créances Target II (créances internes à l' euro système) irrecouvrables sur ces pays là.

Extraction de l' étude mais il y en a d' autres de très haut niveau menée par l' institut des libertés "Et voila! L’Allemagne va mal."

Les entreprises allemandes ont ainsi prêté 900 milliards d’euros aux italiens et aux espagnols pour que ces derniers achètent leurs voitures. Bien entendu, cet argent ne sera jamais remboursé et donc les soi-disant profits faits par les entreprises allemandes sont purement illusoires. Et quand cela deviendra évident, ces entreprises verront leurs cours de bourse s’écrouler, ce qui a déjà bien commencé.

Nous le savons à présent, l' UE et l' euro fort ont profité à la seule Allemagne qui va devoir à présent en payer le prix au niveau du bilan, le prix fort et qui verra s' agréger le début de la déconstruction d' une UE qui ne peut pas vivre d' économies à différentiels de compétitivité aussi tranchés, durablement ni ensemble...
Réponse de le 22/11/2019 à 14:40 :
Bravo pour votre commentaire. L'article omet de faire référence au poison nommé euro dans la désindustrialisation de la France. Là morale de cette triste histoire, c'est que les européistes ont tué l'UE.
Bien sûr, les politiques bien franco/françaises, 35h, non découplage coût du travail/système social... ont provoqué ce différentiel de compétitivité, mais la perte de la souveraineté monétaire ne permet plus d'en corriger les effets funestes...
Cette monnaie n'est qu'un dogme en dehors de toute rationalité économique.
En attendant son effondrement,
Cordialement
Réponse de le 22/11/2019 à 15:21 :
fort bien résumé en effet...
une erreur de taille tout de même, dans le système Target, ce ne sont pas les entreprises allemandes qui prêtent mais l'Allemagne (dans on ensemble et donc la nation allemande).
soyez rassuré les profits passés générés par les constructeurs sont bien réels, en revanche, pas sur le client final que l'on imagine
Réponse de le 22/11/2019 à 15:32 :
Vous surmontez le débat, merci. Charles Gave ajoutait d' ailleurs dans sa démo que les Allemands auraient tout aussi bien fait de mettre leurs voitures sur un bateau et le couler au large.
Il est bon de rappeler que 154 économistes allemands et non des moindres ont identifié le danger en signant en 2018 un appel à Merkel à quitter l' euro, emmené par Jurgen Stark, ancien économiste en chef de la BCE lui-même.
Source UPR, regarde c' est déjà l' aube,
C' est oublier que l' euro colle à la bête UE et qu' on ne peut quitter l'un sans quitter l' autre.
Réponse de le 22/11/2019 à 16:22 :
C'est n'importe quoi ! Les gens qui ne remboursent pas leur crédit auto cèdent leur auto et font face aux huissiers c'est à dire au bras armé financier de l'Etat ! Etat qui est censé organiser la concurrence mais qui engendre tous les chefs d'entreprises dites grands comtes (sic le retour de la noblesse).
Des contes à dormir debout d'ailleurs comme jean jacques.
Réponse de le 22/11/2019 à 17:21 :
