Ce jeudi 19 décembre, le ministre délégué chargé de l'Industrie va présider ce qui s'apparente à une réunion de la dernière chance pour la Fonderie de Bretagne. Marc Ferracci a convié, en visioconférence, les organisations syndicales et la direction de l'entreprise pour tenter de sauver les 350 emplois de cette fonderie, fragilisée par la crise de l'industrie automobile.
Autrement dit, trouver de l'activité pour cette usine qui fait état d'un volume de commandes à venir en baisse d'un tiers de la part de Renault, son principal client, selon sa direction. « Ce qui est demandé à Renault Group, c'est de maintenir les engagements pris en 2022, de maintenir des volumes suffisants jusqu'en 2028 sur la base des pièces actuellement produites », partageait il y a quelques jours via un communiqué la direction de Fonderie de Bretagne (FDB).
Joint par La Tribune, le constructeur français conteste avoir pris des engagements de commandes pluriannuels avec son ancienne filiale (jusqu'en 2022).
Sans être convié à la réunion de ce soir, le constructeur français s'est engagé auprès du ministère et de FDB à être toujours client de la fonderie sur les prochaines années, en adéquation avec les besoins du marché. Des discussions entre la fonderie et la direction des achats de Renault se tiennent en ce moment-même pour l'année 2025. Or, tout l'enjeu des négociations en cours avec le ministère de l'Industrie réside sur ce point. Renault peut-il apporter le matelas de sécurité financier nécessaire le temps qu'un repreneur diversifie l'activité du site ?