BMW France : « L’incertitude réglementaire dans l’automobile mène à la récession »
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Vincent Salimon, le président du directoire de BMW Group France.
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LA TRIBUNE - Alors que le secteur de l'automobile est en crise en Europe, vous avez stabilisé vos ventes à 87.000 unités - dont 67.000 pour la marque BMW - l'an dernier en France. Êtes-vous satisfait ?
VINCENT SALIMON - Nous en sommes très satisfaits. Les immatriculations de BMW progressent de 13%. En revanche, les ventes de Mini régressent parce que, pour renforcer notre offre électrique, nous avons renouvelé d'un coup toute la gamme. C'est extrêmement rare. Quand cela se produit dans l'automobile, l'année qui suit est toujours compliquée. Mais nous avons quand même immatriculé quasiment 20.000 Mini dans ces conditions.
Votre marque principale, BMW, signe un exercice record dans l'Hexagone, avec une part de marché qui progresse de 0,5 point, à près de 4%. Comment l'expliquez-vous ?
Non seulement nos ventes ont progressé de 13% dans un marché en baisse de 3%. Mais nos immatriculations augmentent même de 14% par rapport à 2019, qui était la dernière année avant le Covid, alors que le marché, lui, chute de 22%. Avec Toyota, BMW est la seule marque du top 10 à progresser en France. Ce succès signifie que notre stratégie est la bonne, et que notre offre répond aux besoins des clients. Or, aujourd'hui, tous les automobilistes ne sont pas prêts à passer du jour au lendemain à l'électrique. Le client qui veut une BMW a le choix de sa motorisation. Aujourd'hui, l'électrique représente un quart de nos ventes, l'hybride rechargeable pèse 26%, et le reste est constitué de thermiques. J'ajoute qu'il existe, chez BMW, des modèles électriques sur tous les segments de marché. Et ceux-ci ne coûtent pas plus cher que le thermique en coût de détention.
Vous êtes justement un des rares constructeurs à afficher une bonne dynamique dans l'électrique. Ce qui peut surprendre dans la mesure où beaucoup de vos clients historiques aiment les moteurs thermiques, puissants, et le son qui les accompagne...
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Nous avons doublé nos ventes dans l'électrique quand le marché français, lui, a baissé. Cela dit, nous avons conservé notre offre en matière de voitures thermiques. Le client, s'il le souhaite, peut toujours rouler en M3, en M4, où avec la nouvelle M2. La M5, que nous avons lancée l'an dernier, fait plus de 700 chevaux et dispose d'un V8... Mais nous écoutons les besoins du client. Celui qui veut basculer sur une motorisation à zéro émission, nous lui proposons la i4 M50, ou la i5 M60, qui sont des voitures sportives 100% électriques. Il n'y a plus le son du moteur thermique, mais il y a maintenant le son de l'électrique. Chez BMW, nous le développons avec Hans Zimmer [le célèbre compositeur de musique de film, Ndlr] pour retrouver un univers exclusif.
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