Des pays à fort différentiel de compétitivité peuvent très bien avoir la même monnaie (c'est le cas entre les différents états des USA). Ce sont les coûts salariaux qui permettent d'ajuster le système. En fait ce qui compte et doit être à peu près homogène c'est le rapport coûts salariaux/productivité, la productivité étant définie le PIB créé par heure de travail (les pays à forte productivité peuvent supporter des coûts salariaux élevés). A partir de ce simple calcul on peut déduire de combien les coûts salariaux doivent baisser en France pour enfin résorber notre chômage et relancer le made in France. Il est probable que le CICE et la baisse de charge qui lui a succédé n'ait pas été suffisant pour y parvenir. Il y a sans doute aussi des facteurs psychologiques non salariaux. Qui aurait envie de faire des investissements productifs dans un pays où on peut inventer les 35h ou encore où une poignée de dinosaures à la SNCF ou à la RATP peuvent prendre le pays en otage et le bloquer (heureusement le covoiturage, les UBER et les cars Macron empêcheront une paralysie façon 1995).
Réponse de le 24/11/2019 à 0:26 :
Réponse à Bruno:
Votre analyse est totalement contredite par le poids des investissements étrangers en France, 2 ou 3 ème pays de l'UE après le RU ou l'Allemagne suivant les années comme destination privilégiée des projets d'implantation industrielle.
Ces projets découlent essentiellement d'arbitrage de firmes industrielles allemandes, US, japonaises, jugées peu succeptibles de complaisance en matière de business plans ...
Réponse de le 25/11/2019 à 15:35 :
@Leon : les investissements en question sont souvent des implantations commerciales. Il est bien rare qu'arrive un Toyota Onnaing...
Réponse de le 25/11/2019 à 15:42 :
@Fr libre : ah, notre souveraineté monétaire perdue... qui consistait surtout à dévaluer quand, pour sanctionner la mauvaise gestion de certains pays dont le nôtre , la monnaie nationale était attaquée ce qui contraignait à un réaménagement monétaire (autrement dit une dévaluation des monnaies des pays paniers-percés) ce qui revenait à reprendre ce qu'on avait lâché de trop sur les salaires, les dépenses publiques, les prestations sociales. Belle "souveraineté" à vrai dire, que de devoir aligner les parités sur ce que dictaient les marchés...
Réponse de le 25/11/2019 à 15:52 :
"l' UE et l' euro fort ont profité à la seule Allemagne"
L'€ fort, ça ne veut pas dire grand chose, si on ne le compare pas à d'autres monnaies, le $, le Yen, le yuan, le franc suisse...
Actuellement par rapport au franc suisse, l'€ est très bas (0,91CHF pour 1€), il a perdu 30% de sa valeur face au CHF.
Par rapport au $, il est beaucoup moins fort qu'en 2008 mais beaucoup plus qu'en 2000. Actuellement il n'est ni fort ni faible...
Par contre, quel que soit le niveau de l'€, fort ou faible, il n'a jamais empêché l'Allemagne de réaliser de plantureux excédents commerciaux...
ni la France de basculer dans les déficits sans fin quand on s'est volontairement tiré une balle dans le pied avec les 35h.
a écrit le 22/11/2019 à 13:12 :
C'est là la façon dont les constructeurs français, et leurs actionnaires, remercie le contribuable français de les avoir sauvés de la faillite lors de la crise financière de 2008...
a écrit le 22/11/2019 à 13:07 :
Le déclin de la France est incontestable,

