En Chine, les ventes de voitures hybrides ou électriques ont dépassé les thermiques
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Les véhicules hybrides et électriques ont représenté en juillet plus de 50% des ventes d'automobiles en Chine.
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Les véhicules hybrides et électriques ont représenté en juillet plus de 50% des ventes d'automobiles en Chine.
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C'est une première. Les véhicules hybrides et électriques ont représenté en juillet plus de 50% des ventes d'automobiles en Chine, selon des chiffres publiés ce jeudi par la Fédération chinoise des constructeurs de voitures individuelles (CPCA). Il y a un an à cette même période, le taux était de 36,1%.
En effet, le mois dernier, 945.000 modèles hybrides y ont été vendus, soit une hausse de 27,6% sur un an. Et 505.000 voitures entièrement électriques ont trouvé acquéreur (+0,9% sur un an) sur le premier marché automobile mondial, a indiqué la CPCA. Ces modèles ont représenté en juillet 51,1% des ventes totales en Chine, a souligné la fédération.
Le marché chinois de l'électrique a connu ces dernières années un développement à vitesse grand V, porté notamment par la concurrence entre constructeurs, la baisse des prix des batteries et des voitures et les subventions. D'ailleurs, le marché chinois de l'électrique devrait bien se porter sur l'ensemble de cette année. Selon les dernières projections de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), la part de marché des voitures électriques devrait atteindre 45% en 2024 en Chine - contre 25% en Europe et 11% aux États-Unis.
Dans le pays, les modèles électriques sont même déjà souvent moins chers que leurs équivalents thermiques. Si bien que, d'ici 2030, près d'un véhicule sur trois roulant dans le pays pourrait être électrique (selon la définition de l'AIE qui inclut les hybrides rechargeables). Même si le ralentissement économique, qui pèse sur les dépenses de consommation, entraîne toutefois ces derniers mois une guerre des prix entre constructeurs au détriment de leur rentabilité.
Les constructeurs du pays ne comptent pas mettre le pied sur le frein. Des dizaines de marques locales innovantes dans l'électrique ont vu le jour ces dernières années et elles rivalisent avec des constructeurs étrangers qui peinent à s'adapter.
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En juillet, le chinois BYD était de nouveau le champion incontesté de l'électrique dans son pays (près de 246.000 voitures vendues), loin devant l'américain Tesla (plus de 74.000), qui dispose d'une gigantesque usine à Shanghai. Le groupe avait ravi à Tesla le titre de plus gros vendeur mondial de véhicules de ce type au quatrième trimestre 2023.
Le constructeur chinois met le turbo en Europe. Une première usine implantée en Hongrie doit commencer à produire à la fin de cette année. Une deuxième doit également voir le jour en Turquie. Le constructeur commence néanmoins tout juste son offensive sur le sol européen, avec des véhicules de gamme moyenne et à prix compétitifs. BYD pourrait cependant se positionner assez vite dans l'entrée de gamme électrique avec sa petite Seagull (mouette, en anglais), proposée autour de 20.000 euros - elle devrait arriver notamment en France l'année prochaine - et concurrencer la Citroën C3 et les futures petites Renault ou Volkswagen électriques.
Néanmoins, BYD et les constructeurs étrangers vont rencontrer désormais de nouveaux obstacles à leur développement en Europe. En effet, Bruxelles a mis en place le vendredi 5 juillet jusqu'à 38% de droits de douane supplémentaires sur les importations de véhicules électriques chinois, accusant Pékin d'avoir favorisé illégalement ses constructeurs automobiles via ses subventions. Ces nouveaux droits de douane compensateurs s'ajoutent, qui plus est, aux taxes de 10% déjà appliquées par l'Union européenne aux véhicules fabriqués dans les usines en Chine.
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Les immatriculations de voitures neuves ont ralenti au mois de juillet en France (-2,26%), selon les chiffres publiés jeudi par les constructeurs. 126.036 voitures ont été immatriculées en ce début d'été, soit une nette baisse sur un an malgré trois jours ouvrés supplémentaires sur le mois. En jours comparables, le marché reculerait de 15%, note le cabinet AAA Data.
Le mois de juillet 2023 avait confirmé la reprise des ventes d'automobiles après des mois de pénuries de pièces électroniques, mais il est resté à un faible niveau depuis. Sur les sept premiers mois de 2024, les immatriculations sont en hausse de 2,18%, à 1,04 million d'unités, mais la dynamique décélère de mois en mois.
Les voitures électriques continuent de patiner (+1% en juillet), avec une part de marché qui tombe à 14% sur ce mois, contre 17% sur l'année 2023. Cette baisse peut être expliquée en partie par l'effondrement des immatriculations de Tesla (-34%) et de la Dacia Spring (-99%), anciennes stars du marché en juillet 2023, souligne AAA Data.
Les acheteurs se sont tournés radicalement vers les motorisations hybrides (dotées d'un moteur thermique et d'une batterie mais qu'il ne faut pas brancher), qui progressent de 25% sur un an et représentent désormais 38% du marché.
Les motorisations essence chutent de 23% (30% du marché), et les diesel de 24% (8% du marché).
(Avec AFP)
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