GM&S : le repreneur menace de demander l'annulation du jugement

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Reprendra ? Reprendra pas ? Alain Martineau, Pdg du groupe GMD et repreneur de l'équipementier automobile creusois GM&S, s'impatiente. Il a menacé, mardi 19 septembre, d'annuler la reprise considérant "le site de La Souterraine est bloqué depuis une semaine et demi" par des salariés et que le responsable des ressources humaines a été la cible d'intimidations.
Le repreneur a expliqué à une correspondante de l'AFP, à ce sujet :
Alain Martineau a prévenu :
Comme date butoir, le patron de GMD s'est donné "jusqu'à jeudi matin" pour décider.
Dans un communiqué, le patron de GMD a indiqué : "Nous demandons aux salariés de prendre leur responsabilité et de ne pas gâcher cette reprise qui sauve 120 emplois et permet de garder une industrie à La Souterraine."
Une telle résiliation entraînerait la liquidation définitive de l'usine de La Souterraine et le licenciement de la totalité des 276 salariés présents dans les effectifs avant la reprise.
La CGT, par la voix de Vincent Labrousse, a rejeté les accusation d'Alain Martineau. Tant le blocage du site que les intimidations. Selon lui, "la tension était palpable et des réactions désespérées des salariés pouvaient avoir lieu" lundi sur le site de GM&S, raison pour laquelle le secrétaire du CHSCT "a demandé au DRH de GMD de s'éloigner du site pour sa sécurité".
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Et d'ajouter :
Le syndicaliste a, par ailleurs, indiqué que les salariés licenciés avaient reçu leur lettre de licenciement mardi matin et qu'une assemblée générale du personnel devait se tenir dans la foulée.
Les relations entre syndicats et GMD s'étaient déjà tendues samedi lorsque les forces de l'ordre s'étaient déployées autour de l'usine pour empêcher des salariés d'ouvrir le site au public comme ils souhaitaient le faire pour les Journées du Patrimoine.
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Selon la préfecture de la Creuse, il s'agissait de "la simple application du droit de propriété", Alain Martineau ayant publiquement manifesté son refus que l'usine soit ouverte au public.
(avec AFP)
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