SOUVENIR IMPÉRISSABLE : en 2016 Macron était déjà au pouvoir comme conseiller spécial de Hollande et ministre de Valls ...!

que de dégâts, les patrons des grandes entreprises se sont gavés,

EN MEME TEMPS ils ont ponctionné les poches des Français en se faisant servir par Valls Macron des remboursements ÉNORMES de CIR, de CIC,

SANS OUBLIER d'organiser l’ÉVASION FISCALE MASSIVE (des sièges sociaux, holdings diverses et variées, au Luxembourg, en Hollande, sur des Iles quasiment désertes avec quelques boites aux lettres, avec la complicité des Ministres et Parlementaires LaREM Modem mais aussi UMP PS ...!

et Macron continue de blablater ... bavarder ... mentir ... mépriser ... violenter les citoyens

il est temps de mettre fin à ce bordel en France
a écrit le 22/11/2019 à 13:06 :
Cela s’explique par le fait que les français ne produisent que du bas de gamme à marges très très faibles... obligeant à aller construire ces voitures dans des pays à plus faible coût salarial.
a écrit le 22/11/2019 à 13:03 :
la France contributrice net au budget de l'europe se fait tailler des croupières par des pays comme la pologne qui reçoivent plus que ce qu'ils contribuent .Dumping social etc etc.Voilà le probleme.
a écrit le 22/11/2019 à 13:01 :
la France contributeur net au budget de l'europe se fait tailler des croupières par des pays comme la plologne qui reçoivent plus que ce qu'il contribuent .Dumping social etc etc.Voila le probleme.
a écrit le 22/11/2019 à 12:53 :
Faut-il donc plutôt acheter une marque France Made in Ailleurs ou Etranger Made in France ? Un dilemme.
a écrit le 22/11/2019 à 11:41 :
Ce n'est pas forcément une bonne nouvelle d'être leader en production de bagnoles, d'autant que cette industrie est en pleine restructuration avec des fermetures de sites à venir et des bouleversements sociaux.
a écrit le 22/11/2019 à 11:32 :
Vous dites que la Face est tombé à la 5e place. Mais en réalité c'est 4e. Vous avez mal lu l'article de l'INSEE. Devant nous il y a '' ensemble des pays d'Europe de l'Est''. Mais individuellement, aucun n'est devant la France.
a écrit le 22/11/2019 à 11:10 :
Des taxes, trop d’administration, trop de charges sociales notre industrie décline depuis 30 ans. C'est vrai que notre pays consacre 70 % de son budget en prestations sociales.
Unique raison de notre fragilité , les gouvernements successifs préfèrent acheter la paix sociale , on est sous morphine. Le 5 décembre , le pouvoir va encore céder reportant encore une fois les réformes indispensables aux calendes grecque.
Réponse de le 22/11/2019 à 11:29 :
Eh oui, le plus gros poste de depense c est le paiement des pensions de retraites. Mais allez dire qu il faut mettre a la diete les vieux … c est un suicide electoral ! Regardez ce qui c est passé avec la CSG alors qu ils paient encore moins que les actifs qui les financent …
Et pourtant on devrait faire un impot pour ceux qui avaient l age de voter Mitterrand ou Chirac afin de payer les dettes qu ils ont laissés


PS: vu mon age, je devrai payer cet impot car j aurai pu voter a partir de 88 (aka reelection de Francisque Mitterrand)
Réponse de le 22/11/2019 à 11:58 :
Tissu de mensonges ! La part des retraites des baby boomer donc l'effet de la pyramide des ages est la cause prépondérante de ces dépenses sociales.
Génération qui vit mieux que les actifs !
D'autre part, après avoir critiquer le "modèle allemand", car eux aurait un modèle, nous un souk!, une économie de bazar, des boutiquiers comme aurait dit De Gaulle... des anglais... On appel ça l'économie de service.
La France n'a développé aucune industrie du software (soft war comme dirait Breton) aucun éco-système, nous fabriquons "à façon" du software sur la base des produits industriels du software venus d'amérique, oracle, java, microsoft etc... Des chinoiseries !

Donc après avoir critiquer ce "modèle" Allemand qui consistait à faire fabriquer dans les pays de l'Est, qu'on fait les constructeurs Francais ? La même chose ! comme d'habitude... mais pas seulement dans les pays de l'ESt comme en Slovénie, mais aussi en turquie, au maroc, en algérie...

D'autre part, les usines Renault par exemple, mais il doit en être de même des usines PSA sont conçues et mise en oeuvre par .... SIEMENS !
On imagine très bien les francais voulant y mettre leur grain de sel ce qui doit aboutir au final a des prix plus élévées et des solutions moins intégrées, moins robotisées que leurs équivalents allemands, sans parler si je puis dire de la barrière de la langue et peut être d'un peu de ruse des allemands qui ne fournissent pas le top du top des chaines les plus 4.0!
Réponse de le 23/11/2019 à 11:17 :
Les pensions de retraite ne sont pas une charge sociale, elles ont été COTISEES par prélèvement sur les salaires.
a écrit le 22/11/2019 à 11:06 :
La France doit construire du haut de gamme en France (Koleos future Kadjar, gros Nissan; future C5, 7008, SUV DS5, DS8 Alpine par ex), les petites voitures a faible marges a bas cout a l'étranger bien sur !

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